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Pourquoi l’opposition sénégalaise évite-t-elle le débat essentiel ?

Quasiment chaque semaine, l’opposition sénégalaise embraye sur des sujets d’actualité comme pour vouloir peser à moindre frais sur l’opinion publique. Cette stratégie de l'événementiel en plus de faire perdre du temps sape l’essence même de la politique qui doit être le choc intelligent des visions, des choix et des stratégies orientés vers le développement inclusif et le partage dans un contexte démocratique sécurisé dénominateur commun de tous : la République. Le débat politique doit rester circonscrit autour des termes de référence de la République.


Rédigé par leral.net le Jeudi 21 Mai 2015 à 09:02 | | 9 commentaire(s)|

Pourquoi l’opposition sénégalaise évite-t-elle le débat essentiel ?
Rester sous le diktat de l'événementiel ne paie pas souvent. Le peuple que certains pensent manipuler a une table de valeurs que même beaucoup d’analystes ne voient pas scotchés qu’ils sont devant l’événementiel qui semble être l’arbre qui cache la forêt. Le peuple sait certes rester impatient, mais elle ne verse pas automatiquement dans l’aventure des paroles mielleuses. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les analystes maîtres dans l’art du « prêt-à-penser » n’avaient pas vu venir le Président Macky en 2012.

Macky n’était pas dans l'événementiel, il était dans l’essentiel en faisant les hameaux sans buzz sur le net. De la même manière, les analystes des salons feutrés risquent de ne pas voir le plébiscite fort probable de Macky pour la prochaine élection présidentielle parce qu’il n’a pas devant lui un véritable opposant crédible capable de faire bouger sérieusement les lignes village par village, quartier par quartier. Un analyste doit aller au-delà de l’émotion événementielle pour interroger à froid l’histoire et le cheminement des uns et des autres loin des officines des faiseurs virtuels de roi.

Ce travail d’analyse en profondeur aurait montré que dans les segments sociaux véritables, il n y a pas d’adhésion populaires aux discours des marchands d’illusions. Il y a plutôt quelques oligarchies qui ont vu leurs positions de pouvoir changer et qui s’essaient de temps à autre au chantage devant un Président qui n’a d’yeux que pour le peuple silencieux et heureusement électeur.

Dans l’euphorie de l'événementiel, il arrive que l’opposition trouve des formes de jonctions avec ces oligarchies minoritaires pour faire le buzz en prêchant l’ivraie. Le faisant, l’opposition sape un peu plus sa crédibilité devant l’électeur qui détecte vite les mobiles strictement égoïstes et matérialistes du combat des oligarques. Donner un gage à ces oligarques ne grandit pas l’opposition qui doit éviter de sortir du cadre républicain.

C’est le manque de crédibilité de l’opposition qui fait qu’elle surfe sur le sensationnel des qualificatifs souvent inappropriés (qui sont plus proches de l’insulte) sans aucune force de proposition alternative. Devant ces formules sans prise sur la réalité, la meilleure des réponses est de « laisser les rêveurs rêver », dure sera l’illusion au réveil devant le plébiscite. Il est vrai que le principal problème des deux formes d’opposition (celle affichée et celle-là cachée) est que depuis 1960, elles ont eu à exercer le pouvoir sans véritablement corriger la trajectoire économique et sociale du pays dans le bon sens. Le peuple sait que les oppositions actuelles ne sont pas des hommes et femmes neufs !

Sembler aujourd’hui se donner une nouvelle virginité en voulant indiquer la voie alors qu’on avait échoué n’emballe personne. Et puis, au-delà des mots, il y a les valeurs incarnées par certains opposants dont les images ne passent pas devant la table de valeurs des populations qui attendent plus que des slogans creux de chercheurs de buzz. Que proposent les oppositions au plan économique et social ? A cette question, point de réponse.

Actuellement l’épine dorsale de la vision du Président Macky est le Plan Sénégal Émergent qui est en marche avec une croissance qui, de 1,7% en 2011 est aujourd’hui proche de 5% pour aller se stabiliser sous peu à au moins 7%. Ce taux de 7%, le Sénégal ne l’a jamais atteint depuis l’indépendance ! Au-delà des concepts, que propose l’opposition à la place du Plan Sénégal Émergent ? Silence radio.

Aujourd’hui, notre agriculture, à travers le PRACAS va progressivement vers l’autosuffisance en riz et un boom des exportations horticoles pour faire travailler des dizaines de milliers de sénégalais à travers des investissements massifs créant plus d’efficience dans toutes les chaines de valeur. Concrètement le Chef de l’Etat va sous peu économiser 250 milliards d’importation en riz en exportant pour au moins 150 milliards de produits horticoles mettant ainsi 400 milliards dans le développement autocentré et autoentretenu du pays ! Le Président Macky a pris l’option d’une révolution économique à base agricole d’abord pour aller au-delà des 0,28% de superficie que représente la région de Dakar afin de faire travailler tout le pays. Quelle est l’alternative de l’opposition sur l’angle d’attaque de ces problèmes majeurs qui engagent le devenir des générations actuelles et futures ?

