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Nouvel incident à la frontière algéro-marocaine : le Maroc proteste et sit-in à Oujda, capitale de l'Oriental.

le 24 Octobre 2014 à 09:41 | Lu 9378 fois

Nouvel incident à la frontière algéro-marocaine :  le Maroc proteste et sit-in à Oujda, capitale de l'Oriental.
Après des tirs sur de jeunes bergers marocains qui faisaient paître leurs troupeaux pour les voler et ceux contre un poste-frontière marocain, entre autres provocations similaires, les soldats algériens ont, à nouveau, récidivé en tirant sur un groupe de fermiers marocains qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes.
Cette nouvelle bévue s'est déroulée le 18 octobre 2014 près du bourg Oulad Saleh, non loin de la ville d'Oujda, et un agriculteur, propriétaire d'une ferme proche de la frontière, a été grièvement blessé.
Ce grave incident a conduit les responsables marocains à réagir avec fermeté en convoquant l'Ambassadeur algérien en poste à Rabat pour lui faire part de la condamnation du Royaume du Maroc et l'informer que le Maroc somme le gouvernement algérien de lui fournir rapidement des explications sur ce grave incident.
Un tel acte irresponsable d'éléments de l'armée algérienne, contraire aux principes fondamentaux liés aux Droits de l'Homme, au bon voisinage et au respect d'un certain nombre de comportement admis et acceptés par le Maroc et l'Algérie, doit être puni afin d'éviter à ce qu'une situation incontrôlable se présente.
Ce comportement indigne et frivole de soldats algériens se trouve être à contre-courant des liens historiques et de sang qui unissent les deux peuples algérien et marocain. C'est pourquoi, le Maroc demande aux autorités algériennes à ce que l'auteur des tirs soit traduit devant la justice.
Pour l'heure, la seule réponse des autorités algériennes est d'accuser le "Maroc d'avoir monté de toute pièce cet incident et de déclarer qu'il n'y avait pas eu de blessé".
Malheureusement pour elles, la presse mondiale a pu prendre des photos du blessé, toujours dans le coma, et constater de visu et sur place les impacts de balles sur son corps, dont un sur la tête, et, par conséquence, prendre acte du mensonge des autorités algériennes qui considèrent à tort que le citoyen marocain n'a pas de valeur.
D'ailleurs, des ONG's, des associations, des partis politiques et des syndicats se sont donnés rendez-vous, le 23 octobre 2014, pour un imposant sit-in de protestation devant le Consulat d'Algérie à Oujda où ils ont été rejoints par des milliers d'oujdiates et d'oujdis dans une marche depuis la Place Sidi Abdelwahab en entonnant l'hymne national marocain.
Ce rassemblement, au cours duquel il a été dénoncé avec virulence les attitudes belliqueuses et la logique d'escalade des responsables algériens à l'encontre du Maroc et de son peuple, s'est déroulé dans un ordre irréprochable.
A relever qu'il n'y a eu ni violation ou dégradation de l'enceinte diplomatique algérienne, ni autodafé, ni insultes envers le peuple algérien ou autre dérapage. La presse internationale était présente sur les lieux et pourra l'attester.
Aujourd'hui, les oujdiates et les oujdis ont manifesté leur colère, mais si ces responsables algériens poursuivent leurs jeux machiavéliques contre le Maroc et la stabilité régionale, demain tous les marocains, de Tanger à Lagouira mais aussi ceux de l'extérieur, descendront dans les boulevards, avenues, rues et ruelles pour protester et défendre leur pays qu'est le Maroc .
Le Maroc et le peuple marocain ne se laisseront jamais intimider par quiconque. Que celà soit bien clair pour les responsables algériens.
A noter que de nombreux experts en droit international, dont Charles Saint-Prot, se sont accordés à affirmer que les responsables algériens se trouvent dans l'obligation de présenter des excuses au Maroc et au peuple marocain. Un geste qui correspondrait aux exigences minimales des règles de bon voisinage et du droit international.
Une évidence que ne peuvent contester les responsables algériens qui se doivent de faire toute la lumière sur ce grave incident sous peine de perdre le peu de crédibilité internationale qui leur reste.
Enfin, peut-on soutenir la thèse selon laquelle cet acte ignoble répond à une stratégie de certains responsables algériens ?
Indéniablement oui, dans la mesure où il correspond parfaitement à une opération de diversion face aux multiples manifestations sociales, économiques et politiques qui se déroulent actuellement en Algérie contre à l'oppression que ne cesse de subir le peuple algérien.
Aujourd'hui, certains responsables algériens, face à l'ampleur du grave problème de gouvernance, de la contestation de la légitimité du pouvoir, de la pauvreté qui touche de plus en plus d'algériens ainsi que celui d'un terrorisme et d'une criminalité transnationale qui bourgeonnent partout sur le territoire algérien, s'ingénient à provoquer des conflits externes, notamment avec le Maroc, pour camoufler une situation intérieure critique.

Quoi qu'il en soit, inqualifiable par son horreur, cet acte ne peut que compromettre toute tentative de normalisation des relations entre les deux pays ainsi qu'une réouverture des frontières que le Maroc appelle de tous ses voeux, afin que les retrouvailles entre deux peuples frères puissent enfin se concrétiser le plus rapidement possible.

Qu'une certaine presse algérienne et autre s'abstiennent de colporter des mensonges et que les responsables algériens arrêtent de provoquer le Maroc. Des provocations qui ne servent ni les intérêts des deux peuples frères, ni ceux des deux pays et sachent que cette affaire est suivie avec le plus haut degré de vigilance et de responsabilité par les autorités marocaines.