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Procès Hussein Habré : Un expert enfonce l’ancien Président du Tchad

Lors de sa comparution devant la barre des Chambres africaines extraordinaires à titre de témoin, l’expert en vérification d’écritures, Tobin Tanaka, a présenté un rapport rédigé en 2014 portant sur la vérification de documents provenant des archives de la Dds. L’ancien président de la République du Tchad est suspecté être l’auteur de la plupart des contenus.


Rédigé par leral.net le Lundi 21 Septembre 2015 à 13:10 | | 1 commentaire(s)|

Procès Hussein Habré : Un expert enfonce l’ancien Président du Tchad
L’expert dit avoir reçu les documents, par courrier électronique, le 17 mars 2014, et les documents physiques contenant les mêmes dossiers, le 31 mars 2014, avant de faire savoir que les dits dossiers étaient classés en deux lots : le premier appelé écriture connue est composé de 7 documents dont une lettre, adressée au coordonnateur de la chambre d’instruction datée du 29 octobre 1984, saisie lors de la perquisition effectuée chez Habré qui comportent deux annotations : « Contrôlez l’existence des prisonniers de guerre à l’hôpital » et « Désormais, aucun prisonnier de guerre ne doit sortir de la maison d’arrêt, sauf en cas de décès », le Pv de la Police qui comporte sa signature. Les 4 sont écrits à la main et les 3 autres concernaient essentiellement des signatures. Le deuxième lot, quant à lui, portait sur des documents en litige et était composé de 17 documents séparés.

Le travail de l'expert consistait à déterminer si les deux écritures étaient similaires, d’essayer de voir s’il existe une écriture déguisée (si l’auteur a intentionnellement décidé de cacher l’identité de son écriture), mais aussi de voir s’il y a un facteur de complexité de l’écriture (qui implique les qualités nécessaires pour permettre à une tierce personne d’imiter les écrits).

Après étude comparative sur tous les documents, des similitudes suggèrent que le scripteur des documents connus est l’auteur de ceux en litige dont les annotations qui figurent sur la lettre datée du 23 octobre 1984. Pour les autres cas, il n‘a pas été possible, selon l’expert, de déterminer si l’auteur du lot 1 est celui du document en litige et c’est dû à la mauvaise qualité de la copie ou à la complexité des documents.

Mariama Kobar Saleh






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