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Pour la mise en application systématique des fondements d’un Etat fédéral à l’échelle continentale africaine

Macky Sall valide le plan décennal de 767 milliards, une grosse arnaque proposée par le gouvernement charitable. Un marché de dupes et d’escroquerie. Une dernière preuve de la nomination loufoque, qui n’en est pas une : la nomination discrète d’Amina Niane, l’exdirectrice générale de l’apix, disposait dans le gouvernement des wade d’un salaire mensuel de 7 millions de francs CFA et toujours présidente du Conseil d’administration de l’Aéroport international Blaise Diagne a été nommée conseillère spéciale avec rang de ministre par le président Macky Sall.


Rédigé par leral.net le Samedi 22 Septembre 2012 à 09:04 | | 1 commentaire(s)|

Pour la mise en application systématique des fondements d’un Etat fédéral à l’échelle continentale africaine
<< La maturité des masses consiste en leur capacité de reconnaître leurs propres intérêts.
Mais cela présuppose une certaine compréhension du processus de production et de distribution des biens. La capacité d’un peuple de se gouverner démocratiquement est donc proportionnelle à son degré de compréhension de la structure et du fonctionnement de l’ensemble du corps social. >>, Écrivain KOESTLER (Arthur).
« Je suis président de la république, je nomme donc qui je veux », a dit Macky Sall à ses proches qui disent avoir été mis devant le fait accompli ».Un président normal d’une république normale, ne doit jamais dire une telle boulette. Plutôt, au contraire, sa responsabilité devrait le conduire à la modération pour dire ceci : « puisque je suis le gardien de la maison du peuple, je veille scrupuleusement et personnellement à ce que ceux qui y entrent; soient être en règle; c’est ma responsabilité morale ».Dont acte Monsieur de la république, au peuple sénégalais libre d’en tirer toutes conséquences ! Macky Sall ne déroge point aux habitudes du wadisme, signe et persiste.
Comme nous l’avions déjà écrit dans nos contributions : « s’opposer, devient un devoir moral républicain »; « Un mandat mais pas deux ! Macky 2017, non merci ! Un mandat ça suffit, mais pas deux ! Il faut le virer à tout prix en 2017, à moins que d’ici là, il corrige le tir. Ce que nous ne croyons pas, compte tenu de la mauvaise cuisine qu’il nous a bien servie. Le miracle n’aura pas lieu. Il est fidèle à lui-même et à celui qu’il a précédé ». C’est une faute politique inexcusable !
La longue liste reste ouverte pour massifier un parti au pouvoir prônant une fausse rupture de la ruse. Gouvernance de rupture sobre, vertueuse, transparente et efficace ou celle de la carapace maquillée ?Une nomination contre productive. La nominée doit recevoir de surcroît 90 millions d’indemnités pour son licenciement. Quels sont donc les contours obscurs d’une telle nomination ? Une nomination inopportune, insultante, inutile et décriée. Les élites ne pensent qu’à seules et non point au peuple astiqué comme des papiers essuie-tout qu’on jette après emploi. La suppression du sénat, du poste de vice-président est compensée par les retrouvailles de la famille libérale à tour de bras. Le secret de polichinelle : ce que l’on perd de la main gauche on le récupère astucieusement par la main droite. Le changement, ce n’est pas maintenant !Hier, la traite négrière européenne du 13 et 18 èmes siècles, a permis l’industrialisation massive occidentale. Au prétexte d’une prétendue mission civilisatrice blanche, l’Afrique noire, pillée, surexploitée, éternellement victime de brimades, reste le ciel ouvert du colonialisme. Dans les années 60, la plupart des pays africains accédèrent aux parodies d’indépendances formelles, bidon en têtes desquels des marionnettes serviles et dociles, triées au volet les régentent d’une main de fer. C’est dire que le changement, ce n’est pas
maintenant ! Macky Sall, le représentant légal libéral du capitalisme, valide le plan décennal de 767 milliards proposé par le gouvernement charitable. Un marché de dupes et d’escroquerie. A y regarder de près, ce montage s’inscrit parfaitement dans des logiques structurelles financières édictées par le diktat de la banque mondiale et du FMI, pourvoyeurs des organismes internationaux avec des taux d’intérêts exorbitants payés par le contribuable sénégalais davantage agenouillé.
