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Papa Abdoulaye Seck : « L’Etat a réuni les ingrédients pour l’autosuffisance en riz »

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck a indiqué, dans un entretien accordé, à nos confrères du journal Le Quotidien, que le Sénégal sera autosuffisant en riz d’ici 2017. Pour ce, il a évoqué la stratégie développée par ses services pour atteindre cet objectif fixé par le Président Macky Sall avec la réalisation des forages et l’octroi du matériel agricole.


Rédigé par leral.net le Mercredi 20 Avril 2016 à 16:14 | | 6 commentaire(s)|

Papa Abdoulaye Seck : « L’Etat a réuni les ingrédients pour l’autosuffisance en riz »
« Pour l’année 2015, c’est 906 348 tonnes de paddy qui ont été produits entraînant un accroissement de 62% par rapport à l’année 2014. Ce niveau de performance atteint en deux ans dépasse tout ce qui a été réalisé en cinquante-quatre ans d’indépendance. Ces résultats sont assurément considérables », a indiqué, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Pape Abdoulaye Seck, dans un entretien accordé, à nos confrères du journal Le Quotidien. Toutefois, le ministre de l’Agriculture a estimé que le Sénégal développe actuellement une stratégie qui lui permet d’atteindre l’autosuffisance en riz en 2017. « Le Sénégal s’est basé dans une dynamique de durabilité, c’est-à-dire, faire en sorte que les tendances lourdes que nous constatons aujourd’hui concernant la riziculture, et qui augurent de lendemains meilleurs pour notre agriculture en général, se confirment », dit-il.

M. Seck est formel sur la stratégie mise en place par le Sénégal pour développer le secteur agricole. « Ce qu’il faut surtout noter, c’est que nous ne sommes pas dans un pilotage à vue. Nous organisons la filière rizicole en mettant en œuvre du Pnar (Programme national d’autosuffisance en riz) qui est un document consensuel, validé depuis le 12 février 2014, lors d’un Conseil interministériel ayant regroupé l’ensemble des acteurs. Dans ce document, on avait mis en relief le fait qu’il fallait procéder à des ruptures fondamentales si nous voulons aller de l’avant », dit-il avant d’ajouter : « Maintenant, en termes concrets, comment cela s’est traduit ? D’abord, nous avons tout mis en œuvre pour assurer une bonne diffusion de variétés adaptées et à haut rendement, aussi bien en zone irriguée qu’en zone pluviale. Le boom qu’on a eu en ce qui concerne la riziculture pluviale n’est donc pas le fait du hasard. Nous avons, grâce aux innovations technologiques, développé la riziculture de bas-fond et la riziculture de mangrove au Sud, à Kolda, à Ziguinchor, à Sédhiou, au Sud-est à Tambacounda et à Kédougou, ainsi qu’au Centre à Fatick, Kaffrine et Kaolack ».

Par ailleurs, le ministre a évoqué les différentes variétés de riz qui vont conduire le Sénégal à l’autosuffisance en riz. « Une diffusion raisonnée de variétés, performantes et à cycle court, a été opérée en fonction des agrosystèmes : les Nerica 1, 4, 5 et 6 pour la riziculture de plateau ; L 19, S 44 pour la riziculture de bas-fond etc... Ces variétés ont un potentiel de 4 à 6 tonnes à l’hectare contre 1 à 1,5 tonne à l’hectare avec les variétés traditionnelles », explique-t-il, renseignant qu’ils ont mis l’accent sur l’amélioration génétique et les bonnes pratiques agricoles. « Cela a payé concrètement parce qu’aujourd’hui, on est en train de voir du riz partout au Sénégal. Nous avons été dans des zones de production encadrées par nos projets où des producteurs nous ont dit : ‘’On n’a jamais produit du riz ici’’. C’est grâce à un facteur de succès, je veux dire l’innovation technologique, que nous avons réussi à faire cela ».

Il a aussi, souligné qu’ils ont renforcé la solvabilité bancaire des producteurs sénégalais. « On s’est rendu compte que beaucoup de producteurs étaient surendettés et ne pouvaient pas aller en campagne parce que n’étant pas solvables. Pour lever cette contrainte majeure, l’Etat a pris la décision d’éponger à hauteur de 10 milliards de francs CFA d’arriérés pour la riziculture concernant la Vallée du Fleuve Sénégal et le Bassin de l’Anambé pour renforcer la base productive et permettre aux producteurs d’être éligibles », dit-il.

Pour ce qui est de la maîtrise de l’eau, Pape Abdoulaye Seck a soutenu que l’eau est un intrant indispensable pour la pratique de l’agriculture durant toute l’année. « Dans ce sens, entre 2012 et 2015, on a réalisé plus de 127 ouvrages hydro-agricoles. Cela a permis de réhabiliter d’anciens périmètres et d’en créer de nouveaux pour un total d’environ 54 mille hectares en zones pluviales et irriguées. En plus de cela, je dois vous dire que nous allons démarrer incessamment, grâce à un projet majeur d’un coût de 38,8 millions de dollars, l’aménagement de 20 mille hectares dans le cadre de la coopération avec l’Inde. Ces 20 mille hectares vont concerner Bakel, Matam et Dagana. L’équipe indienne est déjà sur place en train de travailler avec mon Département et nos structures opérationnelles comme la Saed. Donc, c’est une réalité. Dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, c’est l’aménagement de 30 000 ha qui est prévu grâce aux interventions du PPDC. Et dans ce cadre, l’aménagement des 1000 ha du barrage d’Affiniam va démarrer ce mois d’avril. Il y a une accélération du rythme de réalisation des aménagements hydro-agricoles. En plus de cela, nous avons dit qu’il faut élever le niveau de mécanisation de notre agriculture », a-t-il avant d'annoncer qu'au moins 2 mille tracteurs équipés, en plus de moissonneuses batteuses, de batteuses à riz etc. Tout cela va représenter à peu près 85 milliards de francs Cfa.






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