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Pour éviter la surexploitation des crevettes profondes, le ministère de la pêche balise le terrain aux sociétés d’armement

Un accord vient d’être signé entre le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime et la Coopérative sénégalaise des exploitants de crevettes profondes (Cosecpro). Financé à hauteur de 4 millions d’euros soit 2,4 milliards de nos francs sur 15 années, il va permettre d’éviter la disparition de cette espèce qui commence à se faire rare.


Rédigé par leral.net le Jeudi 16 Juillet 2015 à 13:36 | | 23 commentaire(s)|

Préserver les ressources halieutiques, plus précisément les crevettes profondes qui menacent de disparaître, c’est un des soucis majeurs de l’Etat du Sénégal. Et pour y parvenir, un partenariat est signé entre le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime et le président de la Coopérative sénégalaise des exploitants de crevettes profondes (Cosecpro) qui regroupe 6 sociétés d’armement qui opèrent dans ladite pêcherie. Selon le ministre Oumar Guèye, cette initiative est d’une importance capitale vu que « la pêche à travers le monde traverse une crise due à la rareté de la ressource qui a plusieurs origines. D’abord, la surexploitation de l’homme mais aussi les changements climatiques qui impactent négativement sur la ressource. Et ce que nous demandons à la coopérative c’est une meilleure responsabilisation, une meilleure prise de conscience », indique M. Guèye qui ajoute : « La crevette profonde est une espèce qui mérite d’être suivie. Il ne faut pas qu’il y ait de la surpêche là-dessus. Il faudrait faire en sorte que cette activité se régénère », préconise-t-il.

Cet accord, d’une durée de 15 années, que le ministre dit être basée sur « une confiance mutuelle », en plus de protéger ces espèces menacées, permettra, à en croire Mamadou Sarr, président de la Cosecpro, « d’avoir un produit labélisé qui a été pêché dans des formes qui respectent l’environnement. Mais aussi va aider à faire beaucoup plus de plus valu ». Vu l’importance de ce secteur, dont la production annuelle varie entre 2500 et 3000 tonnes de crevettes par année, l’Union européenne a décaissé la somme de 4 millions d’euros soit 2,4 milliards de FCfa pour accompagner ce partenariat.

Mariama Kobar Saleh






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