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Pollution industrielle : Une nocivité démontrée sur le développement sexuel des adolescents !

La pollution est l’introduction de polluants (des substances chimiques, des substances génétiques ou énergie sous forme de bruit, de chaleur, ou de lumière) dans un environnement à un point que ses effets deviennent nuisibles à la santé humaine, à celle des autres organismes vivants, à l’environnement ou au climat actuel.


Rédigé par leral.net le Vendredi 5 Février 2010 à 00:18 | | 0 commentaire(s)|

Pollution industrielle : Une nocivité démontrée sur le développement sexuel des adolescents !
Les rejets industriels sont, au contraire, caractérisés par leur très grande diversité, suivant l'utilisation qui est faite de l'eau au cours du processus industriel. Selon l'activité industrielle, on va donc retrouver des pollutions aussi diverses que : des matières organiques et des graisses, des hydrocarbures, des métaux, des acides, bases, produits chimiques divers, des eaux chaudes, des matières radioactives.

La pollution industrielle est aujourd’hui responsable de la plupart des anomalies et malformations génitales chez les enfants et les adolescents : micropénis, puberté précoce, cryptorchidie, diminution du volume des testicules, etc.

Notons en outre que les effets directs des polluants ont été finement analysés chez des adolescents ayant grandi dans une région riche en industries. Les résultats sont inquiétants : la pollution industrielle provoque des altérations de la fonction sexuelle, dont un défaut de maturation.
Quels sont les différents types de pollutions ?

Il y a un très grand nombre de pollutions : la pollution humaine, la pollution diffuse, la pollution chronique, la pollution génétique, la pollution atmosphérique, la pollution électromagnétique, la pollution radioactive, la pollution thermique, la pollution du tourisme de masse, la pollution spatiale, la pollution d’origine militaire, la pollution sensitive, la pollution sonore, la pollution lumineuse, la pollution visuelle, la pollution olfactive.

Les pollutions d’origine humaine, dites aussi anthropiques, ont de nombreuses formes : locale, ponctuelle, accidentelle, diffuse, chronique, génétique, volontaire, involontaire, etc.

Quelques effets nocifs démontrés

De nombreuses substances pourraient être impliquées, les pesticides, bien sûr, mais aussi des phtalates, des dioxines, de nombreux hydrocarbures, voire les phytoestrogènes présents naturellement dans certains végétaux. L'observation de phénomènes d'ambiguïté sexuelle parmi des poissons ou des oiseaux dans des zones polluées semble confirmer les effets nuisibles des toxiques déversés dans l'environnement.

Parallèlement, le groupe de recherche du Pr. Charles Sultan de l'Institut National de la santé et de la recherche médicale (Inserm - U540) a testé plusieurs dizaines des pesticides, fongicides et herbicides. Plusieurs publications récentes témoignent de l'action anti-androgénique de ces composés, capables de perturber la différenciation sexuelle masculine.

De nombreuses substances polluantes associent des effets estrogéniques et antiandrogéniques. Les ambiguïtés sexuelles observées chez le garçon sont liées surtout à une action antiandrogénique s'exerçant au cours de la grossesse, qui font que le garçon est insuffisamment virilisé. Mais les effets de ces contaminants environnementaux ne s'arrêtent pas à la vie foetale. Chez les filles, ils peuvent se manifester par des pubertés précoces, probablement liées à l'ingestion de substances à activité estrogénique, les fameux estrogen-like.

Selon le docteur Arnaud de Villeneuve de Montpellier les malformations chez les hommes résultent d’un défaut de la masculinisation du fœtus pendant la grossesse, l’enfant souffrant de pathologies allant du micropénis jusqu’au pseudo-hermaphrodisme.
Menée sur 995 enfants de sexe masculin, une étude épidémiologique a révélé 25 cas de malformations, soit 10 fois plus que ce qu’attendaient les chercheurs. 8 de ces garçons étaient issus de familles exposées aux pesticides, le risque de malformations pour ces foyers se révélant être 4 fois plus important.

Chez les filles, l’influence de ces polluants est évidemment inversée. En effet, les études menées sur la puberté précoce chez les filles montrent que l’âge de l’apparition des caractères sexuels comme celui de la survenue des premières règles, diminue.
Selon une étude américaine, 1 fille sur 6 verrait aujourd’hui ses seins se former et sa pilosité apparaître dès l’âge de 8 ans, ses premières règles arrivant vers 9 ans, soit avec 3 ou 4 ans d’avance. Il y a 25 ans, la puberté précoce ne concernait qu’une fille sur 100.

Populations de têtards exclusivement femelles, poissons hermaphrodites, ours polaires féminisés, jeunes garçons souffrant de malformations génitales, jeunes filles à la puberté de plus en plus précoce, les symptômes d’une grave influence des rejets industriels et agricoles sont bien là.
Phtalates, pesticides, hormones de synthèse, et d’autres molécules constituent une réelle menace pour l’ensemble des espèces dont la reproduction sexuée garantie la diversité génétique.
Pourquoi la pollution chimique reste préoccupante ?