La main qui donne en reçoit trois ou quatre fois plus au montant prêté. La poursuite des emprunts des milliers de mds de francs CFA par les officines internationales, obéit tout simplement à jouer les prolongations et les pillages systématiques d’exploitation et d’oppression du système capitaliste.
Par ce plan décennal validé par Macky sall, le président du Sénégal, ne fait qu’appliquer à la lettre la face cachée de bon élève du capitalisme mondial. Entre 2003-2011, malgré l’extinction des dettes engendrées depuis 1960, la dette du Sénégal a plus que triplé qu’elle ne l’était en 40 ans de pouvoir socialiste marqué des plans structurels de la banque mondial et du FMI. Les dettes continuent à appauvrir tranquillement les populations qui payent un lourd tribut du capitalisme outrancier.
Le pillage et la domination s’accélèrent à un rythme effréné. On a bien vu la GOANA [Grande offensive pour l’agriculture, la nourriture et l’abondance], une grande arnaque de 2008 des autorités libérales, n’a fourni réellement aucun résultat escompté, si ce n’est l’accroissement de la pauvreté. Cerise sur le gâteau, les milliers d’éleveurs expropriés de leurs terres sont déplacés ailleurs à d’autres endroits plus arides. Comme si cela ne suffisait pas, on a assisté à une spéculation foncière atteignant des proportions inacceptables.Alors, commençons d’abord par dire ceci : une certaine analyse politique sénégalaise de
l’abondance, complice, formatée et sortie des ténèbres, et pour cause, passe son temps à distiller des choses invraisemblables, crées de toute pièce, alors qu’en réalité, la moindre parcelle de véracité de ce qu’elle avance ; repose essentiellement sur des mensonges blanchis en vérité, leur propre vérité d’histoires carambouilleuses. Non, nous ne pouvons pas nous inscrire dans ce registre des contre valeurs ! Nous dénonçons et balayons d’un revers de mains ceux qui assimilent Abdoulaye Wade comme étant un chantre de la Renaissance Africaine. Il faudrait que ces gens là nous citent un seul ouvrage plausible dans lequel il prouve son panafricanisme avéré. Le seul ouvrage qu’il ait écrit est introuvable sur les librairies. C’est bien sûr le médiocre livre « Un destin de l’Afrique ». En réalité, il est resté maître célébrissime du plagiat historique de Cheikh Anta Diop dont il a voué une haine viscérale, qu’il tentait d’égaler vainement par la ruse. Des injuries grotesques aux intellectuels Africains, à un des chantres de le plus en vue de la Renaissance Africaine : le Président Abdoulaye Wade. Cela dit, les inondations ne peuvent servir de laboratoire pour la mendicité interplanétaire. Le vrai panafricaniste prouve sa « panafricanistude » sur le terrain. Que cela soit clair ! Qu’on se le tienne pour dit ! Les politiques Générales des gouvernements africains s’inscrivent toutes parfaitement dans des logiques dynamiques de dépendance systématique depuis les indépendances purement nominales. Il n’y a rien qui tienne ! A l’exception de quelques pays anglophones, très rares, toutes les politiques africaines s’évertuent à s’incliner bassement sur l’autel du recul. Depuis les parodies d’indépendances, l’Afrique noire au sud du Sahara, très vulnérable, offre le terrain de prédilection favorable de groupuscules armés, terroristes, résultent de l’incapacité notoire des dirigeants africains à sécuriser les populations par des moyens aériens très sophistiqués, capables de surveiller ces bandes armées à l’échelle continentale. La sécurité de l’Afrique
dépend exclusivement de la volonté politique. C’est bien l’attitude ridicule de la cigale vis à vis de la fourmi dont il est question ici, une mise en scène du kamit, Esope. Dans "Nations Négres et Culture" de Cheikh Anta Diop, c'est le noir égyptien Ésope qui introduira les fables chez les Grecs.
