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Pour sauver Asi, Moustapha Niasse suggère une contribution financière du Maroc et du Sénégal de 15 milliards par pays

Rédigé par leral .net le 6 Mai 2009 à 03:32 | Lu 423 fois

C’est un Moustapha Niasse très en verve qui a fait le round up de la situation politique et économique du Sénégal. Et Cétait pour regretter le fait que « le régime de Me Abdoulaye Wade, malheureusement, continue d’utiliser, sans limites, des méthodes surannées de diversion et de manipulation, faisant perdre au peuple son temps, en éprouvant sa patience ». Une attente qui risque de coûter cher aux travailleurs d’Air Sénégal International. Puisque, dit-il, « le dossier cette compagnie est en passe de provoquer le dépôt de bilan et qui crée une situation tout à fait inadmissible, inacceptable et anormale ».


Pour sauver Asi, Moustapha Niasse suggère une contribution financière du Maroc et du Sénégal de 15 milliards par pays
Pour le Secrétaire général de l’Afp, « le contentieux concernant Air Sénégal International ne devrait pas se situer entre un Etat, l’Etat du Sénégal et une Compagnie aérienne, Royal Air Maroc ». En face de Royal Air Maroc, précise-t-il, « il devrait y avoir une entité autre que l’Etat sénégalais, lequel ne doit avoir pour interlocuteur, en la circonstance, que l’Etat marocain ».

A cet effet, Moustapha Niasse estime que « ce sont les deux Etats qui doivent entreprendre les diligences nécessaires et se situer au niveau le plus élevé que porte l’esprit de la coopération, de l’amitié et des intérêts mutuels de deux gouvernements, de deux pays souverains, amis depuis très longtemps, pour rechercher, ensemble, les solutions les plus convenables dans le but d’assurer la remise à niveau et le salut d’Air Sénégal International ». D’autant plus que, ajoute Moustaha Niasse, « il s’agit d’un endettement de 30 milliards de francs CFA, ce dossier doit être gelé, faire l’objet d’un examen et d’un contrôle menés en commun. Dans l’urgence et en attendant que ce contrôle soit mené à son terme, chacun des deux Etats, au nom des liens particuliers qui les unissent, pourrait débloquer un financement de 15 milliards de francs CFA, soit 30 milliards au total et éponger immédiatement les dettes de la Compagnie pour faire redémarrer celle-ci sur de nouvelles bases. Une Compagnie aérienne ne peut, sans que soient violées les règles de bonne gestion et les principes juridiques en vigueur, négocier directement, avec un Etat, sur un contentieux de cette nature et de cette importance ».

S’agissant de la situation créée à la SONATEL, avec l’idée conçue par l’Etat sénégalais, de vendre ou de nantir, pour un montant de 200 milliards de francs CFA, 9,87 % des actions de cette société au profit de France Télécom, pour la vente de ces actions, ou au profit d’un tiers pour l’hypothèse du nantissement des mêmes actions, le numéro un des progressistes révèle qu’il « existe dans l’espace de la coopération financière internationale des mécanismes appropriés, pour tout Etat, en vue de trouver des ressources additionnelles ne figurant pas au budget annuel de l’Etat, dans des cas d’extrême urgence, ces mécanismes étant ouverts, à tout moment, s’il existe, au niveau de cet Etat, suffisamment de crédibilité dans ses relations avec les bailleurs de fonds ou avec les Institutions spécialisées ». D’ailleurs, il se dit convaincu que « l’exemple pourrait être multiplié par dix, si l’on pense à la recapitalisation des ICS, la cession dans des conditions nébuleuses de parties importantes de la réserve foncière de l’Etat sénégalais au profit de soi-disant partenaires des pays du Golfe, dans la zone des Almadies, sur l’ancien champ de tir, à Ouakam et autour de la soute à munitions située au bas du phare des Mamelles, ou dans les terroirs agricoles de la Région de Kédougou ».

En outre ces suggestions au gouvernement, Moustapha Niasse que sa position sur toutes ces questions est claire : « Le pouvoir doit revenir au peuple. Notre combat doit se poursuivre au service de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la transparence dans la gestion du bien public, contre la corruption, le laisser-aller, les faux fuyants et les faux semblants, le laxisme, la légèreté et le gaspillage ». Car martèle-t-il "notre pays est en danger, il n’est pas dirigé avec les fondements de l’éthique républicaine qui constituent les remparts solides et durables d’un Etat moderne et démocratique". Avant d’avertir que « si nous ne prenons garde, si nous ne faisons pas attention, tout peut arriver au Sénégal ».

Et c’est ainsi pour toutes ces raisons, qu’il (Moustapha Niasse) lance « un appel solennel à tous les compatriotes, de l’intérieur comme de l’extérieur, pour qu’ils se mobilisent, par la réflexion et par l’action, dans le but de changer, ensemble, comme la Constitution nous en donne le droit, cette situation gravement préjudiciable à tous ».

Abdou TIMERA