L’opposition doit nous dire ce qu’elle ferait à la place du Chef de l’État qui est en train de mettre l’accent sur le monde rural avec une correction hardie du gap d’infrastructures nécessaires à garantir l’efficience de l’activité productive avec par exemple le programme routier et les 4000 km de pistes de production sans compter les 300 forages ruraux (et la vingtaines en cours à Dakar) et les autres infrastructures sanitaires, électriques et éducatives. Que feraient les oppositions actuelles (celle affichée et celle-là cachée) ?

Il est aujourd’hui acté que le Sénégal n’est plus condamné à consommer comme c’est le cas depuis 1960 du riz importé parce que le Président Macky a pris en 2012 le taureau de l’autosuffisance alimentaire par les cornes avec les 1 600 000 tonnes de riz paddy prévus en fin 2017. L’opposition doit dire aux Sénégalais si oui ou non elle est pour cette option stratégique. Déjà qu’en cette année 2015, seuls 500 000 tonnes de riz seront importés soit la moitié des besoins couverte par le développement de la production qui va au-delà de la vallée pour aller partout dans le pays profond. L’autosuffisance semble irréversible. L’opposition a-t-elle sans démagogie des recettes miracles autres que le PRACAS à moins d’avoir une option de refus de l’autosuffisance ?

Quelle est l’alternative de l’opposition devant le programme de bourses de sécurité familiale couvrant 300 000 familles à l’horizon 2017 et dont la finalité est de casser la transmission intergénérationnelle de la pauvreté ? Une institution des nations unies comme le FNUAP a salué cette initiative et la recommande à tous les pays d’Afrique. A côté du programme de bourses de sécurité familiale, le Président Macky a mis en place un vaste chantier de financement des activités productrices des femmes et des jeunes. Il a mis en place au moins trois instruments financiers inédits (le FONSIS, le FONGIP et la BNDE). Il y a quelques années, on fermait les banques nationales. Macky en crée 3 pour se donner librement les moyens d'appui aux PME et aux populations défavorisées. Que ferait l’opposition ? Statu quo ou démagogie ?

Que propose cette même opposition devant la réalité des baisses à la fois des prix des denrées de première nécessité, de l’impôt sur les salaires, des prix des loyers et des carburants. Que propose-t-elle de neuf pour les personnes frappées de handicap quand on sait que le Président Macky a commencé à mettre en application la loi d’orientation sociale et les cartes d’égalité de chances ? Quid de la gratuité de l’hémodialyse, de la césarienne et des soins et consultations pour les petits enfants sans compter la prise en main de la couverture médicale universelle ? Sur tous ces sujets, l’opposition devrait dire arguments à l’appui s’il s’agit de projets qu’elle compte stopper ou continuer. Ces sujets sont plus importants que les slogans creux anti-Macky.

Aujourd’hui, conformément aux décisions du Président Macky, avec la mise en place de l’OFNAC et de la loi sur la déclaration de patrimoine, la position de pouvoir ne devrait plus donner l’occasion d’une bamboula impunie. Que propose l’opposition en rapport avec l’OFNAC et la déclaration de patrimoine. Va-t-elle supprimer l’OFNAC ? Va-t-elle abroger la loi sur la déclaration de patrimoine ? Va-t-elle en toute démagogie promettre la lune ? La quête de transparence ne doit pas être un facteur bloquant de l’essor national raison pour laquelle le Chef de l’Etat avec courage a fait alléger le code des marchés publics vers plus de diligence pour éviter des lourdeurs anachroniques face à l’impatience des populations. Il est arrivé que des programmes hydrauliques ruraux soient bloqués durant plus de cinq ans du fiat de l’ancien code des marchés. Qu’aurait fait l’opposition ? Statu quo ?

Dans ses relations avec les acteurs sociaux, le Chef de l’État privilégie le dialogue franc avec des réformes majeures sans saper les équilibres de nos finances publiques. C’est pourquoi les crises récentes du secteur de l’Education ont été réglées dans la vérité et la confiance déjouant les pronostics des oiseaux de mauvais augure. Que ferait l’opposition pour à la fois rester ferme sur les reformes sans verser dans la démagogie d’un partage irréaliste des ressources nationales ? En décidant de construire trois universités et un Institut Supérieur d’Enseignement Professionnel ISEP par région naturelle, le Président Macky Sall a pris l’option stratégique de changer l’orientation de notre système éducatif vers plus de professionnalisme loin du surplus de formation littéraire actuelle qui est sans perspectives pour l’emploi. Quelle est la vision de l’opposition dans le domaine de l’Education. Est-elle oui ou non pour la construction des trois universités sur fonds propres et la réorientation stratégique de notre système éducatif ? Est-elle pour l’accent mis sur la formation professionnelle ?

