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Présence de l'avocat dès l'interpellation de son client: Les assurances de Me Mbaye Guèye, Bâtonnier de l'Ordre


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Mars 2017 à 14:39 | | 0 commentaire(s)|

Me Mbaye Guèye, en face
Me Mbaye Guèye, en face
Le texte de loi sur la présence de l'avocat dès les premières heures de l'interpellation de son client par l'officier de police judiciaire, adopté le 25 septembre 2014 par les Etats membres de l'Uemoa et entrée en vigueur depuis le 15 janviers 2015, peine à être appliqué dans l'espace communautaire. Au Sénégal, ça a toujours causé un bras de fer entre les robes noire et la police.

C'est le cas dernièrement entre le commissaire central de Dakar et Me Ciré Clédor Ly dans l'affaire Bamba Fall. Mécontent d'avoir été éconduit par le commissaire Ndiarra Sène, l'avocat a saisi la Chambre d'accusation d'une requête aux fins d'obtenir la radiation de ce dernier du corps des Officiers de police judiciaire ( Opj).

Pour éviter ce genre de différend, le Bâtonnier de l'Ordre des avocats a entamé des démarches auprès des autorités. Me Mbaye Guèye se dit optimiste que cette loi sera appliquée bientôt sans problème. "Ce n'est pas une reforme des avocats, car nous n'avons pas la possibilité d'imposer à un Etat des textes. Les autorités sénégalaise n'ont pas délibérément refusé d'appliquer ce texte. Il se trouve qu'il y a des habitudes qui ont été établies depuis très longtemps. Il est normal que ces habitudes aient quelques difficultés à céder la place à la reforme.

Le Premier ministre m'a dit que toutes les dispositions allaient être prises pour faire appliquer ce texte. Personne ne peut s'opposer à la reforme. Quand à la Commission de l'Uemoa propose un texte aux Etats membres et que les ministres de chaque Etat, notamment ceux de la Justice et de l'Economie signent ce texte, puis que l'Assemblée nationale vote la reforme du Cpp, personne ne peut s'y opposer
", a affirmé le Bâtonnier.

Selon toujours lui, toute personne arrêtée peut demander à être assistée par son conseil, quelle que soit l'infraction. " Il faut qu'on applique la loi une bonne fois pour toutes. Il ne faut pas qu'on joue sur les termes, interpellation, arrestation, garde-à-vue", a noté Me Guèye.

(Avec L'Obs)








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