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Opposés au nom du Boulevard “filé” à Abdou Diouf : des Lougatois prévoient une marche

La cérémonie d’hommage prévue dans la Commune de Louga en faveur de l’ancien Président de la République, Abdou Diouf risque de ne pas être un long fleuve tranquille.


Rédigé par leral.net le Lundi 1 Décembre 2014 à 16:59 | | 11 commentaire(s)|

Opposés au nom du Boulevard “filé” à Abdou Diouf : des Lougatois prévoient une marche
En effet, un Collectif dénommé “Lougatois, Ndiambour-Ndiambour”, composé de conseillers municipaux et d’autres populations issues d’autres sensibilités, a décidé d’organiser une marche, le 3 décembre 2014.

A la tête dudit Collectif, Amar Thiam, conseiller municipal, invoque une cascade de raisons qui motivent leur résistance-tout-terrain contre la commémoration du prédécesseur d’Abdoulaye Wade.

“Dans un premier temps, nous avions introduit une proposition pour que le Conseil municipal sursoie au délibéré pour baptiser la rue passant devant la Gouvernance, Avenue Abdou Diouf. Mais nous n’avions pas été entendu”.

Par la suite, affirme Amar Thiam, “nous avons fait signer une pétition, dans laquelle les Lougatois, dans leur écrasante majorité, ont rejeté, le délibéré”.

De l’avis du conseiller en question, “les populations de Louga s’opposent à ce que l’Avenue porte le nom d’Abdou Diouf, parce que celui-ci a nié son appartenance à Louga”.

La preuve, disent-elles, “depuis 14 ans, Abdou Diouf n’a foulé le sol de Louga qu’une seule fois et c’était lors de la disparition de sa maman”. Pire, “Abdou Diouf voulait faire enterrer sa mère à Ziguinchor.

Et comme si cela ne suffisait pas, estiment les habitants cités par Amar Thiam, “l’ancien président de la République avait vendu la maison que Feu El Hadj Djily Mbaye lui avait octroyée”.

Ce n’est pas tout, car, selon toujours les populations regroupées au sein du Collectif contre le baptême de la rue en question, “pendant ses 20 ans de règne, Abdou Diouf n’a rien réalisé à Louga”.

A cela s’ajoute le fait que, soulignent-elles, “si vous traversez le Boulevard, ce sont des nids de poule, un défaut d’éclairage public”.

Dans la Commune de Louga, “il y a quelqu’un qu’on appelle le père bâtisseur, El Hadj Djily Mbaye, dont l’hôpital, le lycée, entre autres infrastructures portent les empreintes”, font noter les adversaires à l’hommage qui sera rendu à Diouf.

Reste maintenant à savoir quelle posture la Préfecture va adopter, après que la demande de marche a été déposée sur sa table, depuis vendredi.

Dans tous les cas, rétorquent Amar Thiam et ses camarades du Collectif, “nous ne pensons pas qu’on puisse nous interdire notre manifestation. D’autant que nous ne sommes pas dans un régime d’exception”.

Actusen.com






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