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Polémique autour des disparités sur les fonds de dotation destinés aux Conseils départementaux : Abdoulaye Diouf Sarr botte en touche

Le ministre de la Gouvernance locale qui présidait, hier, à Kaffrine, la première édition de la journée de l’excellence organisée par le Conseil départemental, s’est prononcé sur la polémique autour des disparités que certaines collectivités soupçonnent sur la répartition des fonds de dotation destinés aux Conseils départementaux.


Rédigé par leral.net le Mardi 7 Juin 2016 à 10:41 | | 4 commentaire(s)|

Pour rappel, les responsables de ces collectivités rebelles accusaient la tutelle de faire la part belle aux Conseils départementaux de Kaffrine, Matam et Kolda, qu’ils soupçonnaient d’avoir bénéficié en cette présente année d’exercice d’enveloppes plus garnies que le reste des collectivités du pays. Ces responsables sont même allés plus loin en reprochant au président de l’Uael de ne pas faire preuve d’impartialité avec Kaffrine, à cause de son appartenance à cette région qui, d’ailleurs, l’a vu naître. Des accusations qu’Adama Diouf a balayées d’un revers de mains au cours de la même séance attestant ainsi que toutes les collectivités locales du pays ont été traitées de la même manière par rapport à ce programme spécifique.

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui s’est livré à un exercice de renchérissement du discours de son prédécesseur, a surtout fait part des efforts considérables que le gouvernement du Sénégal a consentis cette année afin d’accroitre les fonds de dotation attribués aux Conseils départementaux. Sur directive du président de la République, a-t-il poursuivi, « un budget de 7 Milliards de FCfa issus de deux fonds parallèles est aujourd’hui mobilisé pour assurer le paiement des salaires aux personnels des mairies et Conseils départementaux. Et ce, jusqu’au mois de décembre 2016, date butoir d’exercice des missions annuelles pour les différentes institutions locales du pays ».

Le président de l’Union des associations d’élus locaux (Uael), quant à lui, s’est livré à un exercice de décorticage des montants détenus par chacune des collectivités accusées d’avoir eu la faveur dans ce programme de dotation de fonds. Ainsi pour Kaffrine, Matam et Kolda, il a respectivement attribué des subventions de 200, 240, et 210 millions de FCfa qui vont sans doute couvrir les salaires, charges et autres fonds d’investissements. Mais le problème le plus délicat aujourd’hui est l’utilisation à grande échelle de cet argent sur le fonctionnement. Et malgré une demande sociale qui devient de plus en plus pressante au sein des collectivités, les institutions locales fonctionnent présentement avec des budgets d’investissement très limités et dont l’essentiel tourne autour de 20 à 40 millions de FCfa.

SudQuotidien






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