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POURSUIVI POUR INCITATION D’UNE MINEURE A LA DEBAUCHE : Le directeur de Kalice croyait avoir affaire à une majeure

Vicente Rivero Baladias, directeur de l’usine Kalice, n’a pas nié avoir loué les services de A. G. pour une tournée au Nirvana. Seulement, il a juré avoir cru que la fille avait 20 ans. C’est d’ailleurs ce qu’elle lui avait fait croire. Les conseils de la partie civile réclament 5 millions de dommages et intérêts. Les avocats défenseurs exigent pour leur part la relaxe du prévenu.


Rédigé par leral.net le Mardi 4 Mai 2010 à 16:34 | | 0 commentaire(s)|

POURSUIVI POUR INCITATION D’UNE MINEURE A LA DEBAUCHE : Le directeur de Kalice croyait avoir affaire à une majeure
L’affaire du directeur de l’usine Commerce Sénégal Canaries (Cosecan), producteur des glaces Kalice, a été appelée hier à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Vicente Rivero Baladias, 65 ans, qui répondait des infractions d’incitation de mineure à la débauche et détournement de mineure, a nié les faits. Avant qu’il ne prenne la parole pour clamer que la fille A. G. lui avait fait croire qu’elle avait 20 ans, ses conseils, Mes Pape Sène et Demba Ciré Bathily, ont soulevé une exception de nullité du procès-verbal de gendarmerie.

Les avocats défenseurs ont expliqué qu’il n’y avait pas de flagrance comme ont voulu le faire penser les pandores. Ils ont rappelé que pour pouvoir parler de flagrance, il faut que le délit se commette ou qu’il vienne de se commettre ou encore que la personne qui en est l’auteur soit poursuivie par la clameur publique. Ils ont récusé le fait qu’un appel anonyme ne venant pas de la maison de Baladias puisse faire arrêter ce dernier. Les robes noires ont rappelé la jurisprudence de l’affaire des neuf homosexuels arrêtés à Mbao et libérés par la cour d’Appel pour les mêmes causes. Ainsi, ils ont réclamé que le tribunal déclare nul le procès-verbal de gendarmerie et ordonne la mainlevée du mandat de dépôt. Leurs arguments ont été contestés par le procureur. L’avocat de la société a indiqué que l’appel anonyme a parlé d’une pédophilie qui était en train de se commettre dans la maison du vieux Blanc. De ce fait, le parquetier a demandé que cette exception soit rejetée. Le tribunal l’a jointe au fond.

Poursuivant, le directeur de l’usine Kalice a même dit avoir sollicité que l’âge de la fille lui soit prouvé par sa carte d’identité. Ce qui n’a pas été possible. Alors, il s’est plié aux dires de A. G. et à ceux de Mamy qui l’avait mis en relation avec la fille. Elles affirmaient que A. G. avait 20 ans. Baladias a nié avoir eu des relations sexuelles avec la fille, bien qu’il reconnaisse être tombé d’accord avec elle pour le montant de 10 000 Fcfa pour la passe. «Avant qu’on ne passe à l’acte, les gendarmes sont arrivés», explique-t-il. Il a affirmé que le Viagra qu’il avait pris ne devait faire son effet qu’au bout de 2 heures, alors qu’il n’est resté avec la fille dans sa chambre que 20 minutes. Pour la revue pornographique trouvée sur les lieux, Baladias a indiqué qu’elle appartenait à A. G, même s’il convient avec les enquêteurs que la fille a été trouvée dans sa chambre en maillot de bain.

Les conseils de la partie civile, Mes Babacar Mbaye et Sadio Diao, sont d’avis que les délits sont constants, même s’ils tergiversent sur l’âge de la fille qui n’a pu être prouvé par acte d’état-civil. Ils ont exigé la somme de 5 millions Fcfa à titre de dommages et intérêts. Le maître des poursuites s’est remis à la sagesse du tribunal. Les avocats de l’Espagnol ont parlé d’un dossier vide. Ils ont même soulevé l’âge d’une majorité sexuelle qui serait fixé par la loi à 13 ans. Pour finir, ils se sont attaqués à l’âge de A. G. qui serait en réalité majeure, selon eux. Ainsi ils ont plaidé la relaxe pure et simple. Le tribunal rendra son verdict demain.

MAKHALY NDIACK NDOYE
Source L'Observateur






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