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Ofnac - Nafi Ngom Keita se radicalise : "Je refuse de me taire"

La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) s’est voulue on ne peut plus clair sur ses sorties intempestives dans les médias. A ceux qui lui reprochent d’être trop « bavarde », elle soutient mordicus qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin des déclarations de patrimoine.


Rédigé par leral.net le Vendredi 6 Février 2015 à 09:18 | | 3 commentaire(s)|

Ofnac - Nafi Ngom Keita se radicalise : "Je refuse de me taire"
« Je refuse de me taire car, je suis légalement autorisée à communiquer conformément à la Déclaration de Djakarta qui consacre la déclaration de patrimoine. Je dois communiquer pour sensibiliser sur les prérogatives qui sont les nôtres mais aussi et surtout pour éviter la désinformation qu’on peut véhiculer sur l’institution qu’est l’Ofnac », a indiqué Nafi Ngom Keïta en marge de l’atelier de Planification des actions stratégiques de l’Ofnac.

Poursuivant, elle informe qu’elle continuera à communiquer via les médias jusqu’à ce que tous les ministres, les hauts fonctionnaires et l’ensemble des administrateurs de crédits, dont les opérations annuelles sont supérieures ou égales à un milliard, auront déclaré leur patrimoine.

Seulement, précise Mme Keïta, « l’objectif de cette opération n’est pas de déterminer l’origine du patrimoine des cibles de la loi mais de pouvoir évaluer leur avoir au moment de leur nomination et à la fin de ladite fonction ». Nafi Ngom Keïta a, par ailleurs, annoncé des réformes pour le fonctionnement de l’institution qu’elle dirige.

« Après la fin des déclarations de patrimoine, je ne parlerai plus. Ce sera Mody Niang qui parlera désormais à mon nom. C’est lui qui s’occupera de tout ce qui concerne les avis, rapports et autres décisions de l’Office national de la lutte contre la fraude et la corruption », renseigne l’ex patronne de l’Inspection générale d’Etat (Ige). Dans la foulée, un chargé de communication viendra étoffer l’équipe de Mody Niang, d’après Mme Keïta.

Toujours, dans le chapitre de ces réformes, la présidente de l’Ofnac prévoit une proposition de loi relative à la réduction des délais du service public. Ainsi, elle préconise un délai relativement court d’une semaine entre le dépôt et la délivrance d’un passeport. S’y ajoute l’alternation de payer la somme de 100 mille francs aux frais du demandeur de passeport qui souhaite la confection en une journée de ladite pièce.

Nafi Ngom Keïta a déjà déclaré son patrimoine

A la suite du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, de l'ancien ministre de la Bonne gouvernance, Abdou Latif Coulibaly, du premier questeur à l’Assemblée, Daouda Dia, et des autres ministres, la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption a fait son devoir. « J’ai fait ma déclaration de patrimoine depuis le 27 février 2014, c’est-à-dire bien avant le vote de la loi », a fait remarquer Nafi Ngom Keïta. Une manière de répondre à tous ceux qui exigeaient qu’elle donne l’exemple avant de mettre la pression sur les cibles de la loi. Elle laisse entendre que d’autres personnalités l’ont suivi.

« C’est le Premier ministre qui nous envoie, à la fin de chaque semaine, la liste de tous ceux qui doivent déclarer leur patrimoine. C’est ainsi que beaucoup de ministres et hauts fonctionnaires se sont succédé à l’Ofnac pour s’acquitter de ce droit. En plus de Moustapha Niasse, Daouda Dia, Abdou Latif Coulibaly, le Président Macky Sall a déjà fait sa déclaration de patrimoine. Une question réglée par le Conseil constitutionnel », a encore indiqué la présidente de l’Ofnac.

A noter que l’atelier de planification des actions stratégiques de l’Ofnac, initié par l’institution, a permis à Nafi Ngom Keïta d’inviter les chefs religieux et prêcheurs, participants au panel, à inclure dans leur prêche des vendredis le thème de la lutte contre la corruption.

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