Lorsque des gouvernements demeurent des auxiliaires de service, ils ne peuvent que récolter que ce qu’ils ont semé. Le sous-sol africain recèle de matières premières exceptionnelles bradées pour servir les intérêts mercantilistes extérieurs. Nous avons aussi le soleil, l’eau, des ingénieurs valables, très bien formés dans les mêmes grandes universités que leurs collègues qui existent dans les nations hautement développées, mais aussi des terres fertiles à n’en plus finir; pour construire des barrages et développer à l’échelle continentale une politique cohérente et massive des énergies renouvelables, le solaire, l’éolienne, pour enrayer définitivement la faim et la dépendance énergétique qui n’ont que trop duré. Sur terre, il n’y a pas une seule portion au monde où il n’y a pas de noirs africains hautement qualifiés. De l’énergie atomique en passant par la NASA, ils y sont et occupent des postes de hautes responsabilités. La plupart des grandes inventions très pointues sont l’œuvre de noirs particulièrement doués, mais pour des raisons purement idéologiques, on ne fait pas de publicité là-dessus. Dans le domaine de la recherche scientifique, en Europe et aux EtatsUnis, d’énormes budgets élastiques sont mis à la disposition des chercheurs, qui travaillent librement.
Comment donc en est- on arrivé là ? Mais la platitude politique est un obstacle majeur pour le développement de l’Afrique. Pourtant, 10% de l’énergie solaire ou éolienne suffisent à alimenter tout le continent et en vendre même à l’échelle planétaire. Ce à quoi il est nécessaire d’exploiter des énergies solaires, éoliennes, plus propres, à la mesure de l’importance et de l’urgence absolue, plutôt d’importer une énergie électrique trop chère pour le contribuable africain. Apparemment, les élites africaines depuis les indépendances normalement nominales à nos jours par manque de courage politique manifeste, restent sourdes, muettes et aveugles sur la
question de l’éternelle équation du sous développement récurrent depuis plus de 50 ans. La problématique des audits audibles à haut débit et des inondations est en corrélation avec le manque de vision criarde de nos élites aussi corrompues les unes après les autres, qui semblent choisir d’autres voies obscures, c’est à dire s’enrichir par le raccourci politique. Le maquillage made in wadisme continue, malgré les promesses douteuses polluant l’atmosphère sans discontinuité. Et la complicité médiatique, disponible et toujours au garde-à- vous, pour celui qui gagne, distribue ses largesses au nom de la grâce, à sa propre guise, sans que l’on ne puisse l’arrêter vraiment. L’art du culte de personnalité cache bien la forêt. Examinons la situation politique délétère à l’échelle du continent africain. C’est la conception de la démocratie en Afrique conquise. Les populations lassées et laissées pour compte restent au quai. Les éternelles submersions sont plus que tangibles. Cerise sur le gâteau, les délestages massifs et intempestifs du courant électrique se perpétuent, mais les charmants discours très audibles ne sont que des écrans de fumée pour emberlificoter le
contribuable. On promet plus qu’on en fait en réalité.
Marème Faye crée la fondation « Servir le Sénégal » pour se servir elle-même et servir politiquement son mari, alors qu’aucune disposition de la constitution ne prévoit nullement une telle posture. C’est bien une réminiscence de la fondation à la Elisabeth Diouf, convertie à la Viviane édulcorée. Exemplarité ou indécence ? Les pratiques douteuses sont têtues. On utilise les deniers publics à des fins de propagande ou de culte de personnalité. La liturgie ubuesque et surréaliste est toujours la meilleure. Une dernière preuve, qui n’en est pas une : la nomination discrète d’Amina Niane, l’exdirectrice générale de l’apix, disposait dans le gouvernement des wade d’un salaire mensuel de 7 millions de francs CFA et toujours présidente du Conseil d’administration de l’Aéroport
international Blaise Diagne a été nommée conseillère spéciale avec rang de ministre par le président Macky Sall. La longue liste reste ouverte pour massifier un parti au pouvoir. Une nomination à contre productive. La nominée doit recevoir nécessairement 90 millions d’indemnités pour son licenciement. Une nomination inopportune, outrageante, inutile et dénigrée. Les élites ne pensent qu’à elles seules et non point au peuple astiqué comme des papiers essuie-tout qu’on jette après emploi. La suppression du sénat, du poste de viceprésident est compensée par les retrouvailles de la famille libérale à tour de bras. Le secret de polichinelle : ce que l’on perd de la main gauche on le récupère astucieusement par la main droite. Le changement, ce n’est pas maintenant ! Les élites africaines sont arrimées à « la normalitude bienveillante », pour bien se faire voir,
ailleurs, et pour être reçus avec tous les honneurs, plutôt de travailler dans le sens du progrès, c'est-à-dire la mise sur pied d’industries lourdes technologiques, à l’instar des grandes autres nations développées.
