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Période de Ramadan: Délinquants, prostituées, salons de coiffure, restaurants... en congé forcé

Ramadan oblige. Depuis quasiment trois semaines, la délinquance est en berne. On ne voit plus de braquages en plein jour comme ceux des agences de transfert d'argent de Liberté 6 et de Castors ou des casses nocturnes spectaculaires du genre des 15 encagoulés qui ont emporté 111 millions de francs Cfa d'une agence Ecobank à Yeumbeul. A part quelques rares cas, par exemple, l'arrestation d'un détraqué sexuel à Thiès, qui avait calmé sa libido horriblement dérangée sur un bébé de 18 mois, d'un collégien de 13 ans qui a poignardé au cœur son camarade de 14 ans à Keur Massar, les chasseurs de faits divers s'entendent souvent dire par leurs sources, "Rien à signaler, c'est calme, les délinquants sont en congé..."


Rédigé par leral.net le Lundi 19 Juin 2017 à 15:54 | | 0 commentaire(s)|

Période de Ramdan: Délinquants, prostituées, salons de coiffure, restaurants... en congé forcé
Période de Ramdan: Délinquants, prostituées, salons de coiffure, restaurants... en congé forcé
Mais attention, cette dernière semaine-ci risque d’être mouvementée. Profitant du stress, des moments d'inattention et des foules lors des courses pour la fête de la Korité, les pickpockets et autres voleurs à l'arrachée à bord de motos vont revenir en force.

Pareil pour ces dames qui vont glisser leurs mains baladeuses dans les magasins de tissus ou de cheveux naturels.

Alors vigilance ...

Ramadan est aussi synonyme de disette chez les belles de nuit qui rôdaient autour des auberges, bars, hôtels de passe. Le commerce de la chair marche au compte-gouttes. A part les "accros" du sexe qui se persuadent que le jeûne ne concerne que la journée, (malgré les rappels à l'ordre des prêcheurs sur les ondes) et les rats de bar, les clients des prostituées se comptent sur les bouts des doigts.

Les employés des salons de coiffure aussi se tournent les pouces, à tel point que pour ne pas que leurs appareils prennent de la poussière, elles les couvrent de tissus. Les femmes préférant ranger pour un mois, les mèches, greffages et autres artifices, au profit des tresses naturelles, pour que l'eau passe bien quand on fait ses ablutions.

Ce qui veut dire que les 11 autres mois, on se voile la face à la sénégalaise et se met le doigt dans l’œil en disant "Allah est Miséricorde, et puis tout ce qui rend plus belle la femme, n'est pas interdit".

Le hic, c'est que le "naturel" ne fait pas tourner les salons. Mais bon, qu'à cela ne tienne ! Elles vont se rattraper ces braves filles, parce que durant les 5 jours qui vont précéder la fête, ça va être le rush jusqu'au petit matin et les coiffeuses ont intérêt à prendre des forces pour rester debout pendant des heures. D'ailleurs, pour être sûre d'avoir une place, il vaut mieux prendre rendez-vous.

Les chanteurs aussi prennent un congé forcé, ou presque. Certains, qui peuvent se le permettre, vont en tournée internationale pendant que d'autres se penchent sur des remake. Le réchauffé est un plat qui se consomme bien sous nos cieux...

Quid des restaurants ? S'il y en a qui profitent de cette saison morte pour fermer et relooker leurs cadres, d'autres, surtout les gargotes ouvrent, croisant les doigts, espérant compter, à partir des 20 derniers jours, sur les adeptes du Worou Galé, qui se découvrent chaque année, des maladies incompatibles avec le jeûne, du genre "ulcère, estomac, tension", etc, maladies qui n'ont jamais eu autant bon dos qu'en cette période.

Que retenir de tout cela ? Eh bien, que le Seigneur reconnaîtra les siens.

Ndèye Safiétou Nam avec L'As
 










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