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Pour Air France, il n'y a "aucun espoir de retrouver des survivants"

AIRBUS A330 - MINUTE PAR MINUTE

Rédigé par leral .net le 4 Juin 2009 à 14:47 | Lu 609 fois

Il ne fait désormais plus de doute que les débris retrouvés au large du Brésil sont bien ceux du vol AF 447 d'Air France, qui, depuis Rio de Janeiro, devait rejoindre Paris lundi avec 228 personnes à bord . Mais le mystère reste entier quant aux circonstances du drame. lepoint.fr vous propose de suivre les principales avancées des recherches du jeudi 4 juin.


Le président du conseil d'administration d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, et le directeur général de la compagnie, Pierre-Henri Gourgeon, ont annoncé jeudi aux familles des victimes de l'A330 qu'il n'y avait
Le président du conseil d'administration d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, et le directeur général de la compagnie, Pierre-Henri Gourgeon, ont annoncé jeudi aux familles des victimes de l'A330 qu'il n'y avait
12 h 40 : Aucun espoir
La direction d'Air France confirme aux familles des victimes de l'A330 qu'il n'y a "aucun espoir" de retrouver des survivants. "L'avion n'a pas pu amerrir", selon le directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon, et le président du conseil d'administration, Jean-Cyril Spinetta, qui expliquent que l'appareil s'est "désintégré soit en l'air soit au contact de l'eau".

12 h 33 : Les avions français bredouilles
Le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major, annonce que les avions militaires français déployés dans la zone de recherche du vol n'ont pas encore détecté de débris susceptibles de provenir de l'AF 447 à la surface de l'Atlantique. "Il y a eu des détections radar faites par un Awacs" mais le Falcon 50 qui a reconnu ces échos a déterminé "à chaque fois qu'ils ne correspondaient pas à des débris". Interrogé sur cette situation, alors que les autorités brésiliennes ont signalé avoir repéré de nombreux débris dans la zone des recherches, le commandant Prazuck note que "les opérations sont coordonnées, ce qui signifie que l'on n'est pas au même moment au même endroit".

9 h 57 : Un témoin de l'accident ?
Un commandant de bord de la compagnie espagnole Air Comet qui volait entre Lima et Madrid, non loin de la zone du crash du vol Rio-Paris d'Air France, témoigne avoir vu un "intense éclat de lumière blanche qui a suivi une trajectoire descendante et verticale et qui s'est dissipé en six secondes". Le copilote ainsi qu'une passagère ont vu la même chose, selon le quotidien espagnol El Mundo , qui révèle l'information et qui indique par ailleurs que six messages d'alerte automatiques ont été envoyés par l'Airbus juste avant de s'abîmer en mer, entre 4 h 10 et 4 h 14 (heure française). Ce chiffre était jusque-là inconnu. "Toutefois, poursuit El Mundo, les six derniers messages d'alerte émis par l'Airbus au centre de maintenance d'Air France à Paris," indiqueraient plutôt un enchaînement de type "situation upset" où "le pilote perd le contrôle de l'avion par des pannes dans les équipement de navigation" en raison de "graves turbulences".

Le ministre de la Défense du Brésil, Nelson Jobim, juge
Le ministre de la Défense du Brésil, Nelson Jobim, juge
6 heures : Kouchner à Rio de Janeiro
Au lendemain de l'hommage rendu à Notre-Dame de Paris , une cérémonie religieuse oecuménique doit être célébrée jeudi à Rio de Janeiro en hommage aux 228 victimes du vol AF 447 Rio-Paris, en présence des ministres français et brésilien des Affaires étrangères Bernard Kouchner et Celso Amorim. Cette cérémonie doit avoir lieu dans la matinée à l'église de la Candelaria, l'ancienne cathédrale de Rio, dans le centre historique de la ville.

4 h 30 : Liste des passagers brésiliens
Air France divulgue une liste de 53 des 59 passagers brésiliens du vol AF 447. La liste ne comprend que les noms autorisés par les familles.

1 h 10 : Association de proches de victimes
Des familles des 59 victimes brésiliennes de l'Airbus d'Air France annoncent qu'elles ont créé une commission pour suivre les recherches de près. Une trentaine de personnes ont déjà adhéré à cette association et elles ont demandé à Air France de pouvoir se rendre à Recife, la capitale de l'Etat du Pernambouc (nord-est) pour se trouver plus près du lieu de l'accident.

00 h 20 : Explosion improbable
Le ministre de la Défense brésilien Nelson Jobim estime qu'une explosion de l'Airbus d'Air France qui s'est abîmé en mer était "improbable" en raison de la présence de carburant à la surface de l'océan (voir photo ci-dessous). "La présence d'huile ou de carburant signifie qu'il est improbable qu'il y ait eu un feu ou une explosion, mais cela n'est qu'une hypothèse." Interrogé sur la possibilité d'un attentat, le ministre de la Défense déclare qu'il n'y a "aucun signe" pouvant le laisser penser. Nelson Jobim souligne par ailleurs qu'aucun corps n'a été trouvé, et "on n'a vu aucun indice de survivants".

Trace de kérosène retrouvée dans les eaux brésiliennes de la zone maritime où l'Airbus d'Air France a disparu, dans la nuit de dimanche à lundi © AFP PHOTO/BRAZILIAN AIR FORCE/HO
Trace de kérosène retrouvée dans les eaux brésiliennes de la zone maritime où l'Airbus d'Air France a disparu, dans la nuit de dimanche à lundi © AFP PHOTO/BRAZILIAN AIR FORCE/HO