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Problème de l’énergie au Sénégal, l’espoir de voir bientôt le bout du tunnel (Couro Wone)


Rédigé par leral.net le Vendredi 3 Juillet 2015 à 01:34 | | 5 commentaire(s)|

Problème de l’énergie au Sénégal, l’espoir de voir bientôt le bout du tunnel (Couro Wone)
L’énergie a été dans tous les pays du monde sans exception, un facteur déterminant du développement. Cette vérité transcende même les époques ou les systèmes sociaux. Vladimir Illic Ullianov dit Lénine ne disait-il pas que le socialisme c’est les Soviets plus l’électricité ? Certainement dans le but de bien faire entrer dans la tête de ses concitoyens que ce ne sont pas les incantations idéologiques à elles seules qui créent le développement mais plutôt un labeur méthodique, dur et continu avec une réelle volonté de maitriser les leviers du développement.
Au Sénégal, le choix de produire et d’utiliser l’électricité d’origine fossile n’est pas fortuit, il a été dicté dans le passé par le prix plus que modique du pétrole. En effet, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale jusqu’au premier choc pétrolier de 1973, l’économie sénégalaise à l’instar de l’économie mondiale fonctionnait sur la base d’un baril de pétrole peu cher (2 dollars le baril), alors que le prix de toutes les matières premières avait connu une hausse substantielle durant la même période.
Cette situation inédite avait d’ailleurs poussé les pays de l’OPEP à augmenter unilatéralement le prix de vente de leur seule matière première le pétrole, plongeant du même coup l’économie mondiale dans une situation inattendue où coexistaient, à la fois l’inflation et la stagnation, situation que d’aucuns ont appelé à l’époque la stagflation.
Cet état de fait était grave pour l’économie mondiale parce que tous les mécanismes préconisés par Keynes pour relancer l’économie en période de récession devenaient inopérants.
Si cependant, EDF la mère de la Senelec a pu opérer en France grâce au général de Gaulles les mutations nécessaires en abandonnant progressivement l’énergie fossile au profit de l’énergie nucléaire, tel n’a pas été le cas de sa fille au Sénégal. Au contraire au Sénégal la facture pétrolière n’a cessé de grimper surtout après la dévaluation de 1994, obérant ainsi nos maigres ressources.
Le plan Takkal avait bien diagnostiqué les faiblesses de la Senelec à savoir, insuffisance des capacités de production compte tenu de la croissance démographique galopante, vétusté du réseau, insuffisance des ressources financières allouées à l’achat du fuel. Cependant si le diagnostic était juste, les solutions préconisées n’ont pas produit l’effet escompté.
Les orientations stratégiques du secteur préconisées par le Plan Sénégal Emergent, plus particulièrement le développement du mix énergétique (énergie verte, énergie éolienne, énergie solaire, énergie hydraulique, énergie fossile etc.) ainsi que les récentes découvertes de pétrole au large de nos côtés, nous montrent sans aucun doute possible que le Sénégal est sur la bonne voie.
Et de surcroît la nomination récente à la tête de la Senelec de «Réformator», je veux dire Mouhamadou Makhtar Cissé, est un signe d’espoir, car « Réformator » est non seulement un intellectuel bardé de diplômes, un manager hors pair (douanes, finances, cabinet présidentiel), mais aussi un homme au leadership avéré selon ses pairs.
Sous sa conduite, nous osons espérer, que la Senelec changera bientôt de visage et deviendra une entreprise citoyenne performante au service du client avec une électricité abondante, peu chère et disponible à tout moment.
Si donc l’espoir est désormais permis, nos compatriotes doivent accepter de donner du temps au temps car « Réformator » est certes un homme de foi, chevronné, rompu à la tâche mais certainement pas un magicien.

Couro Wane
Militante APR Kanel
courobwane@ gmail.com






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