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Pour que cessent les inondations au Sénégal !

Rédigé le Mercredi 20 Février 2013 à 19:11 | | 1 commentaire(s)

J’avais 15 ans à l’époque et c’était un jour très spécial du mois d’août de l’année 1993.
C’était un jour très important pour moi car ma sœur adorée se mariait. J’étais à la fois rempli d’un sentiment de bonheur mais aussi de tristesse.
Ravi pour cette sœur qui m’a donné tant d’affection durant ma jeunesse et triste car je savais que j’allais me séparer d’elle à jamais.
Ce fût pourtant un des jours les plus marquants de ma vie car en plus du mariage de ma sœur, l’autre fait marquant de cette journée, c’est qu’il avait tellement plu sur Dakar que toute la ville s’est retrouvée inondée.



Pour que cessent les inondations au Sénégal !
« Mariage pluvieux, mariage heureux » disait mon père, et cet adage que je découvrais ce jour me rassurait pour ma sœur.
Il avait donc plu toute la nuit et toute une bonne partie de la matinée et la ville s’est retrouvée très rapidement entourée par ces eaux.
Le canal à proximité du quartier de Fass qu’on appelle communément « canal Fass » avait été recouvert par cette eau et c’était tout simplement spectaculaire à voir.

Tard dans la soirée, on a appris qu’une jeune personne avait été emportée par les eaux au niveau du canal.
Si vous vous souvenez, à l’époque, il n’y avait pas de murets de protection au niveau de ce canal. Et n’importe qui pouvait tomber dedans.
Malgré la fête à la maison et les chants traditionnels de mes tatas sérers, je ne pouvais pas m’empêcher de repenser à cette personne et à la souffrance qu’il a dû endurer.

Certains diront que c’est le destin.
Depuis, le canal a été muré mais à chaque fois que je passe devant les lieux, je ne peux m’empêcher de repenser à ce que j’avais ressenti ce jour. Il a fallu un mort pour que l’on pense à construire cette barrière de protection.
Sa mort aura au moins servi à cela. C’est triste !

Quelques années plus tard, on est en Août 2012, ma sœur est toujours mariée, elle est heureuse et a un petit garçon que j’adore.
Je regarde le journal sur la RTS.
Là, on nous parle de 10 morts.
La cause ? Des pluies torrentielles qui ont inondé la capitale.
Je repensai à ce jour du mois d’Aout 1993.
J’ai grandi avec l’idée que le problème était résolu car personne ne risquerait de perdre la vie à cause d’une simple pluie mais là je venais de me rendre compte que je m’étais trompé.
Je venais de comprendre que le problème n’était pas simplement lié à cette absence de barrière de protection mais à l’absence d’installations adéquates pour gérer les eaux pluviales dans la ville.
Comme c’est souvent le cas, les autorités à l’époque n’avaient résolu le problème qu’en partie. Il aurait fallu aller plus loin et proposer de façon pérenne une installation qui permettrait d’anticiper sur les risques d’inondations futures. Il n’en était rien !

Entre 1993 et 2012, 19 ans se sont écoulés. J’ai eu la chance de mieux comprendre le monde. En d’autres termes, j’ai grandi et j’ai eu la chance de faire des études.
Des études dans le domaine du Génie civil.
Durant ces études, j’ai eu la chance de côtoyer les grands principes de la mécanique des fluides et de la mécanique des sols.
Je vous dis cela car très humblement au fond de moi-même, je me dis que cela me donne peut-être une certaine légitimité pour ce que vous allez être amené à lire par la suite.

Chaque année des tragédies liées aux inondations mettent des familles dans des situations de désarroi sans précédent. Les années passent et les choses ne bougent pas et je suis vraiment écœuré par cette situation.

Etre né dans la fatalité n’est pas une tare en soi mais y demeurer toute une vie sans essayer d’améliorer sa condition est d’une fatalité indescriptible.

Combien de morts faudra-t-il subir ?
Des centaines ? Des milliers ?

Chaque année, c’est les mêmes titres dans les journaux :
- Zones sinistrées,
- Population à recaser,
- Risque d’épidémies,
- Plan Orsec,
- Rentrée des classes perturbée mais surtout des morts !

