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Perspectives des élections présidentielles de 2012 : Les masques commencent à tomber !

CONTRIBUTION - L’opinion publique commence peu à peu à être édifiée sur les véritables objectifs des contradicteurs d’un « programme de transition avec un candidat unique » issu des parties prenantes politiques et de la société civile aux Assises nationales. Jusque là, en la matière, ce sont, parmi les partis d’opposition, les objectifs, des tenants du positionnement politique et de culture présidentialiste, qui ont été connus, grâce aux documents qu’ils ont produits en direction du Séminaire que Benno prévoyait d’organiser le 19 Décembre 2009.


Rédigé par leral.net le Samedi 26 Décembre 2009 à 19:18 | | 2 commentaire(s)|

Perspectives des élections présidentielles de 2012 : Les masques commencent à tomber !

Maintenant, c’est autour de personnalités de la société civile de rentrer dans la danse, avec le rêve de rééditer, au Sénégal, l’exploit de Yayi Bonni au Bénin, il ya trois ans. Dans le contexte politique du Sénégal d’aujourd’hui, marqué par la tenue des Assises nationales et les élections locales du 22 Mars 2009, cet exploit ne peut se concevoir que dans le discrédit des principales forces politiques qui composent Benno.

Ce discrédit ne peut advenir que si, lors du séminaire de Benno, la stratégie de positionnement individuel et de culture présidentialiste triomphe au détriment de la réalisation de l’espoir du peuple Sénégalais, de voir l’essentiel de ses forces en rangs serrés derrière un candidat pour faire face à Wade.

Le challenge de Benno est donc de voir comment réaliser cet espoir du peuple. C’est l’objet du Séminaire qu’il avait projeté d’organiser le 19 décembre 2009. Ainsi, ceux qui, dans les partis et la société civile, refusent "un candidat de transition", ont fait croire qu’il est possible de réaliser cet espoir dans le cadre « d’une candidature de mandat », si les concernés "font preuve de générosité" ou acceptent de mettre en avant "celui qui serait le plus susceptible de remporter une région significative".

Mais le problème est que , ni les rapports de forces entre partis de l’opposition, encore moins le système électoral en vigueur, n’ont pas permis de désigner celle ou celui derrière qui, l’essentiel des partis d’opposition devraient s’aligner.

Dans ces conditions, sans préjugé de l’aboutissement des luttes actuelles pour une nouvelle révision du système électoral en vigueur, le système électoral et les institutions préconisés par les Assises nationales ont été considérés comme les seuls pouvant permettre de trancher cette question, à travers l’expression libre et transparente du suffrage des citoyens dans les urnes.

C’est donc l’une des raisons pour lesquelles il est nécessaire, à la suite de la défaite de Wade, d’avoir une « période de transition » pour créer ce nouveau système électoral et ces nouvelles institutions, pour permettre, enfin, au peuple d’exprimer son suffrage de façon transparente, sans qu’il ne soit, à cet effet, nécessaire de créer de vaste rassemblement et de mettre le pays au bord de la guerre civile.

C’est donc faire preuve de manque de lucidité, que de soutenir que le "candidat unique n’est pas une priorité pour le Sénégal", même si "elle en est une pour l’opposition".

Nos détracteurs ne reculent même pas devant l’amalgame, en tentant de ramener notre volonté de recherche "d’un candidat unique de transition" pour deux ans au maximum, à nos agendas personnels d’homme politique.

En effet, la « transition » que nous préconisons impose aux dirigeants politiques de "sursoir à leur agenda personnel pour deux ans au maximum". Par contre, tout le monde sait que leur agenda personnel rime avec un mandat complet.

C’est donc faire preuve d’une "véritable générosité" que d’accepter de s’aligner derrière un "candidat de transition" au détriment de son agenda personnel, alors que, dans le contexte d’évolution des rapports de forces politiques actuels, s’aligner derrière "un candidat de législature" équivaudrait, non pas à une "générosité", mais bien à un "suicide politique pour sept ans", en livrant le destin du pays aux mains d’un individu.

C’est pour cette raison que, continuer à chercher des poux inutilement dans la tête des tenants d’un « mandat de transition », c’est fermer volontairement les yeux sur ce qui, dans le contexte de rapports de forces entre partis d’opposition, est le seul moyen de rassembler suffisamment de forces pour imposer, le jour j, l’expression transparente du suffrage des sénégalais dans les urnes, comme cela a été le cas le 22 mars 2009. Accepter cette réalité, c’est faire preuve de sagesse politique, et traduit un esprit hautement républicain et démocratique.

