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PDS-Le coup de gueule de Babacar Gaye : «Tout le monde pense que… »


Rédigé par leral.net le Jeudi 11 Juin 2015 à 03:16 | | 15 commentaire(s)|

PDS-Le coup de gueule de Babacar Gaye : «Tout le monde pense que… »
Tout de blanc vêtu, le porte-parole du Parti Démocratique Sénégalais était aux premières loges du face-à-face Wade-Modou Diagne Fada. Babacar Gaye solde ses comptes avec, selon ces propres termes « certains frères du parti qui pensent à tort qu’il est le sherpa de Wade ». «J’ai entendu les allégories allusives mais pour ce qui me concerne ce sont des précisions parce que le débat aujourd’hui m’intéresse, je l’ai engagé en septembre 2008. On était tous aux affaires, ils étaient presque tous dans la bamboula parce que le président Wade les mettait dans des situations qui leur permettaient d’être à l’aise, tous. Ils n’ont pas fait fi à l’époque de la situation dans laquelle notre parti se trouve parce qu’ils ne sont pas des militants. Les décisions bonnes ou mauvaises, une fois qu’elles sont acceptées par la majorité, je suis tenu en tant que militant de m’en référer et de m’en faire une décision propre. C’est cela assumer son militantisme », déclare ce dernier. «Je ne suis pas dans les débats des ras de pâquerettes. Je suis dans les idées. J’estime qu’en tant que porte-parole du PDS, je n’ai pas d’opinion propre; me prendre comme quelqu’un qui est contre le groupe n’est pas accepté la manière dont le parti est organisé. Je n’ai fait que rappeler les décisions du parti, les règlements et statuts du parti », poursuit-il en précisant qu’ «un document signé par un nombre de personnes dans un débat au sein d'un parti politique, s’il s’appelle mémorandum ou mémo, lettre au secrétaire général, dès lors qu’il est signé par un grand nombre, c’est une pétition. Dans la nature, dans le fond, c’est une pétition », répète Babacar Gaye qui est loin d’en avoir fini. «Je ne suis pas à ce niveau. Je jure la main sur le Coran que je n’ai pas partagé ce mémorandum avec le président Wade. Avant que je ne vienne à cette réunion, je ne savais pas qui le secrétaire général allait recevoir et dans quel format. Et pourtant tout le monde pense que je suis son sherpa, à tort. Je l’assume, s’il me fait confiance, je continuerai à assumer cette confiance quoi que cela puisse me coûter. C’est comme cela que j’assume la loyauté, s’il faut me pendre, pendez-moi… ».

«On n’a pas de corde pour pendre », Wade

« On n’a pas de corde pour pendre », tempère le secrétaire général national. Mais le porte-parole est sérieux. «C’est pour tranquilliser les préoccupations de certains frères qui pensent que j’ai des préoccupations de personne…Je ne suis candidat à rien. Qu’est-ce qu’on reproche au PDS, une inertie, un immobilisme, manque de débat, c’est le fait de qui ? Ils ont tout fait pour qu’un Babacar Gaye ne soit pas là. Pendant les élections locales, pourquoi je n’étais pas candidat à Kaffrine, 72 heures avant les élections, Madické Niang a tout fait pour que je dirige la liste mais j’ai dit à Wade que je ne le ferai pas. Sur le Congrès, c’est l’idée de Me Wade qui est un militant, il a ses idées, il peut se tromper ». Et « j’ai été le premier à lui dire que je ne suis pas d’accord ».

Selon lui, sur le congrès, « l’option qu’il a faite de présenter Karim Wade, avait un double objectif : un pour mobiliser le parti et deux, ceux qui ne croient pas en ce qu’ils font aller quitter le parti… ».

Dié BA pressafrik.com






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