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Quand la justice viole, le peuple brûle

Ma conviction profonde est la suivante: quand on pousse un homme jusqu’à ses derniers retranchements, on ne lui offre que deux possibilités : s’éclipser ou se révolter. La violence est un mal tapi dans le corps de tout être humain; même les plus grands donneurs de leçons en sont pleinement affectés. Il y a à peine huit mois, l’histoire du Sénégal nous offrait une image inédite, qui nous a semblé médiatiquement héroïque mais, qui n’était que la preuve que les soi-disant plus grands hommes du pays ne sont que des hommes couvant de la violence; il s’agit de l’image de l’actuel président de l’assemblée nationale (Moustapha Niasse) lançant violemment des pierres aux forces de l’ordre et incitant sa famille, ainsi que tous les jeunes du pays à en faire autant. Au nom de quoi ? D’une injustice (pour lui) que l’Etat d’alors voulait perpétrer sur un peuple.


Rédigé par leral.net le Mercredi 31 Octobre 2012 à 21:00 | | 9 commentaire(s)|

Quand la justice viole, le peuple brûle
Les nouveaux dirigeants du pays, semblent avoir oublié, sitôt élu, toutes les réactions qu’une situation vécue comme injuste peut engendrer sur une communauté humaine. Or, quand la Justice d’un pays devient perverse, politicienne et assassine, il devient pour chaque citoyen un devoir de s’ériger pour défendre la citoyenneté menacée, comme le stipule L’article 2 de la Déclaration Universelle des Droits de L’homme et du Citoyen.
Comment peut-on demander à des jeunes qui endurent l’arbitraire du maintien en détention de leur Guide, malgré l’évolution de l’enquête qui peine à établir la moindre culpabilité à son égard, de se calmer et de laisser faire la Justice, quand cette même Justice libère un homme ayant affirmé dans les médias avoir tiré des balles réelles et tué des personnes, avec en preuve d’appui, la vidéo du forfait commis ? Comment peut-on oser rappeler à ces jeunes que « ce qu’il ne faut pas oublier dans ce dossier, c’est qu’il y a eu mort de deux hommes, ce qui explique la détention de leur Guide » (Macky Sall) alors que dans le même temps, Hissen Habré, qu’on accuse de génocide, et dont la culpabilité n’est pas encore établie, reste libre sur le territoire sénégalais et mène ses activités en toute liberté ? Comment peut-on crier sur tous les toits qu’il faut avoir foi en la séparation des pouvoirs alors que le premier ministre traine avec le doyen des juges, que la ministre de la Justice dicte sa loi aux petits juges et diligente tous les dossiers dits sensibles du pays ? Comment peut-on demander à ces jeunes de faire confiance à une Justice qui viole bon an, mal an, les droits des détenus et passe outre les textes régissant le transfèrement des prévenus ? Comment peut-on essayer de les rassurer sur le suivi médical de leur Guide de 77 ans convalescent, transféré dans une prison réputée pour son austérité, au moment où le jeune Baïla Wane, qui n’est nullement malade, siège confortablement, parce qu’ami ou parent du Président, au Pavillon spécial de l’hôpital A. Le Dantec, avec son acolyte Madibo Diop ? Qui peut oser, devant une parodie de Justice, faire
confiance à un appareil judiciaire avec des vitesses aussi variables et téléguidées?
Un magistrat qui se respecte, vaut beaucoup plus qu’un politicien parvenu à un poste de responsabilité au gré des manoeuvres politiques. Un magistrat est magistrat par la force quasi spirituelle de la vérité du Droit. Son statut, il ne le doit nullement à l’aléatoire des régimes; qu’Abdoulaye Wade, Macky Sall ou Abdou Diouf soient présidents de la République ou pas, un bon magistrat reste magistrat, donc, il ne doit rien au Président et, à ce titre, il se doit d’imposer le Vrai au circonstanciel politique qu’est le Président. Au sein d’une Justice qui se respecte, le magistrat n’écoute que le Droit. Mais l’impression que certains de nos magistrats nous donnent, c’est d’être des caméléons vitrifiés qui n’obéissent qu’à la couleur politique de l’homme le plus fort du moment, qui fricotent avec les hommes d’Etat, cautionnent leurs erreurs, expliquent leurs dérives et se plient à leurs caprices.
Dans quelle démocratie qui se respecte a-t-on vu un Ministre de la Justice ou un président de la République s’inviter dans un dossier pendant devant la Justice, sans être rappelés à l’ordre, ne serait-ce que poliment, par le doyen des juges ou quelque autre institution judiciaire?
Un chat, dans une société non hypocrite, s’appelle un chat. Mais, même un chat, quand on l’accule à force et qu’il se retrouve dos contre le mur, n’a pas d’autre choix que de sortir ses griffes et de se révolter.
Alors arrêtez l’hémorragie de l’hypocrisie et envisagez la désolante réalité à laquelle des milliers de personnes ont été confrontés, face à laquelle ils ont lutté pendant six mois pour canaliser leur désarroi, avant de dire « BASTA ! »…
P.M.MBAO



