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"On nous avait promis le Yonnu Yokkute, nous avons trouvé le "Yonnu Yakaar Gou Tass" (Cheikh Saadbou Djimbira)

En tant que Sénégalais et citoyen libre de m'exprimer comme me le permet la Constitution, je tiens à dire ma part de vérité même si ce n'est pas celui des autres car, en France, dans les années 80, quand les journalistes posaient des questions au Secrétaire général du PC français (M. Georges Marcher), il répondait mais les journalistes lui rétorquaient que ce n'est pas la vérité et il leur disait : "C'est ma vérité à moi".


Rédigé par leral.net le Lundi 27 Janvier 2014 à 16:50 | | 0 commentaire(s)|

Donc, je viens, en toute modestie, poser la question au quatrième pouvoir qui est la presse, la voix des sans voix, qui est également une arme destructrice qui évente tous les mensonges de l'Etat. Heureusement que vous êtes là et je vous en remercie.

Vous les journalistes, vous savez mieux que moi que dans les pays européens et en France en particulier, quand une élection présidentielle se profile à l'horizon, les journalistes commencent à désigner des favoris et des outsiders. Ils se focalisent sur les deux qui ont la chance de l'emporter et commencent à les placer au cœur des électeurs par des sondages et leurs commentaires et on a même remarqué la même chose au sénégal dans les années 2009-2010 où le candidat qui pouvait battre les libéraux et son chef était bien visible.

Maintenant, je vous demande ce que vous attendez pour nous sortir un favori pour 2017. Sans me m’immiscer dans votre domaine, je pense que si vous n'avez pas encore trouvé de favori encore moins d' outsider, c'est parce que vous n'en avez pas encore trouvé un pour le placer au cœur des électeurs. Parce que parmi les hippopotames actuels qui sont au parc de Niokolo koba, il n'y en a pas un qui est capable de réunir même 15% des électeurs pour l'emporter. "Et, l'éléphant?", me direz-vous. Moi, je vous réponds qu'en tant que chef religieux, je n'ai pas besoin de faire de "l'istikhâr" pour vous dire qu'il n'y aura plus d'éléphants en 2017 car, quand on voit parmi les jeunes qui ont fait tant d'années à l'école et ont eu leurs diplômes, il y a des bacheliers, des maîtrisards, des techniciens de l'informatique qui sont obligés de vendre du café touba pour s'en sortir ou de conduire des motos Jakartas pour aider leurs parents, alors je me dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas et il faut que les gens parlent.

On nous avait promis le Yonnu Yokkute, nous avons trouvé le "Yonnu Wagnikou" (diminution), on nous avait promis le Yonnu Yokkute, nous avons trouvé le "Yonnu Yakaar Gou Tass" (déception), on nous avait promis "Soo thi bokkul doo moss dar" (Tu n'en goûtera pas si tu n'en fais pas parti).

Il y a un proverbe français qui dit que les promesses ne concernent que ceux qui y croient car, on a retiré les passeports diplomatiques des chef religieux, les empêchant ainsi de voyager. Ces derniers, d'habitude, en bénéficiaient pour aider leurs disciples, payer leurs factures et avoir de quoi manger. Car, les chefs religieux reçoivent de l'argent par la paume de leurs mains mais ils le retournent pour le tendre aux autres. Quand, je parles des passeports diplomatiques, je ne le fais pas pour moi car j'ai d'autres moyens pour voyager. Quand je parle également des jeunes diplômés chômeurs, cela ne me concerne pas car je n'ai aucun jeune diplômé qui est au chômage. Mais, je le fais en tant que citoyen qui a les moyens de s'exprimer grâce à Leral.net dont je remercie le PDG et les journalistes. Nous sommes décidés, à chaque foi que ce sera nécessaire, de leur apporter des éclaircissements "lou léér nagne".

CHEIKH SAADBOU DJIMBIRA
IBN CHEIKH MOUHAMADOU DJIMBIRA
CHEF RELIGIEUX
Quartier Mbassine - BP 24 Kébémer






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