Mais la tentation de reproduire le "régime présidentiel déconcentré" ou d’incarner Yayi Boni, est si forte chez certains, qu’ils préfèrent même "la victoire de Wade", si jamais l’opposition s’accordait à réaliser l’unité autour d’un "candidat de transition". "Transition vers où, s’est- on interrogé" ?

La réponse a été si clairement exprimée, bien avant, et si largement connue de l’opinion, que cette interrogation semble plutôt relever de la provocation, que d’un désir de s’informer.

Toujours est il, que la répétition est aussi une pédagogie. Nous réitérons donc que la « transition », que nous préconisons, est une "période de transformation du régime présidentiel déconcentré instauré par Senghor, et plus ou moins recentré par Diouf et Wade, en un régime parlementaire", tel qu’il ressort des conclusions des Assises nationales sur les Institutions.

Mais les tenants du "candidat de législature" ne disent nulle part, combien de temps il leur faudrait pour mettre en place ces nouvelles institutions, mais s’irritent dés que nous leur disons que cela ne pourrait excéder deux ans.

Ils rêvent, au plus profonds d’eux-mêmes, d’avoir les coudées franches durant sept ans, sous prétexte que ce serait le temps nécessaire pour changer véritablement le régime de Wade.

En tout état de cause, il reste entendu, que les Sénégalais n’acceptent plus, pour les beaux yeux, ou la belle plume de qui que ce soit, que l’on lui refasse le "coup de Wade".

L’agenda personnel de Wade était de sept ans, mais il a su le dissimuler en acceptant d’être le "candidat de transition de la CA 2000".

L’erreur de la CA 2000, qu’il ne faudrait plus jamais commettre, a été de croire qu’il était possible de mettre en œuvre un "programme de transition", sans mettre en cause de façon explicite, la continuation du mandat du Président élu, et sans exiger son inéligibilité à l’élection présidentielle post transition.

Sans ces conditionnalités, ce serait une aventure que d’élire "un Président de transition", et une porte ouverte à une nouvelle crise politique, et cela, à plus forte raison d’élire un « Président de mandature » dans l’espoir qu’il réforme le régime hérité de Wade conformément aux conclusions des Assises nationales.

C’est précisément, pour éviter une crise politique face à un Président élu pour la durée d’un mandat, que les principaux leaders de la CA 2000 et du CODE 2000 ont dû laisser à Wade "les coudées franches", pour contourner le "Programme" pour lequel il était choisi comme "candidat unique" par la Ca2000, pour édifier un pouvoir personnel dont ils ont été les premières victimes.

Il ne s’agit donc pas aujourd’hui d’élire un "Président de mandature", mais bien un "Président" pour une période de "transition", qui, après le référendum sur la nouvelle constitution, met un terme au mandat du Président élu à l’issu de la défaite de Wade, et ouvre une période d’élections générales, présidentielle et parlementaire. C’est pour cela que certains qualifient la "période de transition", de "période de prise d’otage du Président élu".

Mais Cette période ne saurait être "une période de prise en otage du Président élu", que s’il est encore imbu de la culture "présidentialiste", et non de celle d’un "refondateur" de notre Etat, sur des bases républicaines, démocratiques et citoyennes, telles que préconisées par les Assises nationales.

Dans le premier cas, il cherchera immanquablement à s’affranchir des "contraintes" politiques de la "transition" pour faire prévaloir son option "présidentialiste", en usant des pouvoirs exorbitants hérités de Wade, pour s’octroyer un mandat de sept ans.

C’est pour cette raison que ce n’est pas n’importe qui, qui peut être ce "candidat unique de transition".

Il faudra, à cet effet, un "véritable refondateur, connu pour ses vertus, ses qualités d’homme d’Etat, et son ouverture d’esprit".

Ces refondateurs existent bel et bien dans Benno et dans la société civile. Il s’agit donc de se concerter pour désigner parmi eux, celles et ceux qui vont constituer l’équipe de transition avec leur capitaine. Le Séminaire de Benno devait déblayer le terrain.

En outre, les perspectives de ces nouvelles élections font craindre à certains, de nouveaux "coûts" incompatibles avec les maigres ressources léguées par Wade, et inopportuns face à l’énormité des besoins urgents des populations. Ces craintes ne sont nullement justifiées.

En effet, les nouvelles Autorités, issues de la défaite de Wade, auront à organiser des élections législatives en Juin – Juillet 2009, soit à peine six mois après les Présidentielles de Février-Mars 2012.

Si ces nouvelles Autorités veulent se conformer aux conclusions des Assisses nationales, elles ne pourraient les organiser sans tenir, auparavant, un référendum pour faire adopter les nouvelles institutions.

