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Plaidoyer pour la création d'un centre d’accueil des femmes victimes de la toxicomanie

Dakar, 25 juin (APS) - ''Nénuphar'', une association sénégalaise de lutte contre la toxicomanie, a invité lundi le gouvernement à mettre à la disposition des femmes ''victimes des drogues'' un centre d’accueil et d’écoute.


Rédigé par leral.net le Lundi 25 Juin 2012 à 20:11 | | 0 commentaire(s)|

Plaidoyer pour la création d'un centre d’accueil des femmes victimes de la toxicomanie
''Nous les femmes saisissons l’opportunité de la Semaine nationale de lutte contre la drogue pour demander aux autorités de mettre en place un centre d’accueil, d’écoute, de dialogue et de soutien aux femmes et jeunes filles victimes des drogues'', a plaidé Penda Seck Diouf, présidente de ladite association, devant le ministre de l'Intérieur Mbaye Ndiaye.

Mme Diouf a remis au ministre un mémorandum invitant le gouvernement à créer un tel centre, estimant qu'il sera utile aux ''familles touchées'' par les méfaits de la drogue.


C’est ‘’un centre qui doit avoir pour vocation d’aider [les victimes des drogues] à s'en sortir'', a-t-elle dit, ajoutant que cet ouvrage favorisera aussi ''la prise de conscience d’une vie sans drogue’’.


Ce sera un ‘’un lieu où les femmes victimes peuvent appendre à exercer leur droit d’apprendre, de se réaliser, de dire non à la drogue. Un lieu de confidentialité et d’entraide’’, a expliqué Mme Diouf.

Selon la présidente de ''Nénuphar'', la prise en charge de la toxicomanie féminine est ''une demande sociale’’. Les conséquences de la drogue sont, selon elle, ‘’beaucoup plus dramatiques chez les femmes que chez les hommes, eu égard à leur fonction et leur rôle dans la société’’.

La drogue ‘’empoisonne la vie des femmes'' et les incite à commetttre ''agressions, meurtres, assassinats'', sans compter ''la prostitution, les infections sexuellement transmissibles, etc.'' ‘’Elle hante le sommeil de milliers de mères et filles, car elle constitue la porte d’entrée privilégiée de tous les autres fléaux’’, a souligné Penda Seck Diouf.

Elle a relevé ''une insuffisance dans la prise en charge de la dimension féminine dans les politiques et programmes de prévention de la toxicomanie'' au Sénégal.


De son coté le ministre de l’Intérieur Mbaye Ndiaye s’est dit ''ému'' par la mobilisation des femmes contre les drogues, qui sont ‘’un fléau contre la santé, l’économie et la dignité humaine’’.

Avec ''notre cellule de lutte contre la drogue, nous allons continuer à sensibiliser sur le fléau de la toxicomanie et la prise en charge des victimes’’, a-t-il assuré.


L’association ''Nénuphar'', basée à Dakar, intervient aussi dans six régions du pays, selon ses membres, pour ''lutter contre la toxicomanie, spécialement des femmes''. Elle revendique une cinquantaine de cellules constituées de femmes et d’hommes de diverses catégories socioprofessionnelles.



SOURCE:AAC/ESF






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