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Procès de Wade-fils: Karim dit avoir été menotté, bousculé et tabassé

C'est sans conteste, le mercredi des incidents dans le procès de Wade-fils. L'un de ses conseils, Me El Hadji Amadou Sall expulsé de la salle, la défense de Karim qui n'entend pas réintégrer la salle tant que les "violations" de leurs droits ne cesseront pas, le fils du président sortant de signaler à la Cour qu'il "a été tabassé".


Rédigé par leral.net le Mercredi 14 Janvier 2015 à 18:22 | | 12 commentaire(s)|

Procès de Wade-fils: Karim dit avoir été menotté, bousculé et tabassé
L'ancien ministre d'Etat a voulu se solidariser avec ses avocats qui ont boudé l'audience après l'expulsion de Me Amadou Sall. Le président Henry Grégoire Diop fait savoir à Karim Wade qu'il ne peut en aucune façon, refuser de comparaître. Le fils de l'ancien Président sortant est aussi invité à respecter la Cour tout comme les gardes pénitentiaires. «Je vous demande de suspendre l'audience jusqu'à ce que je puisse constituer d'autres avocats », sert le célèbre détenu qui ne manque pas de dire à la Cour : «Je viens d'être humilié, Monsieur le Président ». «Je me suis fait tabasser dans le box des accusés. On m'a fait tomber... C'est la première fois que je suis menotté », dit Karim Wade qui précise que ses «avocats étaient en train d'expliquer la contribution du Plan Takkal ». Pour ainsi, prouver aux Sénégalais « que nous étions en train de travailler et non de nous enrichir ».

«Vous avez toujours vos avocats. Ils ont le droit de ne pas se présenter dans la salle. Mais vous pouvez engager la responsabilité de vos avocats qui ne vous ont pas défendu... », sert la Cour. « Vous avez mis mes avocats à la porte », réplique le fils du président sortant. « Nous en avons expulsé qu'un », rétorque la Cour à laquelle, le célèbre détenu dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis, demande une « suspension » du procès. Ce, «jusqu'à ce que je trouve des avocats ». La Cour donne alors au prévenu jusqu'à demain matin. Temps très court selon Karim qui réclame plus. « Au moins jusqu'à lundi », plaide me Borso Pouye, seul avocat de la défense à être présent. «Je n'étais pas au courant des incidents », dira-t-elle par ailleurs.

Wade-fils va plus loin. «Donner votre verdict, vous l'avez déjà. Condamnez-nous tout de suite », dit-il. Donnant leur avis sur la question, le Parquet spécial soutenu par la partie civile, demande à la Cour de maintenir sa décision de suspendre l'audience jusqu'à demain. Selon les deux parties, il y a des témoins à entendre. Reprise du procès demain à 10 heures. Me Tamaro Seydi sera à la barre.

Leral avec PressAfrik






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