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Pourquoi les riches aiment abattre les animaux en voie de disparition

le 30 Juillet 2015 à 13:09 | Lu 981 fois

"Les riches peuvent tout s'acheter, même ce qui ne s'achète pas", précise une psychologue spécialisée dans l'interaction et la communication entre humains et animaux.


Cecil, c'était l'animal emblématique du parc national de Hwange au Zimbabwe. Dépecé et décapité avec violence, la disparition de ce lion a provoqué un tollé à travers le monde. Cette indignation mondiale peut s'expliquer.

"En plus de la mise à mort d'un animal noble et personnifié, c'est le fait que n'importe qui puisse s'offrir cette mise à mort pourvu qu'il y mette le prix, qui fait réagir", précise une psychologue spécialisée dans l'interaction et la communication entre humains et animaux sur le site 20 minutes .

Marché très juteux
Walter Palmer, un dentiste américain, est à l'origine de la mort de Cecil. Il aurait déboursé 50.000 dollars pour abattre l'animal. "Les riches peuvent tout s'acheter, même ce qui ne s'achète pas", poursuit la psychologue. Des hommes célèbres, comme Theodor Roosevelt, le roi Juan Carlos, Ernest Hemingway et William Faulkner, ont toujours eu un petit faible pour la chasse.

De l'Alaska (ours polaires) à l'Asie (tigres), la chasse représente un marché très juteux. Elle rapporterait plus de 700 millions d'euros par an uniquement en Afrique du Sud. Pour chasser les animaux en voie de disparition, les riches n'hésitent pas à mettre des dizaines de milliers d'euros sur la table. Affichant un large sourire et fiers d'avoir tué un éléphant, un lion, un rhinocéros ou une antilope, ils posent fièrement à côté de leur proie. Comme un trophée sur lequel il pourrait être écrit: "Regardez, je l'ai tué tout seul".

Big Five
"Le chasseur paye par animal tué. Une antilope coûte par exemple 2.000 euros. C'est 10.000 euros pour un buffle, 20.000 euros au moins pour un lion. Ça peut atteindre 50.000 euros pour un lion. Ce sont les prix pour leBig Five (éléphant, lion, rhinocéros, buffle et léopard). Ce sont surtout les Américains qui veulent abattre ces animaux", relate Wim van Remortel de l'entreprise "Best Hunting".

Comme vous avez pu le lire sur 7sur7, Walter Palmer déchaîne les passions depuis l'annonce de la mort de Cecil . Les internautes réclament justice et se vengent avec leurs armes. De nombreuses photos de Walter Palmer ont été diffusées sur les réseaux sociaux, accompagnées d'insultes diverses. Des menaces de mort ont également été proférées, ainsi que des informations personnelles. Son cabinet, devenu un mémorial improvisé entre des messages hostiles, est fermé depuis le début de la polémique.

7sur7.be