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Ousmane Kâ du collectif des agences dissoutes : « S’il ne paie pas les salaires d’ici samedi, je vais m’immoler par le feu »

Les autorités étatiques sont averties ! Un ex-travailleur membre du collectif des agences dissoutes (Fnpj, Anej, Ajeb, Anama) menace de s’immoler par le feu, si le Gouvernement ne règle pas ce problème d’ici samedi.


Rédigé par leral.net le Vendredi 15 Juillet 2016 à 13:47 | | 5 commentaire(s)|

La vie est dure pour ces travailleurs des agences dissoutes qui courent désespérément derrière leur réintégration. Les ex-travailleurs, qui ont exprimé leur ras-le-bol par rapport au calvaire qu’ils vivent depuis plus d’un an, n’ont toujours pas reçu leur argent. D’après L’As, un des membres du collectif, en chômage, a menacé de s’immoler par le feu d’ici samedi si l’Etat ne règle pas ce problème. « Je suis prêt à m’immoler par le feu pour qu’il se résolve. Si Macky Sall assume la responsabilité de ne pas régler ce dossier, il sera responsable de tout ce qui arrivera. Il a jusqu’à samedi pour s’exécuter », avertit, la mort dans l’âme, Ousmane Kâ, chargé de la communication.

Le journal rappelle que, jusqu’à présent, les revendications de ces agents, qui se sont constitués en collectif, ne sont pas satisfaites. Ce, en dépit des promesses fermes du président de la République, lors du dernier référendum, de régler le problème au plus tard au mois d’avril. Ils réclament plus de 2 milliards de francs à titre de dommages et intérêts. « En vertu de quoi le ministre de la Jeunesse se permet-il de nous lancer des propos indignes à chaque fois qu’il parle de ce dossier ? Il utilise le terme ‘’bougna’’, pour nous traiter comme des malfrats. Ça suffit ! », peste-t-il avant d’afficher sa détermination à en finir : « Je pense que perdre la vie dans cette situation peut résoudre beaucoup de choses. Et pour moi, je dois être le premier à perdre la vie. Mame Mbaye Niang peut croire ce qu’il veut, mais d’ici samedi, s’il ne font rien, ils verront ».

Ces ex-agents vivent le calvaire, endettés jusqu’au cou, ils traversent une période sombre de leurs vies. « J’avais pris un appartement, maintenant, je me retrouve dans une chambre trop étroite. Je dors sur une moquette. J’ai des arriérés de location à hauteur d’un million FCfa, sans oublier les 325 000 FCfa que je dois aux boutiquiers. Et ma femme a depuis demandé le divorce. Je n’en peux plus ! Quand je regarde mes enfants, j’ai les larmes aux yeux, car ils souffrent beaucoup », révèle M. Kâ. D’où la mise en garde qu’il fait à l’Etat du Sénégal. « Que le gouvernement règle ce dossier, ou je vais me sacrifier au nom de tous ces agents. Je n’ai pas peur de la mort, surtout que je n’ai ni volé ni menti. Nous subissons l’oppression de l’Etat », conclut-il.










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