Et j’ai la conviction qu’il est tout à fait possible de mettre un terme à tout cela.

On aura beau déclencher chaque année des plans orsec et réquisitionner tous les moyens de l’Etat pour lutter contre les inondations mais rien y faire, il en sera de même pendant encore des décennies si l’on ne traite pas le problème à la source.

Cela fait des années que des soi-disant experts nous « pompent l’air » sur la complexité de la chose… Et je n’en suis pas du tout convaincu et je vais essayer de vous le démontrer.
Je vais éviter de vous parler de mécanique des sols, du coefficient d’infiltration des sols, du débit de fuite et de tout autre principe qui sous-tend mon raisonnement.
Je vais simplement essayer de vous parler logique, de bon sens… Celui déjà utilisé depuis des siècles pour gérer les villes au moyen âge.

Vous savez, traiter le problème d’assainissement des eaux pluviales revient tout simplement à se poser une question qui est tout aussi simple que celle-ci :
Comment faire pour maitriser les eaux pluviales qui n’arrivent pas à s’infiltrer immédiatement dans le sol lors d’une pluie?

Pour arriver à répondre à cette question, il y a 2 paramètres à appréhender :
1. Quel est le volume d’eau de pluie qui tombe chaque année dans nos villes ?
2. Dans ce volume, quelle est la part qui crée les inondations ?
Une fois qu’on aura apporté des réponses efficaces à ces deux questions, on aura fait une bonne partie du chemin.
Premier paramètre :
Sommes-nous en mesure de quantifier le volume d’eau de pluie qui tombe chaque année dans une ville ?

La réponse est heureusement Oui. C’est rassurant !

Depuis qu’on est tout petit, on voit un Monsieur sur la RTS tous les soirs d’été nous dire, sous le fond d’une belle musique douce, qu’il a plu 30mm à Goudiry et 50mm à Koumpentoum.
Cela ne vous parle surement pas trop.
Mais cela veut tout simplement dire qu’il est tombé 30 litres d’eau tous les m2 à Goudiry et 50 litres d’eau tous les m2 à Koumpentoum.
En effet, dire qu’il a plu 1mm équivaut à dire qu’il est tombé 1 litre d’eau sur 1m². C’est tout aussi simple à comprendre.
C’est vrai qu’ils ont la manie de compliquer les choses les scientifiques et donc de parler souvent un langage que nous ne comprenons pas.
Donc en fait, quand on nous dit qu’il est tombé 45mm sur Dakar cela veut dire que sur un carré de 1metre par 1metre, il est tombé 45 litres d’eau.
Jusque-là, je crois que ce n’est pas compliqué.

Cela veut dire que nous savons depuis des décennies quantifier les volumes d’eau de pluie qui tombent dans nos villes et ça au jour le jour.
L’information est en plus disponible à tout le monde, tous les soirs.
Mais à quoi pourrait-elle nous servir cette information ?
Surement comme c’est déjà le cas dans notre société, elle nous sert à se projeter sur la qualité des récoltes futures de nos agriculteurs.
Si on réfléchit un peu plus, on arrive à la conclusion que cette information pourrait nous servir à beaucoup plus.

La logique voudrait, pour résoudre notre équation, qu’on s’attarde à analyser le comportement de cette eau de pluie dont nous connaissons maintenant le volume.
Si on est un peu observateur, on remarquera qu’une partie de cette eau s’infiltre dans le sol et qu’une autre partie ruisselle en surface.
C’est cette eau qui ruisselle en surface et qui n’arrive pas s’infiltrer qui nous pose problème et crée des inondations.
Deuxième paramètre :
Sommes-nous en mesure de quantifier le volume d’eau de pluie qui n’arrive pas à s’infiltrer dans le sol?

La réponse est heureusement Oui.
C’est rassurant !
La première question à se poser est de savoir : de quoi l’eau de pluie a besoin pour s’infiltrer dans le sol ? La réponse est dans la question : de sols.

