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Publication officielle des listes des Législatives à 16 h, vendredi 9 juin, de toutes les attentes et contestations


Rédigé par leral.net le Vendredi 9 Juin 2017 à 08:31 | | 0 commentaire(s)|

Publication officielle des listes des Législatives à 16 h, vendredi 9 juin, de toutes les attentes et contestations
 
Le 9 juin, un vendredi saint en plein mois béni de Ramadan, toutes les attentions sont tournées vers la Direction de l’automatisation du fichier électoral. Et pour cause, les listes officielles en direction des élections législatives seront dévoilées. Brrr !!! On voit venir ce vendredi de toutes les contestations.
 
Frustrations dans le camp de la majorité présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar, où tout un chacun veut être investi dans son fief, engendrant ainsi un climat de défiance entre responsables soldé par des invectives.

Le patron de Bennoo Bokk Yaakaar a du surseoir à toute investiture, pour « prendre les choses en main ».
 
Mandat lui a été donné par ses plus proches alliés, Tanor Dieng et Moustapha Niasse, de mettre qui il veut sur les listes, selon son plan, afin de venir à bout de ses adversaires et remporter avec une large majorité, les élections législatives.
 
Du coup, Macky Sall devient ainsi le seul responsable de tout ce qui adviendra le lendemain de la publication officielle des listes.
 
Les listes issues de l’opposition, ne seront pas également épargnées par la vague de contestations. Déjà, des voix ses sont élevées pour contester des positions. Parce que reléguées au second plan.
 
Aller à Canossa ?
 
Que ça soit au sein de la mouvance ou de l’opposition, des frustrés crieront leur amertume. A Bennoo Bokk Yakaar, la non-investiture de l’ancien Premier ministre, Aminata Touré, fait jaser. Certains de ses proches collaborateurs « attendent » la publication officielle des listes pour y voir plus clair.
 
A les en croire, Mimi Touré, leur mentor, est la mieux placée pour diriger la liste nationale de Bennoo Bokk Yaakaar. Mais, le chef de l’Etat, ne voit pas comme ça les choses. Pour lui, son chef de Gouvernement est l’homme le mieux placé pour diriger la liste nationale de la mouvance présidentielle.
 
Effet Boomerang
 
La situation des contestations et les frustrations nées des investitures, a souvent eu des conséquences fâcheuses, parce que produisant l’effet inverse.
 
Cela aboutit souvent à un vote-sanction ou à une abstention massive. Le Pds l’aura appris à ses dépens en 2009. Les «mauvaises» investitures aux élections locales avaient occasionné un effet boomerang.

Le parti et ses alliés avaient perdu la quasi-totalité des grandes capitales régionales du pays et même, la capitale. «Le Pds a voté contre le Pds», avaient servi Me Wade et Cie pour expliquer leur déconvenue. Les répercussions se sont fait sentir à la Présidentielle de 2012. Parce que dit-on, en politique, «les erreurs se paient cash».
 
Bis repetita !
 
L’exercice de 2009 au sein du Pds, consistant à voter contre le Pds, risque de se produire le 30 juillet prochain, à travers les urnes. Avec des attentes déçues, les espoirs assoupis, des responsables laissés sur le carreau, ne vont pas hésiter à sanctionner leurs listes. Et souvent, cette manière de faire en politique pour régler ses comptes, a beaucoup plus de conséquences au sein du parti au pouvoir.

Sekou Dianko DIATTA (IGFM)









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