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PELERINAGE 2009 : KARIM WADE PREPARE SON HAJ

C’est le 3 août prochain qu’aura lieu le dépouillement sur la consultation restreinte lancée le 20 juillet dernier, par le ministère de Karim Wade, concernant le marché du pèlerinage à La Mecque 2009. Dans ledit document dont nous avons copie, le ministre d’Etat a ciblé quelques compagnies aériennes et autres sociétés privées. En occultant royalement Zam-Zam.


Rédigé par leral.net le Mardi 28 Juillet 2009 à 18:51 | | 0 commentaire(s)|

PELERINAGE 2009 : KARIM WADE PREPARE SON HAJ
«Dans le cadre des préparatifs du Pèlerinage à La Mecque 2009, le gouvernement du Sénégal lance une consultation restreinte pour le choix de la société ou compagnie devant transporter les pèlerins sénégalais encadrés par la Mission d’encadrement», lit-on dans la correspondance adressée aux directeurs de sociétés et compagnies aériennes en date du 20 juillet 2009 et signée par Mathiaco Bessane, directeur de l’Anacs. Les dites missives ne sont envoyées qu’aux compagnies et sociétés privées suivantes : «Corsair, Air Algérie, Ethiopian, South African Airways (Saa), Tunis Air, Avico, Empptyleg, Fineminster, Spaceworld, Eas Industries, Eagle Aviation, François Gauthier, Air Europa, Saudia, Turkish Airlines, Ssvt, Altantix Investment Ltd.» Nul besoin d’ajouter que derrière cette liste, sa cache la main de Karim Wade, ministre de tutelle.

Le nouveau ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade, veut-il éviter les couacs de la campagne de pelérinage 2008 ? En tout cas, dans la liste des sociétés engagées dans la consultation restreinte, pour le transport des pèlerins sénégalais du Haj 2009, Karim Wade a écarté d’office ses «amis» marocains de la Royal Air Maroc (Ram) et Zam-Zam. Laquelle a vu ses comptes bancaires bloqués depuis le dernier pèlerinage à La Mecque à cause de ses mauvais appareils.

Dans le cahier des charges, l’Etat du Sénégal précise que «les vols doivent être opérés avec des avions de 550 places, capables de transporter des pèlerins et la totalité de leurs bagages en franchise par vols directs sans escale Dakar-Médine à l’aller et Djedda-Dakar au retour». Le document ajoute que «la société ou la compagnie doit avoir une expérience avérée en matière de transport aérien et être en mesure de prouver qu’elle peut opérer des vols en toute sécurité». Pour éviter également les erreurs de l’année dernière sur les pèlerins laissés en rade par Zam-Zam, l’autorité compétente mentionne dans le cahier des charges que «l’ensemble des pèlerins doit être transporté à l’aller comme au retour, en raison de 2 vols par jour dans les périodes ci-après (Phase aller : du 7 Novembre au 16 Novembre 2009- Phase retour : du 5 Décembre au 12 Décembre 2009).

La campagne 2008 a été marquée par de nombreux couacs. Des zones d’ombre entourent toujours les conditions dans lesquelles, l’Agence Zam-Zam a été choisie, au détriment d’Air Sénégal International. L’on avait évoqué, parmi les raisons qui ont envenimé les relations entre l’Etat du Sénégal et la Royal Air Maroc, actionnaire majoritaire à Asi, l’octroi de ce marché de près de 7 milliards FCfa, à Zam-Zam. Cette société qui devait, en effet, convoyer les 3 500 pèlerins sénégalais de Dakar en Arabie Saoudite n’a, en effet, pas été en mesure de remplir son contrat. Le zénith du cafouillage a été atteint lorsque le DC 10, loué à une compagnie, a été obligé d’atterrir en Libye, à cause d’un incendie qui s’est déclaré dans le train d’atterrissage de l’appareil loué par Zam-Zam. Une situation qui a vite rappelé aux autorités sénégalaises le naufrage du bateau «Le Joola», dans lequel ont péri près de 2 000 personnes. Passées les dénégations portées par le ministre Habib Sy, dont les sorties à l’Assemblée nationale et au Sénat sur cette affaire ont fini par donner l’exacte mesure des intérêts colossaux en jeu, l’Etat a décidé de sortir le bâton pour éviter que les fonds alloués à Zam-Zam ne fassent l’objet de transferts vers d’autres destinations, alors que les prestations n’ont pas été effectuées. En guise de mesures conservatoires, l’Etat du Sénégal avait fait bloquer les comptes bien fournis de Zam-Zam. Où ont été virées les sommes amassées dans les ventes de billets aller-retour, estimées à 1 million 300 mille francs par pèlerin. Un pactole de plus de 4 milliards FCfa. Compte non tenu des autres frais de pèlerinage (logement, transport, etc.) qui font l’objet de virements bancaires vers les hôtels d’Arabie Saoudite, virements directement assurés par la Banque islamique du Sénégal (Bis). Au total, près de six milliards de FCfa ont transité par le compte de Zam-Zam, sans que cette agence n’ait été en mesure de garantir aux pèlerins un service de qualité. Saura-t-il éviter ces couacs pour la campagne qui s’annonce ? Ce sera, en tout cas, son premier grand test.






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