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Prostitution sur la Corniche: Une vieille dame de 51 ans alpaguée

Un jeune homme de 29 ans, pris en flagrant délit, en pleins ébats, avec trois vieilles prostituées dont l’une a 51 ans, une autre, 46 ans, et la troisième, plus jeune, âgée de 35 ans. Après l’interrogatoire à la barre, l’affaire a été jugée ; le représentant du ministère public avait requis l’application de la loi. Le tribunal des flagrants délits, s’est déclaré incompétent, et le président a mis en branle l’article 318 du code de procédure pénale, en renvoyant l’affaire au ministère public, qui devra saisir le tribunal départemental. Les éventuels magistrats qui recevront le dossier, interrogeront à nouveau les prévenus. En attendant, les professionnels de la chair resteront en prison.


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Décembre 2008 à 21:36 | | 0 commentaire(s)|

Commerçant de sont état, Amadou Barry, 29 ans, a été appréhendé pour outrage public à la pudeur sur la Corniche Ouest de Dakar, aux environs de 20 heures. Trois vieilles prostituées ont été écrouées en même temps ; car Amadou Barry a été pris, alors qu’il était en pleins ébats avec la plus vieille d’entre elles, nommée Ciré Sy, âgée de 51 ans ; les deux autres, notamment Sophie Diallo, 46 ans, et Ndèye Oumou Diop, 35 ans, recevaient leur clientèle au même lieu. C’est au cours d’une opération policière que leur projet libidinal a été étouffé dans l’œuf. Conduits à la police, d’où ils étaient déférés au parquet, les prévenus ont comparu à la barre du tribunal des flagrants délits le 17 courant, pour circonstancier les faits qui leur sont reprochés. Interrogé, le sieur Barry a remué ciel et terre pour se tirer d’affaire. Clamant son innocence, il a soutenu qu’il n’avait même pas vu ces femmes, quand vers 20 heures, les policiers l’ont interpellé. « Les policiers vous ont arrêté alors vous étiez sur l’une des prostituées », lui a rappelé le président. Avant de sermonner la nommée Ciré Sy qui, malgré son âge avancé, se livre encore à des parties de jambes en l’air sur la voie publique. Mais en dépit de la matérialité des faits, les trois péripatéticiennes ont continué à crié leur innocence. Interrogées, par rapport à la détention du Carnet de santé, elles ont répondu que le document se trouve au Camp pénal où elles sont en détention préventive. Le représentant du ministère public, a requis l’application de la loi. C’est ainsi que le conseil des prévenus, Me René Ndiaye, est entré dans l’arène de la défense. L’avocat est revenu sur la déclaration des mis en cause à la barre, poursuivis pour outrage public à la pudeur, en disant qu’ils ont tous nié les faits qui leur sont reprochés, avant d’ajouter qu’il met à l’abri les intérêts de tous les trois prévenus. « Aussi bien Amadou Barry que les trois femmes, n’ont pas été retrouvés en flagrants délits, comme le prétendent les policiers. Sophie Diallo et Ndèye Oumou Diop ont reconnu, appartenir à cette profession, mais ont soutenu ne jamais la pratiquer sur la voie publique, Ciré Sy s’est recyclé dans le commerce, Amadou Barry a même ses parents dans la salle », a martelé Me René Ndiaye, avant de demander au tribunal leur faire bénéficier du doute. Au délibéré, le président a surpris son monde. Le tribunal s’est déclaré incompétent en la matière, en usant de l’article 318 du code de procédure pénale ; aussi, a-t-il renvoyé l’affaire au ministère public, qui saisira la chambre départementale pour une nouvelle enquête concernant les mis en cause. Affaire à suivre.

Lassana Sidibé

Source: L'office






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