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Plus de 300 morts et 2000 blessés par an, et si on parlait de la sécurité routière ?

L’évolution technologique est une providence. Le monde entier en a tiré profit en troquant dos d’animaux et radeaux, aux engins mobiles terrestres, maritimes ou aériens.


Rédigé par leral.net le Dimanche 10 Février 2013 à 00:05 | | 2 commentaire(s)|

Plus de 300 morts et 2000 blessés par an, et si on parlait de la sécurité routière ?
Pourquoi tant de morts sur nos routes ? Et que faire pour y remédier ?
Jadis, la fréquence et l’envergure des accidents suivaient naturellement le rythme ralenti des premiers outils de transports. En revanche, elles sont malheureusement proportionnelles à la vitesse actuelle des véhicules modernes. L’aviation doit son qualificatif de « plus sûr moyen transport» à la faible fréquence de ses accidents même si les dégâts causés sont souvent considérables ! Quant aux transports terrestres, beaucoup d’efforts sont attendus des acteurs que sont les conducteurs (particuliers et professionnels), les clients transportés, les piétons usagers de la route et l’Etat qui les organise de par ses différents démembrements (préposés au contrôle routier, Ministère des infrastructures et des transports, entre autres)
Au plan comportemental, il suffit d’un grand évènement de lutte ou de football au stade ou religieux dans nos villes saintes, pour que l’excès dans l’utilisation des moyens de transport nous rappelle à quel point nous laissons l’impunité et le laxisme nous guider. Au-delà des dizaines de personnes au toit des « Ndiaga Ndiaye » et des camions, on assiste également aux acrobaties (souvent sans casques) des scooters et ces « Spidermen » qui surchargent des véhicules « 4x4 » sur une pelouse souvent inappropriée d’un stade négligé.
Le plus inquiétant, c’est quand cela se déroule sous les yeux de ceux supposés veiller au respect des règles de la circulation. On peine à comprendre pourquoi l’inacceptable est-elle acceptée et même parfois encadrée avec tous les risques encourus par les populations actrices ou spectatrices de ces actes. Il faut toujours un sinistre de grande envergure pour déclencher quelques remous de fermeté et de rigueur que peu de temps suffit pour verser dans l’oubli et au renouement avec les vieilles habitudes.
Avec plus de 300 morts et 2000 blessés par année (d’après les données du ministère de tutelle), tout le monde s’accorde unanimement à prôner un changement de comportement à tout point de vue. Ce changement passe nécessairement par une politique de sensibilisation tenant compte des outils disponibles et du niveau d’alphabétisation des cibles, pour la détermination des canaux de communication. A ce niveau, les statistiques nous paraissent insuffisantes voire inexistantes pour orienter le choix des leviers de sensibilisation à prioriser. N’est-ce pas le meilleur diagnostic qui aide à identifier les véritables causes des problèmes permettent les meilleures thérapies ? A contrario, une ignorance des origines réelles des problèmes mènent vers des solutions inappropriées.

Nous convenons qu’avec un taux d’alphabétisme de 54 % que le Sénégal veut réduire de moitié d’ici à 2015, l’utilisation des TIC à elle seule ne suffirait pas comme seul moyen de communication. Il n’en demeure pas moins qu’à ce stade de développement de la technologie, des statistiques plus pertinentes que celles basées sur le nombre d’accidents devraient être mises en ligne de façon dynamique. Elles constitueraient ainsi un « guide du conducteur » pour informer sur les caractéristiques de certains tronçons. La plupart des débats qu’on se félicite d’entende sur une fréquence FM locale, voit les invités accuser tour à tour, qui les bus de fortune importés, qui les particuliers inexpérimentés, qui la fatigue des chauffeurs de transport en quête de versement et se refusant un repos mériter, qui la mauvaise qualité des routes, qui le mauvais stationnement des véhicules en panne…. Nous sommes souvent désolés de n’entendre personne baser son argumentaire sur des ratios confirmés par l’établissement de statistiques fiables. Pourtant les différents acteurs de suivi du Ministère et des forces de police et de gendarmerie auraient pu en faire un programme utile d’outil d’aide à la décision. Suite à chaque accident grave, au point de vue dégât corporel, l’on devrait verser dans une base de données accessibles à tous, les informations liées à l’accident ; à savoir l’endroit (la route nationale et le tronçon) concerné, l’état de la route, les types de véhicules, la tranche horaire (jour, nuit), le contexte ou les causes identifiées ou probables (mauvais stationnement d’un tiers, endormissement, téléphone au volant, défaut pneumatique ou d’organe, âges des conducteurs, etc. la liste peut même être exhaustive et ces données peuvent être consultables à tout moment pour donner une photographie des différentes zones et scénarios à risque ! Les autres cibles seront atteintes à travers les radios et TV avec des spots audio et vidéo conçus et diffusés pour une prise de conscience.

