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Procès Hussein Habré : Les avocats des victimes de Habré invitent le témoin à justifier les 40 000 morts annoncés

L’audition du témoin Mahamat Assane Abakar, qui a démarré lundi dernier, se poursuit à la salle 4 du Palais de justice Lat Dior de Dakar. Le témoin, interrogé sur les 40 000 morts recensés durant le règne d’Hussein Habré, a précisé que ce chiffre concernait seulement les personnes enlevées, torturées et empoisonnées entre 1982 et 1990.


Rédigé par leral.net le Mercredi 16 Septembre 2015 à 15:53 | | 0 commentaire(s)|

Les avocats de la partie civile ont invité, ce mercredi, le témoin Mahamat Assane Abakar, président de la Commission nationale d’Enquête sur les crimes économiques et crimes de guerre commis au Tchad durant le règne d’Hussein Habré de 1982 à 1990, à apporter des précisions sur le chiffre de 40 000 morts qu’il a avancé dans son rapport. « D'où est-ce que vous tenez ces chiffres que vous avancez sur le nombre de morts (40 000). Ce chiffre me parait moindre », a demandé Me Assane Dioma Ndiaye au témoin. Ce dernier de rétorquer : « Ce chiffre de 40 000 morts est un chiffre minimal. Ce chiffre représente les cas de personnes enlevées, torturées et empoisonnées, mais les autres, nous ne les avons pas mis en considération dans nos rapports ».

Me Assane Dioma Ndiaye, avocat des deux Sénégalais, Demba Gaye et Abdourahmane Guèye, victimes de crimes du régime de Hussein Habré, a poursuivi son interrogatoire en demandant au témoin pourquoi ces deux Sénégalais ont été retenus par la Dds, ou bien s’il a eu des informations sur eux. « En ce qui concerne les étrangers qui sont mort, nous avons reporté les textes comme nous les avons trouvés dans les locaux de la Dds après la chute du régime de Hussein Habré ». Pour ce qui est du cas de Abdourahmane Guèye, M. Ababkar renseigne qu'il a quitté la République de Centrafrique (Rca) dans un avion français et il a été arrêté à en N’djamena. On lui reprochait d'être un espion.

Pour ce qui est de la véracité des informations fournies dans le rapport, M. Mahamat Assane Abakar précise que, depuis la publication de ce rapport en 1992, « personne n’est venu contester ce qui a été dit là-dessus, sauf un journaliste tchadien qui a essayé de nier son appartenance à la Dds comme informateur. « Il a souhaité avoir la preuve de son implication sur la liste des informateurs. Elle a joint Rfi pour dire que la Commission nationale d’enquête a affiché son nom pour dire qu’il est membre de la Dds », dit-il précisant : « Lorsque je l’ai su, j’ai appelé l’archiviste pour qu’il me fournisse les documents et la carte attestant qu’il est informateur de la Dds. Depuis lors, il n’est pas revenu au bureau pour me demander quoi que ce soit ».

À en croire, M. Abakar, les documents ont été retrouvé dans les locaux de la Dds. « Nous avons trouvé beaucoup de documents. Personne ne nous a donné les documents. Nous avons fouillé et retrouvé même une photo d’Assane Djamouss qui a été photographié lorsqu’il a été assassiné », précise-t-il.

Fara Mendy






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