Le problème, c’est que dans les villes comme Dakar, le sol n’existe presque plus ou du moins a été recouvert par les dalles béton des maisons ou des voiries.
Quoi de plus normal, me direz-vous, parce que dans tous les pays développés, on a les mêmes dalles sur les maisons et les mêmes voiries avec une densité souvent plus importante.
Seulement dans ces pays, ils se servent plus efficacement des informations que nous donnent Mr météo pour quantifier le volume d’eau qui se retrouverait bloquée en surface du fait des dalles des maisons et des voiries.
Rappelez-vous, 1mm d’eau signifie 1litre par mètre carré. Si on prend l’exemple de Dakar, on a une pluviométrie annuelle d’environ 500mm en moyenne. Cela signifie que 1m2 de toit peut recevoir 500 litres d’eau par an. C’est énorme !
Donc c’est 500 litres d’eau par m2 qui se retrouveront bloqués en surface du fait de ce m2 de toiture ou ce m2 de voirie.
Il est donc tout est fait possible de savoir qu’elle est la quantité d’eau qui n’arrivera pas à s’infiltrer et donc restera en surface du fait de l’urbanisation.

Ça tombe bien car en général, c’est eau cette eau qui crée les inondations.

Une fois ces deux paramètres maitrisés, maintenant, la question est de savoir ce que nous devons faire de cette eau qui n’arrive pas à s’infiltrer dans le sol?

Il n’y a pas mille options possibles.
Soit on arrive à trouver un système de stockage de cette eau de surface soit on n’y arrive pas. Dans le cas où on n’arriverait pas à la stocker, l’objectif serait d’essayer de l’évacuer vers des zones où elle pourra s’infiltrer tout naturellement.
Vu les pénuries d’eau qu’il y a dans le monde, la réponse évidente serait de la stocker pour permettre son emploi futur. C’est tout simplement du bon sens, me diriez-vous.

Jusqu’à présent, les gouvernements n’ont pas su apporter les bonnes réponses à ce troisième paramètre si crucial.

Pour illustrer mes propos, je m’en vais vous raconter quelques anecdotes.

Le plus marquant, c’est quand, à un moment donné, le gouvernement a eu l’idée d’un plan de génie qu’il a appelé « plan Jaxaay ».
Les experts partaient du fait que c’est les populations qui sont venues s’installer dans ces zones inondables.
Penser que des familles vont venir construire dans une zone en ayant la certitude que c’est une zone inondable au risque de tout perdre était tout simplement méprisable comme idée.
Mais la proposition qu’ils furent ensuite saura donner un brin d’espoir à tous ces sinistrés.
Ils leur proposaient de les recaser dans de nouvelles maisons dans une zone identifiée comme n’ayant jamais eu de problèmes d’inondation.
Ils sont allés chercher cette zone dans une localité qui s’appelle Keur Massar et ont eu la belle idée d’y construire ces maisons afin d’y recaser les populations.
Cela a couté 52 milliards de nos francs !
Quelques années après, cette zone qui n’avait jusqu’à présent pas connu d’inondation s’est retrouvée sous les eaux.
Beaucoup d’argent, beaucoup d’espoir brisé mais encore une fois comme une malédiction les eaux les avaient poursuivis dans cette nouvelle cité.
Ils n’y sont pour rien ces braves gens mais nos brillants ingénieurs avaient oublié une chose.
C’est de répondre à la question suivante :
Une fois toutes ces maisons construites, qu’allaient devenir les eaux de pluie à qui on allait priver de sols d’infiltration du fait des dalles en béton et des voiries?
Le résultat, c’est que Jaxaay s’est retrouvé sous les eaux. La zone était devenue subitement inondable comme par magie.
C’est la faute à qui? Cette fois-ci on n’a pas essayé de trouver les responsables.

Ils ont encore eu la bonne idée de nous faire une autoroute à péage.
Seulement, cette fois-ci allaient-ils penser au devenir de toutes ces eaux de pluie à qui le bitume allait priver de chemin pour s’infiltrer dans le sol. La réponse fut malheureusement non car le constat est sans appel.
Les quartiers aux alentours qui n’étaient juste que là, que ponctuellement concernés par les venues d’eau, se sont retrouvés avec des maisons inondées et les populations ont dû quitter leurs habitations.
Beaucoup d’argent, beaucoup d’espoir brisé encore une fois.