Elles ont failli à leur mission et n’ont tiré aucune leçon de l’histoire et s’accordent par leur servilité à n’être que des nègres de service à chaque fois qu’on a besoin d’eux et à s’enrichir comme des gloutons insatiables et à emprunter pitoyablement des milliers de mds avec des taux d’intérêts exorbitants à la banque mondiale et au FMI, que les contribuables payeront tôt ou tard. Les gouvernements passent, mais les hommes et les états demeurent. Des richesses bradées au franc symbolique. Pendant que la chine, le brésil, la Corée du nord, le Pakistan, l’inde etc., marchent irréversiblement vers le plein développement industriel. Si 50 ans après les indépendances, l’Afrique ne dispose pas de droit de véto aux nations unies, cela est substantiellement conforme à son appauvrissement total et la mendicité à l’échelle internationale à laquelle elle s’adonne sans discontinuer. Les seules responsables de ce malaise insoutenable sont indiscutablement imputables à l’inertie de nos élites qui sont comptables de ce retard indigne. Quelques extraits de notre livre : « Sénégal ».« Dans les années 70, René Dumont, l’agronome français, faisait l’objet d’attaques virulentes de la part de nos dirigeants, lorsqu’il affirmait que l’Afrique ne partira pas. Et pour cause. Certaines élites africaines semblaient choisir la voie obscure, en confisquant délibérément tous les leviers du pouvoir avec des détournements massifs de deniers publics dissimulés sur des comptes ouverts à l’étranger au nom de leurs familles, gendres, cousins, proches collaborateurs, comme mode de gestion de la démocratie, sans que personne n’ose lever
réellement le petit doigt pour dénoncer des pratiques peu orthodoxes au péril de sa vie. Ce qu’il est convenu d’appeler, aujourd’hui, les biens mal acquis de certains chefs d’états africains, convertis en monarques éternels, un sujet d’actualité bien connu. Les richesses naturelles du continent, ce don de dieu, constituent une malédiction des populations africaines qui ne doivent nullement voir la couleur. Le plus souvent, elles deviennent l’objet de discorde ou de guerres fatales entre bandes rivales qui se disputent le pouvoir à coup de canons. A qui profite donc le crime ? La chanson bien huilée semble être l’option choisie pour régenter
la démocratie mondialiste par l’entregent d’une résolution des « Grands », adoptée, car d’une part, apparemment bienveillante et pour cause inavouée sur les pratiques peu orthodoxes de certains adeptes aux contours obscurs, éternellement vainqueurs des urnes avant l’heure,
dont le moins qu’on puisse dire, obtiennent constamment des scores fantasmagoriques dignes d’eux, résultant incontestablement d’opacité évidente, puisque les scrutins ne sont que de simples formalités, s’ils ne sont pas, parfois félicités avant l’heure, qu’on assiste avec toute la logistique nécessaire, de manière à leur baliser le terrain, ce qui est contraire au regard de la morale, bien établie, d’autre part, à contrario, très répressive contre un autre présumé éternellement coupable, sous le prétexte fallacieux de protéger des civils, qui sont eux-mêmes victimes de bavures, sur tous les pays disposant de ressources non négligeables, comme par
hasard, selon les règles érigées de la nouvelle donne, mondialiste, conforme à une certaine déontologie à géométrie variable, semble-t-il, taillées sur mesure au nom de la démocratie à double standard, en fonction de la bonne posture au bon moment et à l’endroit même, quand bien dans le lieu du crime, l’absolution de la voix de l’Oua est nécessaire, car peut être, l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire, malgré qu’une bonne frange de l’institution, soupçonne les odeurs de l’arbitraire primant sur tout le reste.
