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Que doivent-il savoir de Borom Touba ! - Par Alioune Nikolas Huchard


Rédigé par leral.net le Lundi 1 Février 2016 à 08:19 | | 2 commentaire(s)|

Que doivent-il savoir de Borom Touba ! - Par Alioune Nikolas Huchard
Devant la grandeur d’esprit de Cheikh Ahmadou Bamba, les raisons scientifiques se sont inclinées. Les obédiences belliqueuses les plus incrédules se sont rendues devant l’énergie pacifiste et la tolérance du vénéré Borom Touba.Tout a déjà été dit sur les bienfaits que recèlent son œuvre, ses enseignements avec le chapelet interminables de ses miracles.
Dès 1895, Borom Touba a résisté à de longues années de déportation et de régimes barbares. Il est revenu des forêts du Gabon sans avoir contracté la moindre fièvre hectique ni séquelle physique. Aucun médecin, ni infirmier ne l’a ausculté. Les abus savamment planifiés par les ennemies de sa foi n’ont pas entamé sa détermination. Ceux qui ont ourdi les plans les plus sordides pour le liquider l’ont épié à toute heure de la nuit et du jour sans jamais rapporter un seul instant de faiblesse. Comprenant que le Cheikh n’aller jamais transiger pour leur signer une « armistice » ils se résolurent à concocter une sorte de « cessez le feu » . Ainsi, ils organisèrent son retour vers le port de Dakar où il débarquera sur le môle 2 , rebaptisé El Hadj Malick Sy. C’était devant Cheikh Ibra Fall, Cheikh Anta Mbacké et d’autres dignitaires du Mouridisme, le 11 novembre 1902.
En Juin 1903, il se soumettra à une seconde déportation vers les hostiles plaines désertiques de Mauritanie, d’où il reviendra en 1907. Son aura n’en sera que croissante comme le nombre de centaines de milliers de ses disciples, à qui il saura imposera en toute circonstance la tolérance et la non-violence.
Il n’ y a pas une seule ligne de la littérature coloniale ou d’archive qui fait état d’une défaillance de Cheikh Ahmadou Bamba. C’est cet homme multidimensionnel qui a permis d’éviter la dévaluation du franc français en 1926. A cet effet, il a fait débloquer sur fonds propres, l’équivalent du budget du Sénégal. Par l’entremise de son cadet, Thierno Birahim Mbacké, la somme fut remise aux représentants de la France.
Aujourd’hui, Touba la jeune ville qu’il a fondé, à la fin du 19ème siècle, représente un pilier important et crescendo de l’activité économique du pays.
Les apprentis pyromanes de la rédaction de J.A. devraient interroger l’histoire de Louis Mouttet, le Gouverneur par intérim qui a signé la minute du Conseil privé et inique du 05 septembre 1895. Avec son collaborateur Leclerc, il est directement impliqué dans la déportation de Xadim Rassoul au Gabon.
Durant l’hivernage de 1895, Mouttet avait multiplié et précipité les manœuvres contre le vénéré Ahmadou Bamba. Moins de sept ans plus tard, en poste en Martinique il périra de ses brûlures du 3ème degré et de défaillance multisystémique en minimisant une l’éruption du du Volcan Pélée. La négligence de cet ex- flibustier de la colonie sénégalaise aura coûter la vie à 28000 personnes le 8 mai 1902, à Saint- Pierre de Martinique.
A 44 ans, il emportera, les secrets de ses funestes desseins, qui avaient sous-tendus ses agissements perfides, depuis le début de sa carrière en métropole.
Sa plume spécieusement affûtée a d’ailleurs failli coûté la vie au Bourba Djoloff Samba Laobé Penda Ndiaye. Il réussira à le faire exiler dès janvier 1896, au Gabon.
La rédaction du journal J.A. n’aura aucune peine à retrouver les détails de cette dernière étape de Mouttet louis, un dénégateur perfide qui avait bien connu le Cheikh.
Par contre, même pour les historiens, ce n’est pas une sinécure de savoir qu’est devenu le commandant Leclerc. C’est sous son autorité que 150 hommes armés étaient à la manoeuvre ce samedi 10 août à Djewol, pour l’arrestation d’un honorable Cheikh non armé. Ce commandant est retourné dans l’anonymat pour l’éternité, par la grande et obscure porte , comme cela lui avait été prédit par Borom Touba.
Aujourd’hui encore, malgré des efforts de recherche, son simple prénom est difficile à préciser pour 99,99 % de ses compatriotes.

Nous, nous savons ce qu’il en est de Borom Touba, Cheikhul Xadim Rassoulilah ( SAWS ) aux grades inégalables et pourvoyeur de grâces insondables.

Rendons grâce à l’Omnipotent.







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