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ONU : Hollande continue à défendre la ligne dure face à Damas

le 24 Septembre 2013 à 19:25 | Lu 152 fois

 

François Hollande s'exprime lors de la 68ème Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre à New York.

 

A l'instar du président américain, Barack ObamaFrançois Hollande  a profité de son discours devant l'assemblée générale de l'ONU pour plaider  à la fois pour une ouverture envers le nouveau régime iranien et montrer  que la force est toujours une option face au régime de Damas.

M. Hollande, qui a défendu l'option d'une intervention militaire avec les Etats-Unis, a réclamé à nouveau une résolution prévoyant des "mesures coercitives" à l'encontre du régime Assad. Parmi les trois "exigences", le chef de l'Etat veut que la résolution en préparation "puisse prévoir des mesures coercitives, c'est-à-dire sous Chapitre VII, qui ouvriraient la voie à une éventuelle action armée  contre le régime en cas de manquement à ses obligations"

Il a également évoqué la possibilité d'un renoncement "collectif" au droit de veto par les cinq membres permanents du conseil des sécurité de l'ONU en cas de"crimes de masse". Les veto de la Russie  et de la Chine  ont jusqu'ici empêché toute décision sur ce dossier. Estimant que "trop de temps a été perdu", M. Hollande a estime qu'une solution politique  est nécessaire pour "faire cesser  cette guerre qui est la plus meurtrière depuis le début de ce siècle".

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DIALOGUE "DIRECT ET FRANC" AVEC L'IRAN

Quant au dossier du nucléaire  iranien, il a dit attendre  de Téhéran "des gestes concrets qui témoigneront que ce pays renonce à un programme militaire même s'il a le droit à un programme civil".

"C'est pourquoi j'ai fait le choix d'un dialogue direct et franc avec le président Rohani. Autant je suis pour le dialogue, autant je reste ferme sur la question majeure de la prolifération. Il ne peut pas y avoir  d'acceptation de la prolifération nucléaire. C'est une question qui n'est pas liée à l'Iran, c'est une question majeure pour la sécurité du monde".

Le chef de l'Etat a également lancé "un cri d'alarme" sur la situation enCentrafrique, réclamant un soutien financier et logistique à la force panafricaine présente sur place. "Nous devons mettre  fin aux exactions, qui prennent également des formes confessionnelles"", a-t-il ajouté.

L'anarchie règne en RCA depuis la prise du pouvoir  en mars par une coalition rebelle, la Séléka, dont le chef Michel Djotodia s'est autoproclamé président. Les associations de défense  des droits de l'homme accusent les ex-rebelles de nombreuses exactions contre la population  et la situation humanitaire se dégrade.