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On va lutter pour obtenir une société d’égalité qui refuse la discrimination, l’exclusion, ce qui nous éloigne de l’inclusion, selon le ministre de la Justice

Le ministre de la Justice et du garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba a présidé hier (mercredi) à Dakar à la Maison d’Arrêt pour femmes de Liberté VI, la cérémonie de remise de dons, de mobilisation pour l’égalité des droits et de sensibilisation sur la réinsertion sociale des détenus dont le thème retenu cette année par les Nations Unies est : «Les femmes dans un monde de travail en évolution : une planète 50-50 d’ici 2030». « On va lutter pour obtenir une société d’égalité qui refuse la discrimination », a assuré le ministre de la Justice.


Rédigé par leral.net le Jeudi 9 Mars 2017 à 10:24 | | 0 commentaire(s)|

« Ce sont les Chambres criminelles qui ont remplacé les Cours d’assises. Ainsi depuis 3 ans, il n’y a plus de dossier qui a duré plus de 5 ans, qui dort dans les tiroirs de la justice au niveau des régions. Actuellement, au niveau de Dakar, on a des difficultés. Mais on a fait énormément de progrès », a dit le ministre de la Justice et garde des Sceaux Me Sidiki Kaba.

Selon lui, en ce qui concerne les mandats de dépôts, "c’est le procureur qui fait une évaluation sur la situation et si les statistiques le prouvent, on va garder la détenue pour continuer les enquêtes. Mais au cas où les enquêtes révèlent que tu n’es pas fautif, on va vous libérer en vous indemnisant".

Le ministre reconnaît que la situation des femmes et celui des enfants est réellement difficile mais promet qu’il va continuer avec le gouvernement, à améliorer les conditions de détention tout en exhortant les prisonniers à garder espoir.

« On va lutter pour obtenir une société d’égalité qui refuse la discrimination, l’exclusion, qui refuse de ce qui nous éloigne de l’inclusion. Il faut construire la solidarité et la fraternité nécessaire qui nous a permis d’être là aujourd’hui. La fraternité est l’espoir d’accepter l’autre. Et l’autre, est celui qui me rappelle ma personnalité parce l’autre, c’est moi », soutient Me Sidiki Kaba.

« Si on est là c’est parce qu’on a violé la loi mais cela n’empêche pas que vous devez garder votre liberté. En prison seul la liberté de partir et d’arriver est privée aux prisonniers mais les détenues doivent bénéficier des autres droits qui sont le droit à la vie, le droit à la santé, le droit de s’instruire entre autres », a rappelé le ministre.

« Nous sommes conscients que vous avez besoin d’être célébrées, la société a besoin de vous. La prison n’est pas une fatalité, elle peut être une expérience. Vous pouvez devenir des personnes importantes pour la société. Vos maris et fiancés vous attendent dehors. Alors, je vous encourage à croire davantage en vous », c’est l’avis du chanteur engagée Coumba Gawlo Seck.

Selon la présidente de la cellule Genre du Camp pénal, Ndèye Dieynaba Sylla, les femmes arrivent souvent en prison sans aucune formation et notre département mène une politique d’insertion car les femmes doivent jouer un rôle dans le développement de l’économie du Sénégal. Sur ce, nous luttons pour l’autonomie des femmes en détention.

« Nos pensionnaires ont bénéficié de formations de couture, de coiffure, de menuiserie, entre autres pour être au service de leur réinsertion sociale », a-t-elle ajouté.

Le ministre de la Justice Sidiki Kaba a laissé les journalistes sur leur faim. Même avec l’insistance d’un reporter de leral.net,  M. Kaba n’a voulu prononcer un seul mot sur l’affaire Khalifa Sall et Cie.

Thierno Malick Ndiaye










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