1.Posté par FocusActu le 31/10/2012 19:13 | Alerter
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Bonjour à tous! Votre nouveau site d'information est désormais en ligne: focusactu.com. Bienvenue à tous!

2.Posté par Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye le 31/10/2012 19:31 | Alerter
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L’apologie vulgaire d’un médiocre perroquet de service aux ordres d’un criminel notoire.



Qui est donc ce discoureur chevronné, insensé des convulsions pitoyables de la charogne aux contours illusoires de pouvoir libérer un chef de gang, sous l’habillage d’un usurpateur de grand chemin, pris la main dans le sac, pour avoir parrainé un double meurtre sur fond de sauvagerie qu’il croyait être impunie ?
J’ai décidé de répondre de façon anonyme, non pas par peur, mais au risque de lui donner une quelconque publicité. La bassesse avec laquelle il fait montre, indique un ignare très loufoque, dément et désemparé devant l’embastillement de son chef incarcéré pour complicité d’assassinats au double meurtre. Tout le discours infect repose, en filigrane sur ce postulat. Libre à la presse de reprendre cette chronique !
Pour qui se prend donc ce diable médit au culot démesuré, minable de nature, tombé bêtement sous l’escarcelle de l’obscurantisme décadent, un allié, sorti de terre des ténèbres du wadisme désuet, s’adonnant ouvertement à des invectives à longueur de journées par presse interposée à l’encontre de la justice et les institutions de la république d’un pays souverain, libre et indépendant qu’il injurie sans discernement et constamment ? Ce déséquilibré mental à la langue pendue, sous le couvert d’un intellectualisme dégingandé doit être recadré fermement et remis à sa place, au risque de lui donner une tribune qu’il ne mérite nullement.
Qui arrêtera donc cet illuminé bouffon, nombriliste, pantin de la pourriture sanieuse et burlesque, se déclarant in fine, le pire chien de garde d’un fraudeur incorrigible et incompressible, extraordinairement métamorphosé en piètre robot drogué, n’est rien d’autre qu’une victime d’un attardé mental, parmi tant d’autres, qui sont, malheureusement, à la solde d’une secte parfaitement organisée sous le sceau de « thiantacounes »-aux contours éminemment nébuleux aussi pires que ceux des adeptes décriés en occident, tire les ficelles au fond de sa cachette à Thiès. ?
Alors, que valent donc les élucubrations fumeuses, tendancieusement irrévérencieuses, faussement intellectuelles émanant d’un vaut rien biscornu à la fois guignol et culotté aux pulsions névrotiques dangereusement sataniques, corrélativement imputables aux prises chroniques de chanvre indien, en sus d’autres drogues dures, de la part d’un individu crasseux, indigne et indécent, dont les discours idéologiques éloquemment terroristes clairs-obscurs visent exclusivement à vouloir sortir d’affaire par la ruse son mentor gourou, filou de premier plan, maître enchanteur, détrousseur, de toute l’histoire du terrorisme religieux du Sénégal, excellant dans l’art du grand banditisme à grande échelle, représenté par son seigneur Béthio Thioune, l’escroc notoirement ennemi public n°1, considéré comme étant le principal commanditaire direct du double meurtre au village qu’il baptise pompeusement sous le nom de « MEDINATOUL SALAM » avec la complicité d’une bande de malfrats écervelés ?
Primo, il faut être inculte comme ce type pour oser dire des âneries de la pire espèce : « Pour rappel, la Constitution actuelle stipule clairement, qu’en cas de vacance du Pouvoir ou d’incapacité du Président de la république, le Président du Senat assure l’intérim, entre soixante et quatre vingt dix jours, pour ensuite organiser des élections démocratiques, libres et transparentes ». Pour rappel, ce monsieur là, très bavard par ses gongs, s’inscrit en donneur de leçons à ceux qui veulent l’entendre, méconnaît totalement que le sénat est anticonstitutionnel par rapport à son caractère féodal. Il a été mis en orbite pour la première fois en 1999 par Abdou Diouf.
Secundo, devant l’urgence des inondations à répétitions, le président de la république, Macky Sall, introduira, dans les prochains jours, une loi constitutionnelle pour la suppression simultanée du sénat budgétivore et inutile, par ricochet, le poste de vice-président. Les mds économisés seront affectés aux victimes des déluges. Ce personnage ne manque pas de mauvaise foi, lorsqu’il : « à propos des « Eaux de la misère », qui les tuent et déconstruisent leurs habitats et leurs foyers, de son fameux voyage de loisir ou de « trouvaille » au Maroc pour certains, aux Etats unis ou en Afrique du Sud pour d’autres, le Président Macky Sall s’attaque à la République sœur de Gambie, en profanant un principe fondamental de la Diplomatie, «quelle que soit la situation, il faut toujours maintenir et assainir la communication».