En injectant actuellement et jusqu’ à l’horizon 2017 des capacités moins couteuses de production d’électricité supérieures à ce qui a été fait depuis les indépendances, le Président Macky a pris en charge la résolution du grand boulet à l’industrialisation de notre économie. Cette politique énergétique est entrain de régler trois choses : la disponibilité de l’énergie, la réduction du coût du KW/H et la suppression de la subvention à la SENELEC. Qu’en pense et que propose l’opposition sur ce sujet majeur ?

Au niveau mondial, le leadership de Macky Président en exercice de la CEDEAO est reconnu par ses pairs africains et tous les grands de ce monde. Le Sénégal, en toute humilité est considéré comme un modèle sans que le Président Macky ne s’érige en donneur de leçons. Bien au contraire ce sont les pays du monde qui viennent lui demander des services : c’est le cas de la Guinée Bissau pour mobiliser récemment des fonds avec les bailleurs, c’est aussi le cas pour l’Arabie Saoudite dans sa lutte pour préserver les frontières du pays abritant les lieux saints de l’Islam. Que ferait l’opposition dans le contexte actuel ?

La signature du Sénégal est devenue crédible sur les places financières et notre pays a lui-même fixé les termes de son programme de développement le PSE sans recourir aux financements du FMI avec qui nous n’avons qu’une coopération sans décaissements. Nous sommes loin des plans d’ajustement mis en place à la dictée. Quelle est l’attitude de l’opposition face à la pertinence de cette stratégie ?

En définitive les actes posés par cet homme d’État nommé Macky Sall sont en rupture totale avec ce qui s’est fait depuis les indépendances. Il ne suffit pas de guetter les problèmes sporadiques pour ensuite utiliser des adjectifs qualificatifs creux et sans rapport avec la réalité pour dépeindre ce qui est en train de se faire. La construction du Sénégal ne se fera pas sans difficultés. L’impatience des populations sera toujours devant nos ambitions et nos actes. L’essentiel est d’être sur la voie cohérente de la correction des erreurs du passé pour construire le présent et bâtir un avenir maîtrisé.

Il faut élever le débat politique sur des questions économiques, sociales et politiques majeures. Le débat doit porter sur la trajectoire du Sénégal et non sur des comptes rendu de visites choisies pour exploiter des situations sociales dramatiques que le Chef de l’Etat a pris depuis 2012 l’option de traiter dans le cadre de la stratégie de rupture des germes de la transmission intergénérationnelle de la pauvreté à travers des leviers divers en direction du monde rural. Ce qui a été fait au plan social depuis 2012, aucun gouvernement ne l’a fait au Sénégal voire même en Afrique ! C’est cela qui désarçonne les oppositions (celle affichée et celle-là cachée) évitent le débat essentiel.

Le problème de l’opposition est qu’ils y a des oppositions et non une. L’autre difficulté de ces opposants est qu’une analyse des résultats des trois dernières élections des partis de ceux qui s’agitent aurait montré qu’ils sont en perte de vitesse. Nous y reviendrons certainement dans une réflexion plus détaillée et on verra que parmi ceux qui s’essaient au buzz personne n’a la base nationale nécessaire pour faire bouger les lignes. A défaut de pouvoir faire bouger les lignes, on s’essaie au virtuel en se donnant un manteau taillé sur mesure de principal opposant. Chacun d’entre eux veut ce manteau qui n’a pas encore trouvé preneur les installant tous dans une concurrence terrible qu’ils veulent gagner par événementiel.

En vérité, le Président Macky n’a pas d’opposant principal palpable pouvant faire bouger une seule des 14 régions du Sénégal. Le dire est conforme à la réalité globale du pays. Nous reviendrons sur ce sujet dans une autre contribution plus scientifique parce que chiffrée qui fera tomber enfin les masques. Le déclin est dans les oppositions affichées ou cachées qui devraient plutôt s’interroger sur les raisons de leur déphasage avec l’électeur sénégalais qui sait distinguer le bâtisseur du charlatan. C’est cette clairvoyance de l’électeur sénégalais qui fait que la musique des opposants sonne comme un simple combat crypto personnel sans liens avec le devenir de la nation.

En évitant d’élever le débat sur les options stratégiques, l’opposition ne s’élèvera pas dans les suffrages de ce peuple élégant. C’est pourquoi il y a une forte probabilité qu’à la prochaine élection présidentielle il y ait un plébiscite du candidat de Benno Bokk Yaakar le Président Macky. A défaut de pouvoir changer la réalité, l’opposition abaisse le débat. La majorité doit certes répondre, mais elle doit éviter ce débat de bas niveau et simplement de caniveaux.

L’opposition en quête de buzz ne semble pas aimer le débat essentiel sur la trajectoire économique et sociale du Sénégal. L’essentiel est que Macky est en train d’orienter les bases de l’économie sénégalaise vers l’Émergence pour permettre aux générations actuelles et futures de vivre dignement. Un débat sur cela semble perdu d’avance par les oppositions actuelles.

Mamadou NDIONE
Économiste Écrivain
Cadre APR DIASS







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