Une des plus grandes facultés dont l’être humain est doté, c’est de pouvoir apprendre de ses erreurs. Mais à force d’y réfléchir, je me demande si cette faculté est universelle partout dans le monde.
On nous parle depuis peu d’un grand projet. Encore un, celui du pavage des trottoirs de la capitale.

J’ai juste envie de dire STOP au massacre.

Parce que penser à paver toutes les rues de Dakar sans au préalable apporter une réponse efficace aux problèmes des inondations, c’est encore rajouter des morts chaque année sur la longue liste des disparus.

Une série de mesures s’impose !

Elles sont simples et ne donneront certainement pas immédiatement leur résultat mais c’est la seule et l’unique voie qui permettra de résoudre efficacement et durablement ce problème.

Comme je vous l’ai dit plus haut, je vais essayer de rester simple car comme disait l’autre « le bon sens est la chose la mieux partagée ».

Tout d’abord, il faudra agir avec méthode.
1. Agir sur les projets futurs d’aménagement et de construction.
Pour tout nouveau permis de construire et tout nouveau projet d’aménagement ou d’infrastructures, il faudra :
 Imposer une étude d’impact sur les eaux de pluies qu’il faudra joindre au projet et la faire valider par une commission technique indépendante.
En effet, tout projet pour aménager une parcelle, construire un édifice ou tout simplement faire de la voirie ou du pavage aura un impact sur le chemin qu’empruntera l’eau lors de la prochaine pluie.
Et c’est au moment où l’on conçoit le projet que l’on doit se poser la bonne question de savoir le devenir de cette eau à qui je vais empêcher de s’infiltrer dans le sol.
C’est de la logique pure et simple.

 Imposer un système permettant de contenir tout ou partie des eaux de pluie sur la surface du terrain où sera édifiée une nouvelle infrastructure.
En effet, il s’agira de s’assurer que le volume d’eau à qui on va empêcher de s’infiltrer dans le sol naturel sera stocké sur place ou à défaut de s’assurer de son évacuation vers un système d’assainissement collectif de l’espace urbain public.
Pour le stockage, il s’agira d’imposer au frais du constructeur d’enterrer des cuves dans chaque construction nouvelle et sous les voiries publiques afin de recueillir les eaux de pluie.
Le dimensionnement de ces cuves se fera en fonction de l’étude d’impact qui aura été faite au préalable.
Ces cuves devront reliées au réseau d’assainissement public pour qu’en cas de trop-plein l’eau puisse être acheminée vers des zones plus adaptées.

 Imposer des tuyaux de descente des eaux de pluie afin de les canaliser depuis le haut d’une construction.
En effet, pour pouvoir stocker ou évacuer de l’eau, la logique serait de pouvoir la canaliser.
Il s’agira donc d’interdire toute arrivée d’eau sauvage depuis un toit sans la faire descendre dans des tuyaux positionnés le long des façades des édifices.
On appelle ça des descentes d’eau pluviale.
Ça veut dire qu’il faudra interdire tout simplement ce qu’on appelle dans le langage de la construction au Sénégal, les « pissettes » ou « gargouilles ».

« L’article 681 du Code Civil français interdit à tout propriétaire de faire écouler directement sur les terrains voisins les eaux de pluie tombées sur le toit de ses constructions. »

C’est ce que l’on appelle la servitude d’égout de toit.
« Les eaux de pluie tombant sur les toits doivent donc être dirigées soit sur le propre terrain du propriétaire des constructions soit sur la voirie publique. »

On devrait s’inspirer de cet article du code civil français.

 Faire respecter la notion d’emprise au sol afin de limiter les constructions denses.
J’ai été ravi de voir que le code de l’urbanisme du Sénégal parlait de cette notion d’emprise au sol. Cela veut tout simplement dire qu’on ne pourra pas construire sur toute la surface d’un terrain et qu’il faudra prévoir une zone pour permettre aux eaux de pluie de s’infiltrer.
Dans la pratique, au Sénégal, chacun fait ce qu’il veut et construit sur toute la surface de son terrain. Ce n’est pas normal.