Le plus surprenant, c’est que nos langues nationales sont laissées aux vestiaires. Parler les langues étrangères pour en faire des langues officielles, c’est tout simplement assurer leur survie, en assimilant d’autres cultures étrangères d’asservissement, en mettant en péril sa propre culture qu’on renie, sans vergogne, dans les faits. Nous devons connaître notre histoire glorieuse avant de connaître celles venues d’ailleurs. Aussi paradoxal que cela paraître, nos élites formées et formatées à l’école occidentale,
continuent à tourner le dos aux valeurs africaines, sous le complexe d’infériorité que rien ne peut justifier. Elles ont tendance à adopter servilement celles des autres qu’elles considèrent comme les seules valeurs universelles. Alors que le ciment culturel de tout peuple reste bien le socle fondamental pour demeurer soi-même. La culture est la première valeur sécuritaire de tout peuple. Négliger cet aspect des choses, conduit nécessairement à étioler son âme au profit d’autres cultures que l’on considère comme supérieures. Une simple vue de l’esprit, car toutes les valeurs se valent. Aucune culture n’est au-dessus d’une autre. Mais faut-il que nos élites en prennent conscience ? Elles ont failli à leur mission et trahissent la conscience collective, en continuant d’être les serviteurs fidèles et dévoués pour n’être que les porte-paroles malléables, corvéables à merci de leurs maîtres qu’ils servent pour des raisons bassement matérielles, sur fond de notoriété et de prestige. Faire la promotion de langues étrangères et développer la culture d’autrui, c’est trahir son peuple sous de faux postulats. C’est aussi porter les habits d’autrui. C’est ce que nous appelons le prêt à porter
culturel, en déportant celui de son propre peuple relégué au second plan.Pour cela, l’Afrique doit impérativement changer de fusil d’épaule par l’éclosion d’une autre démarche politique et travailler d’arrache pied pour rattraper son immense retard, en ciblant sa priorité sur la recherche scientifique, à savoir la maîtrise des transferts de technologies à l’échelle continentale, à l’instar de l’Europe, car les moyens et les capacités dépendent de la
volonté de fer pour vaincre la pauvreté économique. Ceci étant, une refonte des mentalités s’impose pour résoudre les problèmes endogènes qui se posent avec acuité, c'est-à-dire l’impulsion d’une dynamique réelle, qui est la condition sine qua non d’une révolution culturelle nécessaire, afin que les masses africaines imprégnées des nouvelles valeurs- que sont naturellement l’éducation, l’instruction civique et la formation scientifique- puissent être à l’avant- garde d’une Afrique libre, puissante, respectée et respectable qu’elle ne l’était. Tant que l’Afrique ne maîtrisera pas son destin politiquement, tant qu’elle ne mettra pas sur
pied les transferts technologiques pouvant l’aider à exploiter librement ses richesses immenses et sans pression aucune, au profit exclusif de ses propres populations, en développant la recherche scientifique adéquate, que lui procurent les dividendes de ses matières premières, permettant d’utiliser les technologies de pointe, à l’instar des autres puissances, qui elles, seules, garantissent sa stabilité de demain, en toute indépendance, à traiter d’égal à égal avec ses partenaires qu’elle aura choisis en fonction de ses propres
intérêts légitimes, sans lesquelles aucune stabilité durable ne peut être espérée, c'est-à-dire assurer totalement son indépendance réelle, en surmontant ses divisions internes par une prise conscience collective à l’échelle continentale, dans un esprit de dialogue franc, débarrassé de toute querelle politique idéologique et d’intérêts particuliers, fondé sur la démocratie à l’instar des nations développées qui ont compris que le développement nécessairement par le contrôle de la science ».
