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Présidentiele 2017: Vers une jonction entre Gakou, Karim et Khalifa?

Rien n’est encore ficelé, mais c’est comme si une alliance politique entre Khalifa Sall, Malick Gakou et Karim était en gestation. Une alliance de «mal aimés» en cas de second tour qui pourrait changer le cours de l’histoire politique.


Rédigé par leral.net le Mercredi 11 Mars 2015 à 22:48 | | 6 commentaire(s)|

Présidentiele 2017: Vers une jonction entre Gakou, Karim et Khalifa?
Malick Gakou a rencontré avant-hier Abdoulaye Wade. Une rencontre entre le numéro 2 de l’Afp, en disgrâce dans son parti, et le secrétaire général national du Pds qui a duré deux tours d’horloge. «Le président Abdoulaye Wade m’a fait l’honneur et l’amitié de m’adresser une correspondance dans laquelle il me demandait de venir le rencontrer afin de me prodiguer des conseils. Je suis venu aujourd’hui répondre à son invitation. Au cours de celle-ci, nous avons passé en revue la situation politique nationale et ses perspectives», a expliqué Gakou.

Avant Wade, Malick Gakou a rencontré le maire de Dakar. Ils se sont rencontrés la semaine dernière en compagnie de Barthélémy Dias et de Mbaye Dionne la semaine dernière dans un hôtel de la place. Et selon des indiscrétions, les deux hommes ont parlé de la situation politique et de l’élection présidentielle à venir.

Ils étaient accompagnés de Dias et de Mbaye Dionne, deux compagnons qui ont pour particularité d’être farouchement opposé à une candidature unique de Benno Bokk Yakaar. Pour ces derniers une élection présidentielle sans leur parti politique respectif est impensable.

Rien n’est encore ficelé, mais c’est comme si Gakou travaillait à mettre sur pied trio de «mal aimés», c’est comme si une alliance politique était en gestation en vu du second tour de la présidentielle.

Car le point commun de ce triumvirat de «mal aimés» est qu’ils sont tous des candidats controversés au sein de leur formation politique à la présidentielle de 2017.

Karim, Khalifa et Gakou sont de probables candidats, mais ils ont des obstacles et non des moindres à franchir pour se faire accepter.

A l’Afp, Moustapha Niasse a interdit formellement à son adjoint de briguer le suffrage universel. Pire, il a décidé que son parti ne présentera pas de candidat à cette élection. Un diktat que Malick Gakou et une frange importante de l’Afp refusent de cautionner.

D’ailleurs, des voix autorisées se lèvent de plus en plus au sein des progressistes pour faire lui un candidat en 2017.

Au Ps, c’est devenu moins compliqué pour Khalifa Sall depuis que le patron du Ps a dit que son parti aura un candidat en 2017.

Néanmoins, il a encore du chemin à faire pour s’imposer et être le candidat de son parti, car Ousmane Tanor Dieng lui-même n’exclut pas de porter les couleurs du Ps.

Quant au secrétaire général national du Pds, il déroule tout un artefact pour faire de son fils Karim le porte-étendard de son parti.

Mais si les principaux responsables du parti sont favorables à la candidature de son fils, des dignitaires libéraux à l’image de Souleymane Ndéné Ndiaye et Habib Sy nourrissent également des ambitions présidentielles et sous les couleurs du Pds.

Pour l’instant, rien n’est encore acquis pour ces «mal aimés», ils doivent batailler ferme pour porter la candidature de leur formation politique respective en 2017.

Mais ce trio, s’il prend forme, pourrait faire mal, très mal même au président Macky Sall candidat à sa propre succession surtout en cas d’un éventuel second tour.

En effet, une alliance politique pourrait découler de ces rencontres encore informelles. Mais cette alliance prenait forme, elle pourrait jouer un rôle déterminant en cas d’un second tour.






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