En réalité, cet allié indéfectible des wade regrette tout simplement le pape de l’impunité, puisque son mentor protégé par ce dernier n’est plus aux manettes. Voilà la rancune de cet énergumène, qui tente par des pirouettes à justifier des mensonges. Pouvait-il en être autrement ? Ce discours de bas étage est bidon. C’est l’apologie d’un médiocre perroquet de service d’un criminel notoire.
Béthio Thioune, s’adjuge lui-même le qualificatif contestable de « cheikh ».
RAPPORT DU PARQUET DE THIES SUR LE DOUBLE MEURTRE DE MEDINATOUL SALAM L’affaire Béthio Thioune, de A à Z.
« Lobservateur | Vendredi 13 juillet, 2012 16:13
Quatre jours après l’inculpation et le placement sous mandat de dépôt de Cheikh Béthio Thioune et Cie à la maison d’arrêt et de correction de Thiès par le Doyen des juges du tribunal régional de Thiès, Abdoulaye Assane Thioune, le substitut du procureur de Thiès, Cheikhna Anne, a été désigné pour faire un rapport sur l’affaire par sa hiérarchie. Dans un document intitulé«Note sur l’affaire ministère public contre Béthio Thioune et consorts» en date du 30 avril 2012, il explique au Procureur général près la Cour d’appel de Dakar d’alors, Youssoupha Mbodji, les différentes péripéties du double meurtre de Médinatoul Salam. L’Observateur a pu consulter cette «note», qui retrace l’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam, de A à Z.
Un rapport détaillé sur l’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam a été adressé au Procureur général près la Cour d’appel d’alors, Youssoupha Mbodji, quelques jours après l’incarcération du guide des «thiantacounes» et de ses coaccusés. Un document intitulé «Note sur l’affaire ministère public contre Béthio Thioune et consorts» en date du 30 avril 2012, rédigé par le substitut du procureur de Thiès, Cheikhna Anne. Ce rapport explique dans les moindres détails, tout ce qui a été fait en termes d’enquête, ainsi que toutes les déclarations tenues par Béthio Thioune, ses coaccusés et les témoins oculaires de ce drame. L’Observateur qui a pu consulter ce document, vous replonge dans cette scabreuse affaire.
DIMANCHE 22 AVRIL 2012.
Un peu après 19 heures, les éléments de la Brigade territoriale de Mbour reçoivent un appel téléphonique de Cheikh Faye, chambellan de Cheikh Béthio Thioune. Il informe les hommes en bleu qu’une bagarre a éclaté entre des disciples du guide des «thiantacounes» au village de Médinatoul Salam, communément appelé Keur Samba Laobé dans le département de Mbour.
Les gendarmes se rendent automatiquement sur les lieux et constatent à la devanture de la concession de Cheikh Béthio Thioune «d’importantes traces de sang sur le sol, mais également une chemise tachetée de sang et étalée par terre. A l’intérieur de la maison, des traces étaient aussi visibles. Les enquêteurs avaient également constaté du sang sur un véhicule appartenant au propriétaire des lieux (Cheikh Béthio Thioune) et conduit par Mamadou Hanne dit Pape», note le rapport du substitut du procureur, Cheikhna Anne.
Interpellé sur la présence de sang dans le véhicule, le chauffeur soutient qu’il en ignore la provenance. Quant à Cheikh Béthio Thioune, il déclare, selon le rapport, «avoir été informé d’une bagarre qui avait opposé Bara Sow et ses compagnons à ses disciples et que les premiers nommés étaient repartis».
Des crottins pour masquer la fosse commune
LUNDI 23 AVRIL 2012. En faisant son jogging matinal, un retraité (nous avons choisi de zapper son nom pour le protéger) constate des traces de sang suspectes sur son circuit de sport matinal. Il appelle automatiquement les éléments de la Brigade territoriale de Mbour. Les gendarmes se rendent dare-dare sur les lieux et constatent «des traînées de gouttes de sang longeant la piste située derrière le domicile de Cheikh Béthio Thioune jusqu’à l’intérieur d’un bâtiment en construction où d’autres traces de sang étaient nettement visibles».
L’escadron territorial est appelé à la rescousse et le secteur est bouclé. Le ratissage du périmètre suspect permet de constater la présence de crottins masquant un retournement de terre. «La fouille minutieuse de l’espace concerné avec l’aide de pelles, a permis la découverte de deux corps sans vie, superposés et croisés, enterrés dans une fosse commune avec des traces de violence occasionnée par des armes contondantes, tranchantes et à feu. Les corps se sont révélés être ceux de Bara Sow et d’Ababacar Diagne», écrit le Substitut du procureur, Cheikhna Anne, dans son rapport.
Après cette découverte, les gendarmes retournent au domicile de Cheikh Béthio Thioune où ils découvrent à nouveau «des traces de sang sur un pick-up de marque Ford immatriculé DK-2559-AN et sur le flanc droit du 4X4 Hummer immatriculé DK-9210-AF appartenant à celui-ci, avant de procéder à leur saisie.
