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Pèlerins empêchés : Le Président doit-il démissionner ? (Par Ahmed Khalifa Niasse)


Rédigé par leral.net le Dimanche 20 Septembre 2015 à 22:05 | | 15 commentaire(s)|

Pèlerins empêchés : Le Président doit-il démissionner ? (Par Ahmed Khalifa Niasse)
Le Hadj, considéré comme le cinquième pilier de l’Islam, est une obligation pour tout(e) musulman(e) qui en a les moyens physique, matériel et financier. Lorsqu’il (elle) est physiquement empêché(e) il (elle) a l’obligation de prendre en charge une tierce personne (ayant déjà accompli ce devoir) pour l’effectuer à sa place. Pour la personne décédée sans avoir accompli ce devoir, alors qu’elle en avait les moyens, son héritage sera amputé des frais de pèlerinage à effectuer par un tiers pour son compte.

Autant dire que c’est une obligation pour toutes les musulmanes et tous les musulmans qui en ont les moyens. Que ces moyens soient directs ou octroyés. Et, ce, une fois dans sa vie.

Au Sénégal, comme ailleurs à travers le monde entier, tout(e) musulman(e) souhaite être présent à la Station d’Arafat, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, avant de mourir.

Ce qui vient d’être dit est encore plus vrai pour les personnes du troisième âge. Beaucoup souhaitent y mourir. Cette contextualisation a pour objectif de mettre en exergue la gravité des manquements.

Même pour les pays à forte minorité musulmane c’est le chef de l’Exécutif qui prend en charge la supervision du pèlerinage. Ce qui fut le cas au Sénégal, même du temps des colons !

Soulignons-le en passant, même Jean Collin a été Commissaire au Pèlerinage. Et que le défunt Cardinal Thiandoum, tout comme l’ancien Président Léopold Sédar Senghor dépensaient de leurs deniers pour permettre à des proches d’effectuer le Hadj.

Qu’il y ait des retardataires, cela va de soi. Mais en ce qui concerne les dizaines, en tout cas, la centaine de pèlerins qui se sont acquittés de tous les préalables et dont l’attente a duré prés de vingt jours, il ne s’est point agi de retardataires. Encore moins de nombre excédentaire relatif au quota qui est généralement de 1/°° (un pour mille) par rapport au nombre d’habitants. On est bien en deçà de ce nombre que nous n’avons, d’ailleurs, jamais atteint. Chose à ne pas confondre avec la clé de répartition Public Privé et par convoyeur.

Les grands moyens devraient être utilisés. Elles consisteraient en un simple coup de fil du Président de la République au Roi ou à l’un de ses deux adjoints pour ce faire.

Ce qui vient de se passer seraient inimaginable du temps de nos trois précédents présidents. Surtout du temps du très efficace Abdoulaye Wade.

Même si cela nécessitait un voyage à Ryad, plutôt qu’à Ouagadougou, intérêts de son associé ( Arona Dia) obligent, c’était à faire.

En effet, effectuer son devoir religieux est un droit pour chaque citoyenne, pour chaque citoyen. L’en empêcher et rester placide comme on l’aurait fait pour un retard d’embarquement de bétail, c’est gravissime.

De la considération pour les citoyens, Monsieur le Président !

Un manquement qui s’ajoute à Charlie, alors, attention, Monsieur le Président !

Il est vrai que nous sommes sous le régime du foirail où chaque responsable de bétail gouverne une partie de notre vie à travers un proche. Les patronymes en attestent d’ailleurs.

Personne n’a demandé la caporalisation du pèlerinage, fut-ce par un ancien général ! Lequel, d’ailleurs, dément, par ses propos, son ministre de tutelle par l’argument de dépassement de quota. Lequel ministre nous parle de panne d’imprimantes.

L’incompétence bat, certes, des records dans notre pays mais celle-là est intolérable.

C’est des personnes temporellement proches de la mort, parce qu’appartenant au dernier âge qui ont été empêchées d’effectuer le pèlerinage après qu’elles aient rempli toutes les conditions. Que l’Arabie Saoudite soit en défaut d’imprimantes pendant trois semaines ou qu’une querelle de convoyeurs soit utilisée comme argument fallacieux !

Alors qu’aucun fusible ne veut sauter (Commissaire au Pèlerinage, ministre des Affaires Etrangères, Premier Ministre) songez, Monsieur le Président, pour l’honneur des citoyens, à démettre et, à défaut, de vous démettre.

AHMED KHALIFA NIASSE






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