De ces données, sortiraient des indicateurs pertinents pour la prise de décisions face à ce fléau qui impacte fortement les 57 ans déjà faibles de l’espérance de vie au Sénégal.

Aidons nous, Dieu nous aidera ! C’est par le comportement que nous nous aiderons. C’est par la formation et l’information que nous pousserons au bon comportement. C’est par la sensibilisation, chiffres à l’appui, que nous ferons prendre conscience. C’est par la sanction que nous assurerons le respect des règles de conduite établies et vulgarisées.
Dans certains pays, les gros porteurs ont l’obligation d’être équipés de gyrophare. Il faut y ajouter des dispositifs passifs fluorescents ou actifs à faible consommation pour mieux signaler les risques liés au stationnement. Les charrettes faisant partie de notre décor, surtout à proximité des villages et des marchés hebdomadaires « loumas », il urge de leur imposer et de les doter de dispositifs lumineux ou fluorescent. En plus des chocs, elles peuvent en effet causer beaucoup de sortie de route sans être là quand on sortira avec peine les victimes coincées dans la flore. Certes, on dira que c’est la route qui est venue les trouver mais il faut un accompagnement sérieux pour le bien de tous.
En centre urbain, l’absence de dispositions accompagnant la mise en place des passerelles semble donner raison aux populations coupables qui les boudent à leurs risques et périls. Certaines considèrent en effet que les arrêts BUS sont maintenus loin des passerelles et on ne fait rien pour obliger les transports moins organisés (comme les cars rapides et Ndiagua Ndiaye) à respecter également des arrêts sous les passerelles. Cela en aurait pourtant facilité l’usage. Du moins, si les passages cloutés ne sont pas maintenus sous certaines passerelles. Leur présence oblige certains conducteurs conscients à être complices à tort ou à raison, des boudeurs des passerelles qui pensent être dans leur droit. Chaque partie prenante (Administration, conducteurs et piétons) peut trouver sa part de responsabilité dans ce cas à gérer.
En définitive, le problème de sécurité routière est d’une importance capitale qui nécessite une réflexion et des actes aux fins de réduction des accidents et par ricochet du nombre de morts et de blessés sur nos routes.
djsarr@hotmail.com



1.Posté par temps le 10/02/2013 07:48 | Alerter
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Quel que soit le pays, le problème est le même.
Celui qui a la plus grosse voiture passe en premier,
et si celui qui a la petite voiture ou pire est à pied ou en vélo, ne fait pas attention,
il prend des risques pour sa vie.
Ainsi les petits meurent chaque jour en tous pays, comme si la vie n'était réservée qu'à ceux s'enfermant dans des voitures qui ressemblent de plus en plus à des chars blindés.
Cordialement

2.Posté par performance le 10/02/2013 11:41 | Alerter
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c'est qu'en Afrique on cherche jamais le meilleur. On se contente que tu peux en gagnant du temps d'ici les prochaines élection pour rempiler et profiter des fonds publics sans en retour donner au peuple ce qu'il mérite.

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