Des opérations de détections chimiques de traces de sang opérées sur les deux véhicules de Béthio Thioune se sont révélées positives. Le Centre d’analyse et de recherche moléculaire (Cdrm) de Dakar a ainsi été saisi pour un examen biologique afin de déterminer l’origine sanguine des traces détectées. Les résultats ne sont pas encore disponibles.
Forts de ces éléments, les gendarmes, renforcés par des éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) encagoulés, procèdent à l’arrestation de Cheikh Béthio Thioune et de quelques-uns de ses disciples, soupçonnés d’avoir participé à ce double meurtre. Ils sont conduits sous bonne escorte à la Brigade de recherches de Thiès pour les besoin de l’enquête. Les corps sont acheminés à la morgue de l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar. Une autopsie est ordonnée par le Procureur de la République de Thiès, Ibrahima Ndoye.
La boîte crânienne de Bara Sow réduite en bouillie
RESULTATS DES AUTOPSIES – Le certificat de genre de mort de Bara Sow, établi par le professeur Victor Mendes du pavillon Bichat de l’hôpital Aristide Le Dantec, fait état de «plaies contuses au niveau frontal et occipital (…), de fractures de tous les os de la boîte crânienne, avec hématomes sous cutané et hémorragie (…) dues à des coups et blessures avec un objet tranchant, dur et contondant».
Quant à celui d’Ababacar Diagne, établi par le même médecin, il fait état d’une«plaie contuse (…) au frontal droit (…), de fracture de la boîte crânienne (…),de volumineux hématomes sous cutanés du cuir chevelu (…), de plaies pulmonaires (…)». Le médecin a ainsi conclu à «une mort à la suite de coups et blessures par arme à feu et objets durs et contondants».
AUDITION DES TEMOINS OCULAIRES-
Au cours de l’enquête préliminaire, les gendarmes ont auditionné les témoins oculaires (dont nous taisons les noms pour leur sécurité). Ils ont unanimement déclaré que «le 22 avril, vers 19 heures, en compagnie des deux victimes (Bara Sow et Ababacar Diagne), ils se sont rendus à Médinatoul Salam pour effectuer la «ziarra» auprès de leur guide, Cheikh Béthio Thioune. Arrivés sur les lieux, deux d’entre eux se sont détachés du groupe pour aller aviser les responsables du protocole qu’ils souhaitaient être reçus par Cheikh Béthio Thioune. Quelques minutes après, un groupe de talibés, armés de gourdins, de coupe-coupe, de pelles et d’un fusil, s’attaquent à eux et séquestrent Bara Sow, qu’ils malmènent sauvagement à coups de gourdins de coupe-coupe avant de le jeter à la porte». Selon toujours les témoins, «quand ils sont sortis de la maison, ils sont poursuivis par les assaillants. Le nommé Khadim Seck a pris un fusil pour tirer quatre coups qui ont atteint Ababacar Diagne au niveau du thorax et des cotes. Ce dernier a crié fort, en disant : Serigne Béthio Dieureudieuf, avant de tomber à terre». Ils expliquent également que les nommés Pape Malaka, chou, Mademba, Oumar Sow, Balla Diop, Pape Ndiaye Tracteur, Khadim Seck, Pape Mal, Demba Kébé, Cheikh Berobé, Souhaïbou Dièye, Aliou dit Lindo et Cheikh Faye, font partie de leurs agresseurs.
VERSION DE CHEIKH BETHIO A L’ENQUETE PRELIMINAIRE-
Interrogé par les gendarmes lors de l’enquête préliminaire, Cheikh Béthio Thioune soutient qu’il n’était pas au courant de la mort de Bara Sow et Ababacar Diagne et déclare avoir été informé par son chambellan, Cheikh Faye, des échauffourées survenues à son domicile entre ses disciples et le groupe dirigé par Bara Sow. Il n’a entendu aucun coup de feu, dit-il, ajoutant n’avoir jamais été au courant de la réaction violente de ses talibés. Il soutient qu’il a juste donné un «ndigueul»et non un ordre à ses talibés de ne pas admettre Bara Sow à son domicile. Toujours lors de l’enquête préliminaire, Cheikh Béthio Thioune a déclaré qu’après les échauffourées, il est sorti «pour faire un tour dans le village avec Cheikh Faye et le chauffeur Samba Ngom». Il est revenu sur ses déclarations, selon le rapport du substitut du procureur de Thiès, pour citer Saliou Ndour comme étant le chauffeur qui était au volant du véhicule lors de sa sortie.
L’arme du crime devait être planquée à Touba
Face aux gendarmes, Cheikh Béthio a également déclaré qu’il possède deux armes (un pistolet et un fusil de chasse) avec des autorisations administratives. Il les a confiés à Serigne Saliou Barro et à Samba Ngom, dit-il, dans sa déposition. Samba Ngom est ainsi arrêté par les éléments de la Brigade de gendarmerie de Touba et conduit à Thiès. Il est trouvé sur lui un fusil de chasse de calibre 12 mm numéro 49795. Auditionné, il a fait savoir que l’arme n’est pas celle qui a été utilisée à Médinatoul Salam. Il a révélé que l’arme du crime a été remise à Aly Diouf, chargé de la remettre à Serigne Saliou Barro. Ce dernier doit l’acheminer à Touba.