Pourquoi notre horloge biologique se détraque-t-elle plus massivement qu’avant? Plusieurs raisons sont avancées : une sensibilisation des médecins et des parents au problème - et donc un meilleur dépistage ; la génétique, mais elle n’agirait que pour une petite part ; la nutrition. On sait, par exemple, que les enfants obèses sont très souvent pubères un an avant les autres et qu’en revanche l’anorexie bloque l’arrivée des règles. Une autre piste est actuellement prise au sérieux pour expliquer la survenue de ce phénomène : l’environnement. Cela va de l’exposition aux œstrogènes de synthèse (comme la pilule ou les traitements substitutifs de la ménopause), dont on retrouve la trace dans les urines des femmes puis dans les rivières, aux hormones administrées aux animaux pour qu’ils grossissent rapidement, en passant par ce que l’on appelle les œstrogen-like. Ces derniers sont présents dans notre environnement quotidien sous de nombreux aspects : les phtalates, dans les emballages alimentaires ; le bisphénol A, dans les biberons ; les retardateurs de flamme, dans les ordinateurs ; les pesticides, dans les jardins, pour ne citer que quelques exemples. Si cette pollution chimique inquiète actuellement les scientifiques, c’est qu’elle est susceptible de perturber notre système endocrinien : certaines de ces substances, parce qu’elles ressemblent à nos propres hormones, activeraient le récepteur des gènes qui commandent la production d’œstrogènes et potentialiseraient leurs effets. « Ce sont des dysrupteurs hormonaux qui peuvent interférer avec les mécanismes naturels soit en bloquant, soit en amplifiant le message hormonal. C’est très préoccupant », souligne le Dr Catherine Pienkowski, gynécologue pédiatrique à l’hôpital des enfants malades de Toulouse.

Des traces constatées dans le lait maternel

Le lien entre polluants et puberté précoce n’est pas établi, mais les preuves s’accumulent. En 2001, une analyse de sang prélevé sur de jeunes immigrées européennes venues d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie, réglées avant l’âge de 10 ans, révélait la présence d’un dérivé du DDT chez les trois quarts d’entre elles. L’hypothèse est qu’elles ont été en contact très tôt avec l’insecticide, interdit chez nous mais toujours utilisé dans leurs pays d’origine pour lutter contre le paludisme. Une autre étude note une augmentation du développement de la poitrine avant 8 ans chez de petites Portoricaines ; or on a détecté dans leur sang des taux importants de phtalates, que l’on suppose provenir d’emballages alimentaires en plastique, dont Porto Rico est un grand importateur. En 2005, des chercheurs mettaient également en corrélation la pollution environnementale et l’incidence de la puberté précoce dans certaines régions d’Italie. « J’ai reçu un garçon de dix ans qui avait des glandes mammaires extrêmement grosses, raconte le Dr Lecointre. Sa maman avait baigné dans un univers chimique depuis l’enfance, puisque ses parents vendaient des pesticides. Son papa, lui, était agriculteur. Cela a sûrement eu un impact sur l’enfant. »

Difficile, en effet, de se débarrasser de ces toxiques, car leur durée de vie est très longue. « Nous sommes contaminés par la chaîne alimentaire - en quantités infinitésimales, certes, mais ces polluants s’accumulent dans l’organisme, qui les stocke dans le tissu adipeux pendant des dizaines d’années, déclare le Pr Charles Sultan, spécialiste d’endocrinologie pédiatrique au Chu de Montpellier. Le pire, c’est pour les enfants, car des taux d’exposition qui n’auraient pas d’incidence sur un adulte peuvent en avoir une chez eux. Or, durant la grossesse, les produits chimiques traversent le placenta pour arriver au fœtus et, après la naissance, ils passent par le lait maternel. On a retrouvé la trace de 285 d’entre eux dans le sang du cordon ombilical de nouveau-nés américains. Imaginez à l’adolescence ! »

La pollution retentit sur la fonction sexuelle

Le volume des testicules des adolescents vivant à proximité des industries est diminué comparé à celui des sujets ayant grandi à la campagne. Selon les auteurs, les incinérateurs et la fonderie de plomb peuvent rendre compte de ce phénomène par un relargage de xéno-estrogènes. D’autres substances rejetées par les industries, comme les composés dioxinés et les BPC (pour biphényls polychlorés), sont responsables d’un retard de maturité sexuelle (taille des seins et des organes génitaux). Le mécanisme serait le suivant : ces composés s’accumulent dans les tissus graisseux, à partir desquels ils peuvent facilement perturber les mécanismes hormonaux. Hélas, ces deux polluants sont produits par de nombreuses réactions chimiques industrielles et ceci depuis les années cinquante. Aujourd’hui, ce sont des polluants environnementaux très courants, qui de plus, se retrouvent dans la viande, le poisson et les laitages !

Notons pour finir que les concentrations de plomb et de cadmium dans le sang sont également plus élevées dans les régions industrielles et une relation entre des troubles rénaux et les taux sanguins de plomb a été observée.

Serigne Samba Ndiaye : Chercheur, Phytothérapeute : web : www.sambamara.com






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