Des années lumière les séparent de leurs propres citoyens. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, De gaulle a compris l’importance de l’énergie nucléaire pour développer son pays. Il a pris son courage à deux mains et n’a pas attendu le vert de quiconque pour mettre les pieds dans le cambouis. Les chinois, les brésiliens et Cie ont fait de même pour être ce qu’ils sont aujourd’hui sur la scène internationale. De l’indépendance à nos jours, les élites africaines excellent exclusivement dans le record triste de biens mal acquis placés à l’étranger. Le développement ne s’octroie pas sur un plateau d’argent. Croire que l’Afrique sortira miraculeusement de sa pauvreté chronique relève d’une naïveté, car aucune nation ne lui viendra en aide. D’ailleurs, c’est ridicule. Le développement de l’Afrique ne peut venir que d’elle-même. Les Etats-Unis, l’Europe l’ont compris depuis belle lurette, ce qui fait leur place et leur puissance à l’échelle planétaire. Ils
ont travaillé d’arrache pied pour être ce qu’ils sont aujourd’hui, pendant ce temps, l’Afrique, c’est la cigale et la fourmi, fait les courbettes et tend servilement la sébile comme si elle est anesthésiée par la peur du développement. Le progrès est un droit inalliable et non un délit. Gouverner, c’est prévoir. La menace islamiste au Mali, l’arrivée massive des traitres dictateurs africains venus au pouvoir par les armes, la balkanisation de l’Afrique par les colons et l’exécution de sénégalais par le dictateur gambien, ce minuscule micro pays crée de toute pièce au cœur du Sénégal, posent l’impérieuse nécessité d’un état fédéral à l’échelle
continentale prônée par Cheikh Anta Diop en 1960.« Nations Nègres et Culture » du PR Cheikh Anta Diop ».
Quand paraît en 1954 : Nations et culture de Cheikh Anta Diop. L’écrivain noir, Aimé Césaire, écrivit à propos de « Nations nègres et culture [le livre] le plus audacieux qu’un Nègre ait écrit jusqu’ici et comptera à n’en pas douter dans le réveil de l’Afrique » (Discours sur le colonialisme, Paris, Présence Africaine, 1955). Le pari de Césaire, le visionnaire, était juste car comme on l’écrit sur la couverture, « avec 25 ans de recul on s’aperçoit que les grands thèmes développés dans « Nations Nègres et Culture », non seulement n’ont pas vieilli, mais
sont maintenant accueillis et discutés comme des vérités scientifiques, alors qu’à l’époque ces
idées paraissant si révolutionnaires que très peu d’intellectuels africains osaient y adhéraient. « L’indépendance de L’Afrique / la création d’un Etat Fédéral continental africain / l’origine africaine nègre de la civilisation égypto-nubienne/l’identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies africaines etc., tels sont quelques thèmes principaux explorés par Cheikh Anta Diop, l’historien africain le plus considérable de ce temps ».Alors, personne d’autre que Cheikh Anta Diop ne saurait donc mieux illustrer et résumer
l’aliénation à outrance et la docilité de nos élites « blanches » à peau noire : " il est fréquent que des nègres d’une haute stature intellectuelle restent victimes de cette inaliénation au point de chercher de bonne foi à codifier d’une prétendue dualité du nègre sensible et émotif, créateur d’art, et du blanc fait surtout de rationalité. C’est ainsi que s’exprime de bonne foi un poète nègre africain dans un vers d’une admirable beauté : " L’émotion est nègre et la raison hellène".
D’une part, la psychanalyse « de Nations nègres et culture » fait apparaître non seulement un homme au subconscient à la fois fertile et libre, dans son essence, pour produire de tels cataclysmes insurmontables sans précédent dans la conscience du blanc qui se voit contester vigoureusement dans son histoire avec des arguments plus que plausibles, donnant des vertiges au sens étymologique du terme, et qui nous amène à une évidence, c'est-à-dire d’un être non seulement doué, aux qualités prodigieuses infinies, particulièrement rares, mais aussi un être puissant au niveau de la faculté mentale que l’on ne saurait mesurer à sa juste valeur,
Cheikh Anta Diop est une valeur sûre, un monument, un être exceptionnel en avance de plusieurs siècles sur ses contemporains parce que défendre de telles thèses soutenues avec une rigueur scientifique est indiscutablement la conséquence de recherches inlassables qui ne pouvaient qu’aboutir au résultat escompté, c'est-à-dire la vérité scientifique confisquée à l’homme noir pour mieux l’avilir afin qu’il continue de douter de lui-même ; son sort était scellé au lendemain de ces thèses remettant en cause du blanc foudroyé de rage par le coup de pilon de l’enfant terrible de Caytou.
