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PARCELLES ASSAINIES : Mamadou Ndiaye, spécialiste du vol de chaussures dans les mosquées condamné à un mois de prison

Mamadou Ndiaye, qui faisait l’objet d’un procès au tribunal départemental de Dakar, est un prévenu qui s’est vraiment singularisé à la barre. Né en 1972, il s’est présenté au juge avec 10 ans de moins que son âge. Ce que n’a pas voulu gober le tribunal qui le lui a fait comprendre avant de l’interpeller sur les faits de vols commis dans un lieu de culte à Dakar. Entendu, il a nié, dans un premier temps, avoir volé des chaussures dans la mosquée où s’étaient donné rendez-vous des fidèles venus prier, arguant qu’il s’était trompé de marchandise. Mais il a fini par reconnaître avoir bien voulu soustraire la paire de chaussures.


Rédigé par leral.net le Lundi 30 Janvier 2012 à 20:16 | | 0 commentaire(s)|

PARCELLES ASSAINIES : Mamadou Ndiaye, spécialiste du vol de chaussures dans les mosquées condamné à un mois de prison
«J’avoue qu’il m’a surpris après la prière, alors que j’avais pris ses chaussures. C’est ainsi que lorsqu’il m’a interpellé, je lui ai dit que j’avais confondu les chaussures et que c’était une erreur», a-t-il déclaré à la barre. Une déclaration qui ne pouvait suffire aux autres fidèles présents qui, victimes de vols réguliers dans ce lieu de culte, ont voulu, selon ses dires, lui faire sa fête avant de finir par le conduire au Commissariat de police des Parcelles assainies. Traduit devant la barre, il ne s’est pas seulement limité à retracer le film des faits. Il est même arrivé à faire rire les magistrats chargés de le juger en relevant la beauté de l’un et de l’autre. Passé ce moment de digression, il a avoué qu’après ses activités délictueuses il allait écouler son butin. Poursuivant son récit, M. Ndiaye a aussi révélé sa passion pour les «Wird» à la plage qui lui jouent parfois des tours. Célibataire cherchant, depuis des années, l’âme soeur, il dit s’être finalement résigné à rester seul. «Je vis avec certains des proches à Pikine, ma mère est décédée, alors presque tous mes frères sont à l’extérieur» a-t-il déclaré au tribunal comme pour pleurer sur son sort. Le parquet, qui n’a pas été distrait par la «prestation» du prévenu a requis une peine 2 mois assortis de sursis. Une peine légère pour le tribunal qui, dans son délibéré, a condamné le prévenu à un mois ferme.

Youssoupha MINE
Le Populaire






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