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Pouvoirs exécutif et législatif jeux, enjeux (Par Ahmed Khalifa Niasse)

Une simple observation sur les trois régimes qui se sont succédé au Sénégal, de 1960 à nos jours- soit sur une période de plus cinquante ans- nous fait noter que, comme pour les bébés, les alliés avec lesquels on est arrivé au pouvoir subissent un « sevrage » après avoir goûté aux délices de gouverner.


Rédigé par leral.net le Mardi 11 Juin 2013 à 19:21 | | 1 commentaire(s)|

Pouvoirs exécutif et législatif jeux, enjeux (Par Ahmed Khalifa Niasse)
C’est ainsi que les choses se sont passées autour de Senghor, notamment pour Mamadou Dia, Valdiodio Ndiaye, Chopard……..
Le phénomène allait se répéter avec Abdou Diouf qui s’est débarrassé de Habib Thiam en l'envoyant d’abord à l’Assemblée pour assurer une présidence qui s’est vue écourter par l’ancêtre de la loi Sada Ndiaye.

En effet, les relations entre les présidences de l’Exécutif et du Législatif ont toujours évolué en antagonisme.
En revisitant l’histoire de ces relations, on perçoit le rôle joué par l’Assemblée pour destituer Mamadou Dia, pourtant chef de l’Exécutif. Et si la position prise en son temps visait Senghor ? Et si l’Assemblée était restée neutre dans ce conflit ?

Dans tous les autres cas de figure notre pays et ses institutions auraient été différents. C’est peut-être cela l’enjeu du débat actuel sur la prorogation ou non du mandat de Niasse.

La frilosité qui se sent actuellement l’était déjà sous les deux Législatures précédentes.
N’est-ce pas ce siège qui a servi de tremplin à l’actuel locataire du Palais de Roume ?
C’est, donc, en connaissance de cause que l’ingénieur tient à doter son système de ce qu’on appelle en plomberie, des « clapets anti-retour.»
Il ne s’agit ni d’un différend politique, ni d’une divergence crypto-personnelle. C’est plutôt stratégique.
Solution ? Me diriez-vous.

Soit le paladin ingurgite une forte dose de naïveté, qui serait fatale au Chef de l’Etat, soit le super parlementaire accepte de retrouver la pénombre de l’Ecole 1 de Keur Madiabel.

Sinon ce sera le Mortal Kombat.
A. Wade en fit de même avec la plupart de ses anciens alliés du FAL. Moustapha Niass, Bathily, Dansokho……
La chose s’est assez répétée pour prendre l’aspect d’un syndrome.

Aujourd’hui les cas Mbaye Ndiaye, ABC semblent bien relever du phénomène. On ne gouverne que rarement avec les lieutenants conjoncturels de sa victoire !

Peut-être que du côté de Sciences Po il y aurait matière à réflexion.
Est-ce un problème d’Institution ?
Rien n’est moins sûr. Car la première fois c’est le régime parlementaire qui était mis en cause. L’argument était que ce type de régime ne convenait pas à la nature africaine. Qu’il entretenait un bicéphalisme habité par les démons de la division.
Toutefois, cinquante ans de régime présidentiel, doté de la variable Premier Ministre, n’ont pas permis de varier les choses.

S’agit-il, alors, d’un phénomène provenant des profondeurs de la société sénégalaise dont l’art divinatoire fonctionne avec le leitmotiv suivant :
« Évite celui-ci, et surtout celle-là, ainsi que cet autre là » ?
A moins que, par naïveté, il ne s’agisse d’idées provenant de l’Hexagone, aussi saugrenues les unes que les autres et qui consisteraient à ériger un profil de l’emploi. Au détriment de l’efficacité.

Or, rien n’est plus décevant que le profil de l’emploi où, souvent, la montagne finit par accoucher d’une souris. De quoi s’agit-il ?
Grossièrement, et d’après cet entendement, il faudrait embaucher les mécaniciens comme chauffeurs. Car, d’après ce « sacré » principe, ce sont eux qui connaissent mieux les véhicules. On peut pousser la chose jusqu’à suggérer la substitution des gros bras gardiens de villas aux chétifs patrons sur le plan conjugal.

C’est ainsi qu’il faut mettre un gendarme ou un policier à l’Intérieur, un banquier ou un fiscaliste aux Finances, un diplomate aux Affaires Etrangères, un écologiste à l’Environnement, un universitaire à l’Enseignement Supérieur…

Donc, de syndrome il n’en est, peut-être, point. Mais les idées reçues ont la vie dure. Les mêmes causes produisant les mêmes effets.

AHMED KHALIFA NIASSE





1.Posté par mbourois le 12/06/2013 17:40 | Alerter
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Mr Niasse je veux tellement vous rencontrer pour sauver la mosquée de mon quartier à Mbour qui risque de s'éffondrer.
J'ai dit à mon papa qu'il n'y a que vous qui puisse faire quelque chose.

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