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Nouveau témoignage-clé dans l'affaire du meurtre de Trayvon Martin

le 30 Mars 2012 à 22:48 | Lu 1071 fois

Sabrina Fulton, au centre, et Tracy Martin, à gauche, les parents de Trayvon, entourés par leurs avocats Benjamin Crump


Nouveau témoignage-clé dans l'affaire du meurtre de Trayvon Martin
Le meurtre de Trayvon Martin engendre une vague de manifestations aux Etats-Unis dont le signe de ralliement est la capuche (hoodie), devenue symbole de discrimination. Par ailleurs, des images de caméras de surveillance montrent que contrairement à ce qu'il affirmait, le meurtrier du jeune homme n'aurait pas agi en légitime défense.
Le sweat-shirt à capuche rend-il celui qui le porte suspect? Telle est la question que pose le mouvement de soutien à Trayvon Martin, ce jeune adolescent de 17 ans abattu le 26 février dernier en Floride par un agent de sécurité. Depuis lors, une vague d'indignation a traversé les Etats-Unis où, de New York à Los Angeles, des milliers de personnes se sont réunies, coiffées d'une capuche, sous le credo "A Million Hoodies for Trayvon Martin".
"Un million de capuches pour montrer au monde que nous sommes tous comme Trayvon" lance un mouvement qui, en neuf jours (la page Facebook a été créée le 20 mars) a déjà atteint les 327.000 photos. "Je ne savais pas que porter une capuche faisait de moi une cible", a commenté le rappeur P.Diddy sur son compte Twitter alors que d'autres vedettes, comme le basketteur LeBron James se sont également joints à la cause. Mercredi, c'est un élu de l'Illinois qui s'est présenté à la tribune de la Chambre des représentants habillé du désormais célèbre "Hoodie". Le rassemblement autour de ce fait-divers fait suite à la polémique née le lendemain de la mort de Trayvon Martin, abattu par George Zimmerman, un agent de sécurité, relaxé au lendemain du crime sous le prétexte qu'il agissait en légitime défense, un cas protégé par la loi américaine.
Dans sa déclaration, l'individu de 28 ans avait affirmé avoir répondu à une agression de Trayvon, 17 ans, qui l'aurait frappé au visage et à la tête afin qu'il cesse de le suivre. Des témoins oculaires avaient confirmé les dires de Zimmerman, alors que son avocat évoquait une fracture du nez.

Or, des images prises par les caméras de surveillance du bureau de police d'Orlando remettent en question la véracité du récit. Dans cette vidéo, publiée par ABC News, la tête et le visage de l'agent de sécurité sont nettement visibles. Et aucune plaie ou aucune trace de sang apparaissent. Une absence de blessures qui conduisent certains à penser que la version des faits a été exagérée. "Il ne ressemble pas à un homme qui souffre d'une fracture du nez et dont la tête a heurté à plusieurs reprises le trottoir", s'est étonné Ben Crump, l'avocat de la famille Martin.

"Zimmerman ne présente aucune blessures apparentes, ce qui contredit de façon spectaculaire sa version des événements du 26 février".
Une révélation qui risque de renforcer la colère et la croyance collective du caractère raciste du crime. Libre, Zimmerman doit désormais se cacher en raison des nombreuses menaces de mort dont lui et sa famille ont été la cible


Mercredi, le réalisateur Spike Lee a présenté ses excuses pour avoir retweeté l'adresse du domicile d'un couple de septuagénaires soupçonnés d'être membres de la famille du meurtrier.

Le message du cinéaste a été suivi par 250.000 followers obligeant David et Elaine McClain à quitter leur maison en raison de l'insécurité grandissante. S'il a depuis lors présenté ses excuses, l'attitude de Spike Lee illustre les vives tensions qui entourent un fait-divers où se mêlent racisme et délit de faciès.

SOURCE:7sur7.be