Les gendarmes se rendent immédiatement à Médinatoul Salam et après une perquisition, découvrent une arme de calibre 12/7 numéro 567540, cachée dans un vaste espace clôturé appartenant à Cheikh Béthio Thioune, sous un tas de briques, non loin du domicile d’Aly Diouf, distant du domicile du guide des«thiantacounes» de 300 mètres. Aly est arrêté. Il reconnaît avoir participé aux échauffourées et aidé Khadim Seck à dissimuler l’arme.
DENEGATIONS ET AVEUX – Les nommés Cheikh Faye, Mamadou Hanne, Alassane Ndiaye, Samba Ngom, Demba Kébé, Aziz Mbacké Ndour et Pape Ndiaye, nient toute implication dans les faits, tandis que les nommés Mame Balla Diouf, Aliou Diallo, Mamadou Guèye, Al Demba Diallo, Momar Talla Diop, Mouhamed Sène et Adama Sow, avouent. Ils reconnaissent avoir participé à la bagarre avec leurs gourdins, car Cheikh Béthio Thioune leur a demandé de ne pas laisser Bara Sow accéder à son domicile. Ils avouent avoir caché les corps des victimes dans un bâtiment en construction avant de les transporter à bord d’une charrette conduite par Moussa Dièye pour les enterrer dans une fosse commune à huit cents (800) mètres de la résidence du guide des «thiantacounes».
VOLTE-FACE DE CHEIKH BETHIO THIOUNE
– Le 25 avril 2012, le guide des«thiantacounes» subit son dernier interrogatoire. Lui qui avait soutenu n’avoir jamais été informé de la mort de Bara Sow et d’Ababacar Diagne, revient totalement sur ses déclarations. Il reconnaît avoir été informé de la présence de Bara Sow et de ses compagnons dans sa concession par Cheikh Faye, mais aussi de la mort de celui-ci et d’une autre personne juste après les échauffourées. Il ajoute n’avoir pas informé les éléments de la gendarmerie, qui s’étaient rendus chez lui, de la mort des deux «thiantacounes» car il «croyait n’être pas obligé de le faire et que les gendarmes pourraient avoir les informations (d’eux-mêmes)». Interrogé sur les raisons de sa sortie juste après les faits, il soutient qu’il «voulait se défouler pour refouler la tension, compte tenu de cette situation». Il précise qu’il est sorti de sa maison après l’enterrement des victimes, rejetant la responsabilité sur Cheikh Faye, à qui il avait demandé, dit-il, de ramener les corps. Ce qui n’a pas été fait, soit par peur, soit parce que son chambellan n’avait pasrépercuté son «ndigueul», commente Béthio.
Les conclusions des enquêteurs qui ont perdu Cheikh Béthio et Cie
CONCLUSIONS DES ENQUETEURS – Selon le rapport du substitut du procureur de Thiès, «il ressort des éléments de l’enquête, notamment des déclarations des mis en cause, Mame Balla Diouf, Aliou Diallo, Mamadou Guèye, Al Demba Diallo, Momar Talla Diop, Ablaye Diouf, Mouhamed Sène et Adama Sow et de ses propres aveux, que Béthio Thioune, qui avait vivement instruit ses disciples de ne plus admettre Bara Sow à Médinatoul Salam, était sorti de sa maison à bord de son véhicule Hummer immatriculé DK-9210-AF, suivi d’un Pick-up de marque Ford immatriculé DK-2559-AN, sur lesquels des traces de sang avaient été retrouvées juste après avoir été informé de la mort des victimes».
Il ressort également de la procédure, selon le substitut, Cheikhna Anne, que«Cheikh Béthio avait passé sous silence la mort de Bara Sow et d’Ababacar Diagne et leur enterrement «dans une fosse commune». Ce malgré la présence d’éléments de la gendarmerie dans sa concession».
«Les éléments de l’enquête ont également révélé que le fusil de calibre 12/7 utilisé par Serigne Khadim Seck lors des échauffourées pour atteindre mortellement Ababacar Diagne, lui a été remis par son guide Cheikh Béthio Thioune, qui déclare tout au long de l’enquête, détenir des autorisations administratives pour ses armes, sans être en mesure de les présenter aux enquêteurs», note le substitut Anne.
C’est pourquoi, Cheikh Béthio Thioune, Abdoulaye Diouf, Serigne Khadim Seck, Mamadou Hanne, Alassane Ndiaye, Samba Ngom, Mame Balla Diouf, Demba Kébé, Mamadou Guèye, Aziz Mbacké Ndour, Pape Ndiaye, Moussa Dièye, Aliou Diallo, Al Demba Diallo, Momar Talla Diop, Samba Fall, Mouhamed Sène, Adama Sow, Cheikh Faye, Aly Diouf et Serigne Saliou Barro, ont été déférés au parquet. Ils ont été confiés au juge d’instruction du premier cabinet de Thiès, Abdoulaye Assane Thioune, qui les a inculpés pour association de malfaiteurs, recel de cadavres et infraction aux lois sur les inhumations, meurtre et complicité de meurtre avec acte de barbarie, non dénonciation de crime et détention d’arme sans autorisation administrative préalable. Ils sont présentement sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction de Thiès.
DAOUDA MINE ET
OUSSEYNOU MASSERIGNE GUEYE
SOURCE LOBSERVATEUR »

Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye

Les vérités d’un internaute Africain solitaire

3.Posté par Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye le 31/10/2012 19:33 | Alerter
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Qu’il ne nous fasse pas parler ! Par Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye


Ahmed Khalifa Niasse: « Cheikh Béthio Thioune devrait bénéficier de circonstances atténuantes ». Nous n’attendons plus que ça se passe pour agir ! Qu’il ne nous fasse pas parler !
Cette contribution ne peut être un réquisitoire, ni un dénigrement aveugle, systématique, encore moins, pour nier la résistance de la confrérie mouride, porte standard de la lutte contre le colonialisme français, mais se veut tout de même objective, par rapport aux faits historiques. C’est un constat.
A cet effet, la ténacité indéniable avec laquelle Cheikh ahmadou Bamba Mbacké, à la fois concepteur et instigateur du mouridisme, a été dans son ensemble, louable, salutaire, positif et constructif pour son combat noble contre les troupes d’occupation, d’autant plus que sous l’impulsion de Cheikh Ibra Fall, son bras armé, disciple de premier plan, a joué un rôle majeur dans la propagation du mouvement par son autorité unitaire, reste incontestablement l’ossature et le catalyseur déterminant par son courage et son abnégation en vers son maître à qui il voua une allégeance et une soumission totale.
Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké fut donc une icône exemplaire dans la lutte contre l’impérialisme français. Il se consacra à dieu dont il avouait une adoration sans limite. Pour ses valeurs morales, reconnues, il fut aussi un homme de paix, un érudit audacieux, un exégète du saint coran par sa droiture. Tolérant et militant non violent, il a prêché la bonne parole durant sa vie, car non seulement, il se détournait remarquablement des biens matériels de ce monde, mais a transcendé l’histoire par les preuves de son action sur le terrain au moment où sa propre vie fut mise en danger ; qui lui valut d’ailleurs d’énormes déboires, voire même des épreuves très rudes étayées par des persécutions, humiliations, jusqu’à sa déportation hors de son pays, loin des siens pendant de nombreuses années, pour son refus de se soumettre à l’ordre colonial très répressif. Il est donc un digne patriote qui mérite respect et admiration pour son apport à l’islam et au panafricanisme. Cela étant, pour autant, peut-on passer sous silence les périodes de collaboration de son entourage immédiat avec l’administration coloniale, même s’il ne fut pas lui-même l’instigateur direct ou indirect, jusqu’à nier totalement l’histoire et ne retenir que le côté mythique, idyllique de la chose ?
La tradition orale ne prend en compte que le côté lumière prophétique, emphatique, tendant à créer une exceptionnalité divine, mais garde bien dans l’ombre ces échanges.
Après le bâton, place à la carotte et à la collaboration des échanges de service-soutien financier aux efforts de guerre-recrutement des Tirailleurs- alliances et collaboration- campagne électorale de Baise Diagne, franc-maçon, élu député en 1914 à l’Assemblée Nationale française- privilèges matériels par l’octroi de terrains et autres cadeaux encore.
Après le bâton, place à la carotte et à la collaboration des échanges de service. Les relations entre le colon et les hommes de chapelets commencent à changer radicalement et positivement au lendemain de la première guerre mondiale. Les toubabs, maîtres des lieux, versèrent de l’eau dans leur vin après les services rendus. Cela intervient au lendemain de la première mondiale, suite au soutien financier conséquent à l’effort de guerre et par un recrutement massif de talibés très réceptifs au « ndiguël » – recommandation- ou ordre, une consigne émanant de la plus haute autorité spirituelle- ont été engagés dans le contingent de