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Procès de Karim Wade et compagnie : Au palais des invectives

Le débat a volé très bas aujourd’hui. Les avocats ont donné des coups en bas de la ceinture. Ils ne se sont vraiment privés pour s’attaquer mutuellement via des figures de style. Après le feuilleton «Seydou Diagne-procureur Alioune Ndao», Me Yérim Thiam a réveillé Mes El Hadji Amadou Sall, Madické Niang et Souleymane Ndéné Ndiaye.


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Août 2014 à 09:53 | | 0 commentaire(s)|

Procès de Karim Wade et compagnie : Au palais des invectives
Le temple de Thémis s’est transformé au quatrième jour d’audience du procès de Karim Wade et ses supposés complices en un palais d’injures. Les avocats n’ont pas pris bonne de la mise en garde du Bâtonnier de l’ordre des avocats du Sénégal.

En effet après l’incident entre le procureur spécial Alioune Ndao et Me Seydou Diagne. Celui qui a recollé les morceaux a ouvert le feu sur l’ancien président de la République. Prenant l’option de s’adresser directement à «Abdoulaye Wade», il a évoqué l’entrée de Wade dans le gouvernement de Diouf où il ouvrait la porte à l’ancien président de la République, son prédécesseur, l’assassinat de Me Babacar Sèye, la libération de ses présumés assassins, la tentative d’assassinat de Talla Sylla. Me Yérim Thiam a fait porter au père de Karim Wade tous ces actes. Ce qui a soulevé l’ire, l’indignation de l’assistance notamment Mme Viviane Wade et les proches de Me Abdoulaye Wade.

Il y a eu des avocats qui ont été ministres dans leur carrière. Il y en a beaucoup. L’ancien Garde des sceaux a ainsi cité Mes Valdiodio Ndiaye, Madické Niang, Doudou Thiam (père de Me Yérim), entre autres. De tous ces avocats Me Abdoulaye Wade n’a pas été le moins courageux. Me Doudou Thiam n’a pas été le plus courageux.

Me Madické Niang a tenu lui aussi à prendre la parole pour en quelque seconde en rajouter une couche assez salée.

Les réactions épidermiques des deux avocats de la défense ont plongé les militants et responsables libéraux présents dans la salle d’audience dans une hystérie. C’est d’ailleurs sur ces notes piquantes et trépidantes que le président du tribunal Henri Grégoire Diop a suspendu la séance jusqu’au 18 août prochain pour délibérer sur l’exception d’incompétence de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) introduite par la défense et qui a occupé trois jours de bras de fer entre avocats de la défense, de la partie civile et le parquet spécial.

Ibrahima Lissa FAYE

Pressafrik.com






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