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Pape Kaly Niang, criminologue : "Entre liberté et sécurité, il faut choisir la dernière"

L'attaque de Charlie Hebdo, mercredi dernier, fait encore couler beaucoup d'encre et pousser à la réflexion quant à la stratégie appropriée à mettre en place pour lutter contre le terrorisme. Dans un entretien accordé à EnQuête, le criminologue Pape Kaly Niang s'interroge sur comment les assaillants de l'hebdomadaire satirique ont pu traverser tout Paris sans qu'il y ait de signalisations pouvant permettre aux forces de sécurité françaises de les intercepter avant qu'ils ne perpètrent leur acte.


Rédigé par leral.net le Lundi 12 Janvier 2015 à 11:21 | | 4 commentaire(s)|

Pape Kaly Niang, criminologue : "Entre liberté et sécurité, il faut choisir la dernière"
"Comment les gens ont attaqué Charlie Hebdo et fait tout ce tour pendant 48 heures sans être pris par la télésurveillance privée ou publique ?", s'est interrogé Pape Kaly Niang qui ajouté que c'est là "l'importance de mettre en place" un dispositif technologique de télésurveillance qui permettrait de donner des éléments d'identification juste après l'attaque. Mais, relève-t-il, "quand ce problème a été posé en France, à un certain moment, les gens ont agité le problème des libertés individuelles...". Mais entre la liberté et la sécurité, le criminologue estime qu'"il faut choisir la sécurité". "C'est l'option à prendre. En 1995, on a tenu une conférence à Rio de Janeiro sur la criminalité informatique. Personne ne pensait qu'en 2015 on allait être dans cette impasse. Quand on parlait, les gens pensaient que c'était de la rigolade", a dit M. Niang avant d'ajouter que "face à la criminalité informatique, virtuelle, on doit lutter avec des moyens virtuels, électroniques". "Au Sénégal, on a lancé le concept de gouvernance sécuritaire de proximité, la sécurité fondée sur la citoyenneté avec l'ASP. Les gens ignorent à quel point la présence d'une personne en tenue peut être dissuasive. Cela devrait être réfléchi dans les pays occidentaux pour créer un troisième niveau de protection des personnes et des biens. Mais pour suivre un terroriste, il faut 20 policiers derrière, ce qui signifie qu'on ne peut pas filer les terroristes", soutient le Directeur de l'Agence de sécurité de proximité.






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