tirailleurs, constituant, ainsi, la chair à canon. D’ailleurs, deux des fils aînés de celui qui fut le bras séculier, considéré comme la cheville ouvrière, pour avoir contribué de façon incontestable à l’expansion du mouridisme, furent partie des recrues. C’est ainsi qu’on vit une implication directe des mourides pour la campagne électorale de Blaise Diagne, premier franc-maçon noir, candidat au poste de député à l’Assemblée Nationale française. Sans le soutien des mourides, la campagne électorale de Blaise Diagne n’aurait pas lieu. Ce n’est donc pas nouveau l’intrusion et la collaboration du religieux sur la scène politique. Rien n’a changé donc. Les rapports historiques entre le religieux et le politique restent ambigus Un rappel nécessaire. Par élégance ou par manque de courage, nos historiens font profil bas, restent aphones et amorphes sur la question brulante. On s’arrête là.
Ahmed Khalifa Niasse bavard et ridicule
Plutôt de faire profil bas et par respect aux morts, certains d’entre eux, comme Ahmed Khalifa Niasse , qui sont loin des exemples de valeurs, en remettent une couche plus épaisse pour pérenniser une prééminence d’un cynisme hideux, bien saillant, en soutenant sans ambages et par devers, le détenu pour lequel ils ont de la sympathie, corporatisme obscurantiste oblige. Non, un peu de moralité, monsieur Niasse, par respect pour la mémoire des victimes et des familles endeuillées. L’amoralité est-elle donc l’apanage des médiocres ? Tout n’est donc pas permis ! Non, n’en rajoutez pas plus pour vous défausser devant l’histoire et vous déculotter honteusement à la seule fin de défendre par la ruse et au nom de l’islam, une certaine caste conservatrice, éminemment bourgeoise, aux allures d’une solidarité grossièrement corporatiste, communautariste !
Mais qui est donc Ahmed Khalifa Niasse ?
Un pédigrée exceptionnel dans le paysage politique. Il est l’ami et le proche collaborateur de wade, son émissaire immédiat auprès du défunt colonel Kadhafi. Ahmed Khalifa Niasse fait ses premiers pas en politique sous la présidence de Senghor. Son parcours politique sera pour le moins contradictoire, et ses nombreux changements de camps (pouvoir-opposition) amèneront beaucoup de gens à se poser des questions sur ses réelles ambitions politiques. Il aime les médias et les prédictions. Un symbole parfait de la mythomanie et de l’opportunisme sans état d’âme, qui mange dans tous les râteliers, une girouette qui tourne au gré au du vent. Il est connu pour ses sorties au vitriol, il a le goût immodéré à l’argent et peu importe sa provenance. Ses retournements spectaculaires font de lui un politicien-marabout atypique dans l’échiquier politique. Apparemment, il est très lié avec certains chefs d’état, notamment ceux des états pétroliers du golfe. En février dernier, Ahmed Khalifa Niasse appelle Wade à s’accrocher au pouvoir, même s’il doit y laisser la vie. Imprévisible et peu crédible. Tantôt, il brocarde wade, tantôt, il le soutient. On ne sait pas lequel Ahmed Khalifa Niasse est le vrai de l’ivraie. En décembre 2011, il a pris faits et causes pour le candidat de la Coalition Sopi, plastronnait, à qui voulait l’entendre, que Wade est l’homme qu’il faut au Sénégal. « Ko kanko. Affaire bi moom la », a-t-il déclaré.
L’insaisissable, Ahmed Khalifa Niasse, un personnage, versatile, curieux, aux multiples facettes hors pair, homme d’affaires, marabout- politicien obscur, contradictoire, il s’acclimate conformément à la météo politique et mute tel un serpent, en fonction de ses propres pulsions incorrigibles au nom de ses intérêts effroyablement personnels, fait parler de lui, dans une déclaration tonitruante qu’on lui connait, sermonne : « Cheikh Béthio Thioune devrait bénéficier de circonstances atténuantes », comme si les actes répréhensibles doivent se mesurer nécessairement à l’aune d’une prétendue respectabilité et non point par rapport aux faits reprochés.


Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye
Les vérités d’un internaute Africain solitaire
A suivre……..


4.Posté par Hé bin... le 31/10/2012 19:48 | Alerter
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LES CRETINS DE BETHIO N'ONT CERTAINEMENT PAS CASSE LE VEHICULE DE L'AUTEUR DE CET ARTICLE.

5.Posté par Modou Sene le 31/10/2012 20:12 | Alerter
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J'ai vraiment pitié de ceux qui continuent encore de répondre à ces cheytane de thiantacons. Laissez-les aboyer. Ils se lasseront et ils vont rentrer dans leur niche.

6.Posté par So le 31/10/2012 22:27 | Alerter
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De toute façon quiconque croit qu'il est acculé et dos au mur et a le droit de riposter on a un Général comme Ministre de l'interieur .
A mon avis Béthio devrait etre derriere les barreaux depuis plusieurs années pour son bien et celui de beaucoup de jeunes Sénégalais.
Pour son bien affin qu'il se répentisse car il est guidé par SATAN .
Un type qui se dit Mouride Cheick et Marabout qui se permet d'épouser 7 femmes.
Par la viande et le café il a marabouté toute une jeunesse desoeuvrée à laquelle on ne donne que de la graille.

7.Posté par hypocrisie le 01/11/2012 09:12 | Alerter
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Hypocrisie quand tu nous tiens Mr Mbao vous avez parfaitement raison cette societe ces magistrats ainsi que nos politiques sont de fiéfés meuteurs doublés d'hypocrite aveuglés par la haine sournoise qu'ils nourissesnt à l'egard du Cheikh force est de constater que votre analyse est des plus pertinentes
et leurs atermoiements montrent que ça ne vole pas tres haut coté preuves.

8.Posté par Nafekh le 01/11/2012 09:24 | Alerter
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Les senegalais ne croient pas en Dieu ils croient tellement au maraboutage qu'ils ont perdu confiance en Dieu.Si un séjour carcéral est forcément une punition divine alors qu'en est-t'il du séjour carcéral de Cheikh Ahmadou Bamba et de sa deportation?Qu'en est-til du prophéte Yossef?Qu'en est-t'il des nombreux prophétes et saints qui ont subi le decret divin?
Quand la haine viscérale que l'on porte à quelqu'un nous pousse à oublier le jur du jugement dernier c'est que l'on est tout simplement idiot!!!

9.Posté par Nafekh Modou ngoné Fall DéguèneNdiaye le 01/11/2012 09:33 | Alerter
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Tu tournes au tour du pot tu n'as fourni aucun argument solide si c'est l'obs ta source c'est que t'es un bouffon tu ne fais que mentir et insulter.Reponds aux questions du sieur Mbao pease!
Qui plus est j'ai vu que tu essaies sournoisement de lier la voie mouride aux francs maçons yow ya tegueul sa ndeye rek!!!!

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