Sur cette base, les contraintes des finances publiques militent pour le jumelage des élections législatives et présidentielles, si elles sont organisées au suffrage universel direct. L’on ne voit donc pas comment cette "transition" va générer des coûts exorbitants.

De même, elle ne saurait engendrer une "période d’instabilité". Au contraire, elle signifie une plus grande stabilité.

En effet, elle permettrait de reporter les élections législatives en fin de transition, de sorte que les Députés, les Sénateurs et les Membres du Conseil Economique et Social resteront en fonction jusqu’après le référendum, qui autoriserait la dissolution de l’Assemblée nationale et la suppression du Sénat et du Conseil Economique et Social. Ils vont survivre à Wade. De même que les élus locaux.

Il reste entendu, que leur coût, pour la Nation, sera fortement réduit dans le sillage de la réduction générale du train de vie de l’’Etat, dés l’installation du Gouvernement de Transition.

Le nouveau régime ne devrait donc pas s’illustrer, dés l’entame, par des violations de la Constitution en supprimant le Sénat et le Conseil Economique et Social, sans passer d’abord par un Référendum qui l’autorise. Ce qui serait perçu immanquablement comme un signal fort annonciateur du nouveau pouvoir anti démocratique en gestation. Il est donc maintenant devenu évident que, autant dans Benno, que dans la société civile, les adversaires d’un "candidat unique de transition" ont un objectif stratégique commun, c’est leur "positionnement politique" dans le contexte électoral actuel. Ce qui les habite, c’est leur espoir d’être bien placé dans la course à la succession de Wade, s’il est réélu.

Cependant, si les uns fondent leur espoir de "positionnement" dans les mauvais scores, face à Wade, que leurs concurrents potentiels pourraient récolter, pour les autres, c’est dans le discrédit général des partis politiques aux yeux des populations, s’ils partent en rangs dispersés dans ces élections.

Certains clament même, haut et fort, leur volonté "d’opposer la résistance" au "candidat unique de transition" de Benno, pour que leur défaite soit encore plus belle, en mettant en ordre de bataille les organisations de la société civile qui ont pris part aux Assises nationales.

C’est donc une volonté clairement affichée pour déconstruire le large rassemblement des forces vives de la nation, édifié dans le sillage de la tenue des Assises nationales, qui permettrait à Wade de confisquer le pouvoir, comme il le fit aux présidentielles de 2007.

C’est donc le prix qu’ils veulent faire payer par le peuple, pour réaliser leur rêve d’incarner, au Sénégal, Yayi Boni du Bénin.

Ils n’hésitent même pas de renier à des Sénégalais, à plus forte raison à des partis politiques légalement constitués, le droit d’exprimer leur opinion sur les perspectives électorales, et de s’en référer au peuple. En effet, ils font croire que, se faisant, ceux-ci "pensent que le Sénégal leur a confié la mission de décider que la prochaine présidentielle devra produire un président de transition qui devra régner 18 mois" !

Cette manière de refuser aux autres ce droit, tout en l’exerçant soi même, en décrétant que ce sera "un Président de mandat", n’est, en définitive, que le reflet d’une intolérance qui frise un anti démocratisme militant. C’est, comme le disait Ousmane Ngom en parlant de Wade, "se présenter en démocrate et se conduire en despote" !

Les Républicains et Démocrates du Sénégal, dans les rangs des Assises nationales, comme en dehors, sont vivement interpellés par cette croisade, menée de main de maître, par des adeptes "d’une candidature de mandature", qui voient dans "la candidature unique de transition" un véritable obstacle à la réalisation de leurs ambitions personnelles.

"Plutôt Wade qu’un Candidat unique de transition" est aujourd’hui leur cri de ralliement, qu’il faut combattre sans concession aucune.

Ibrahima Sene PIT/SENEGAL Dakar le 20 / 12/ 2009

- Par



1.Posté par Soutoura le 26/12/2009 22:38 | Alerter
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Ton truc, mon grand, est trop long et en communication, il faut éviter de lasser le lecteur. Bien sûr que ce papier contient d'excellentes idées, mais sa longueur enlève du coup au lecteur, tout l'intérêt qu'il aurait d'aller jusqu'au bout du document, pour s'informer sans perdre le fil du raisonnement. J'aurais donc conseillé à l'auteur qui doit sans doute faire dans l'enseignement,,si j'en avais les moyens, de publier son papier en plusieurs séquences.

2.Posté par cheikh sall le 27/12/2009 15:49 | Alerter
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