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Procès de Karim : la condamnation de Cheikh Diallo pour parjure en question

Tel est le souhait de la défense de Wade-fils et ses co-prévenus qui ne manque pas de réclamer la condamnation de Cheikh Diallo pour parjure car le constat est là selon Me Demba Ciré Bathily et Cie: "le témoin a fait une fausse déclaration". Que nenni, s’insurge le parquet spécial et la partie civile. La Cour n’en est pas convaincue.


Rédigé par leral.net le Mardi 21 Octobre 2014 à 22:15 | | 0 commentaire(s)|

Procès de Karim : la condamnation de Cheikh Diallo pour parjure en question
Tout est parti de la question de Me Demba Ciré Bathily qui demande au témoin s’il a déjà participé à un Conseil d’Administration de CD Média Group. « Jamais », sert ce dernier qui assure n’avoir vu l’actionnaire majoritaire du groupe, Patrick William que quatre (4) ans avant la constitution de la société, puis à la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane.

La robe noire de brandir un document qui fait part de la tenue d’un conseil d’administration tout en demandant à la Cour de condamner le témoin pour parjure. Comme un seul homme, le parquet spécial et la partie civile se lèvent pour «défendre» le témoin. Me El Hadji Diouf dans ses œuvres parle de « terrorisme intellectuel ». «Il n’a jamais eu de réunion physique entre moi et Patrick William », persiste le journaliste.

Dans son intervention, le parquet spécial, Alioune Ndao puis son substitut, remettent sur la table le « mode opératoire » dans les sociétés ABS et AHS où on « a vu des actionnaires qui n’ont jamais assisté à un conseil d’administration ». Le substitut du Procureur spécial ira même jusqu’à lire la déclaration de Patrick William qui selon Antoine Félix Diome, a dit « quant aux signatures, je les ai faites dans le cabinet de Me Patricia Lake Diop ».

Sur ces entrefaites, Me El Hadji de la partie civile, avec le ton qu’on lui connait, crie : « Qui est fou ». D’autant plus, s’éructe-t-il que sur la feuille de présence brandie par la défense de Karim, il est bien marqué, «représenté ». « On parle bien français », ironise-t-il. «A ce rythme, on est bon jusqu’à l’année prochaine », tranchera pour sa part, l’ancien bâtonnier, Félix Sow de la partie civile qui sert que la défense tente de «décrédibiliser le témoin ». Ce qui n’empêche pas à Me El Hadji Amadou Sall de marteler : Cheikh Diallo était bel et bien là. La Cour a pris note. Décision donc attendue.

Pressafrik.com






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