L’Afrique dispose de matières premières que n’importe quelle autre nation et d’ingénieurs capables de relever le défi et créer les conditions nécessaires d’un état fédéral à l’échelle continentale telle que l’avait souhaité le PR Cheikh Anta Diop. Du Sénégal, toutes les élites, sans exception, ont toutes trahi bassement l’enfant de Caytou. L’africain ne devient un héros que lorsqu’il meurt.
Actualité de l’œuvre de Cheikh Anta Diop
Les fondements économiques et culturels d'un État Fédéral d'Afrique noire Cheikh Anta Diop termine son ouvrage : les fondements économiques et culturels d'un État fédéral d'Afrique noire par quatorze propositions d'actions concrètes allant du domaine de l'éducation à celui de l'industrialisation. Entre autres, il relève une double nécessité vitale :- celle de la définition d’une politique de recherche scientifique efficiente : “L’Afrique doit
opter pour une politique de développement scientifique et intellectuel et y mettre le prix ; sa vulnérabilité excessive des cinq derniers siècles est la conséquence d’une déficience technique. Le développement intellectuel est le moyen le plus sûr de faire cesser le chantage, les brimades, les humiliations. L’Afrique peut redevenir un centre d’initiatives et de décisions scientifiques, au lieu de croire qu’elle est condamnée à rester l’appendice, le
champ d’expansion économique des pays développés ”.
- celle de la définition d’une doctrine énergétique africaine et d’industrialisation véritable : “Il s’agit de proposer un schéma de développement énergétique continental qui tienne compte à la fois des sources d’énergie renouvelables et non renouvelables, de l’écologie et des progrès techniques des prochaines décennies … L’Afrique Noire devra trouver une formule de pluralisme énergétique associant harmonieusement les sources d’énergies suivantes :
1. Énergie hydroélectrique (barrages), 2. Énergie solaire, 3. Énergie géothermique, 4. Énergie nucléaire, 5. Les hydrocarbures (pétrole), 6. Énergie thermonucléaire”auxquelles il ajoute le vecteur énergétique hydrogène ». Le combat continue !

Ahmadou Diop



1.Posté par ee le 23/09/2012 14:17 | Alerter
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prôner un état fédéral africain, c'est méconnaître l'histoire et avoir une courte vision!Le fédéralisme a fonctionné aux usa (qui ont quand même traversé la guerre de sécession) pour plusieurs raisons.L'histoire des etats -unis révéle l'existence d'un peuple américain uni bien avant la naissance de l'état fédéral, uni par la langue, par le vécu et les moeurs.En afrique déjà, tout nous divise!Nous n'avons ni les mêmes langues officielles, ni les mêmes langues nationales.Au sein même d'un état, l'unité nationale n'existe pas (guinée, rwanda, côte d'ivoire etc...).L'appartenance ethnique est plus forte dans beaucoup d'état africains que la citoyenneté.Nous n'avons pas la même histoire que els usa.On ne peut, au 21ème siècle se lever et creer les états -unis d'afrique.La fédération du mali a été un échec surtout parce qu'il ya eu un nationalisme que les deux états fédérés n'ont pas pu surmonter.Au jourdhui l'afrique n'a pas besoin de tenter l'aventure pour son unité.Il nous faut des institutions sous-régionales fortes (pourquoi pas une confédération) qui font que nous parlions, sur certaines questions, d'une même voix.Aller au fédéalisme risque de plonger l'afrique dans le chaos, car les "frontières" linguistiques, culturelles, sont plus fortes, plus tenaces qu'une fiction d'unité territoriale.Nous risquons de connaître plus tard une guerre civile africaine lorsqu'un ou des états voudront faire sécession .L'afrique n'a pas besoin de cela et nous devons nous méfier des apprentis sorciers qui peuvent nous sortir le chaos dans leurs laboratoires d'idées saugrenues!

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