2. Agir sur les infrastructures et les constructions existantes

Sur l’existant, il ne s’agira plus de délocaliser les populations mais :

 Dans un premier temps, mettre en place un programme permettant d’améliorer le système de récupération des eaux pluviales au niveau de l’espace public.
Pour se faire, on devra songer à remplacer les réseaux enterrés existants par des tuyaux plus adaptés. Des tuyaux plus grands qui pourront être curés après chaque hivernage.

 Dans les zones extrêmement inondables, il s’agira d’installer des systèmes de stockage des eaux de pluies. Ces zones stockage seront de grands bassins installés sous les voiries ou les trottoirs.
Ces grands réservoirs pourront être tout simplement des tuyaux de 2m de diamètre qu’on enterrera sous la voirie sur une longueur de 10m, 15m ou plus en fonction du volume qu’on cherche à stocker.

 Dans la foulée, il faudra agir à l’intérieur des constructions existantes afin de collecter les eaux de pluies depuis les toits, les stocker sur place par des cuves enterrées dans le sol si l’espace le permet ou à défaut les évacuer suivant un cheminement bien maitrisé vers la zone de stockage collective se trouvant dans le quartier ou la grande artère la plus proche.
Cela nécessite de mettre en place un programme d’actions national.
Il faudra faire un diagnostic quartier par quartier et construction par construction.
L’idée étant de voir, en fonction des contraintes spécifiques, quel est le meilleur moyen pour équiper les constructions existantes:
o de descentes d’eau pluviale pour canaliser les eaux qui arrivent du toit.
o de réservoir enterré pour stocker tout ou partie des eaux de pluie
o de réseaux permettant de se raccorder à l’assainissement collectif dans le domaine public.
Tout cela a un coût mais je pense qu’avec les 52 Milliards du plan Jaxaay, on aurait pu les régler le problème dans toute la ville de Dakar.
A raison d’un coût approximatif d’1 million de FCFA par foyer (surement exagéré) pour faire ces travaux, on aurait pu installer 52 000 cuves pour récupérer et stocker les eaux de surface de 52 000 foyers.
C’est énorme !
Mais si en plus l’on connait le potentiel économique que représentent ces millions de m3 d’eau, on n’hésite pas un instant à faire l’investissement.

Vous comprendrez à la lecture de ce qui précède qu’il est vraiment trop prématuré de parler de pavage des trottoirs car en plus du catastrophe écologique que cela va produire, un jour ou l’autre, il faudra les casser pour assainir la capitale.
Notre envie de modernité est grande mais nous devons régler d’abord certains problèmes.
Une autre série de mesures importantes serait entre autres d’interdire :
- le transport de sable dans des camions non étanches et non couverts.
- de stocker du sable sur la voie publique en pleine ville en vue de construire un édifice.
- de confectionner des agglomérés de ciment sur l’espace public, ce qu’on appelle communément « brique » ou « agglo ».
C’est logique ! Ne serait-ce que pour le bien-être et la qualité de vie des populations.
Ce sable qui traine partout, se retrouve à boucher les canalisations existantes aggravant la situation.
Il faudra créer des zones de fabrications d’agglomérés de ciment en dehors des villes.
Quiconque voudra construire un édifice ira acheter ces agglomérés de ciments dans ces zones dédiées pour la seule logique qu’il est beaucoup plus sain de transporter des agglomérés de ciment que de transporter du sable.
La liste pourrait être longue tellement les aberrations sont nombreuses mais je vais m’arrêter là.
J’avais depuis fort longtemps envie d’écrire cette contribution.
J’espère au fond de moi-même que cette contribution sera lue par les autorités de ce pays et ceci pour que ça puisse un jour les inspirer pour un Sénégal meilleur !



Malick NDIAYE / malick.ndiaye@hotmail.fr
Directeur de programmes – France
Ingénieur-maitre en génie civil et Infrastructures – Univ de Grenoble
Dess en ingénierie et suivi de projets immobiliers – Univ de Valenciennes.
Master II en Finance d’entreprise – Univ D’Evry Val d’Essonne.




1.Posté par VERITE le 20/02/2013 20:55 | Alerter
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