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Quel enseignement et quelle éducation professionnelle ? Lettre ouverte au Président de la République

Nous vous devons respect, vous également, cette réciprocité ne souffre d’aucune discrimination, ou d’exception d’âge ou de position sociale. Si vous estimez que c’est le contraire, alors monsieur le Président, la sagesse et le poids de votre âge vous contraignent à vous retirer et à ne pas polémiquer, car entre vérité et mensonge il n’y a de place que la confrontation et l’impolitesse.


Rédigé par leral.net le Mercredi 20 Juillet 2011 à 08:44 | | 1 commentaire(s)|

Quel enseignement et quelle éducation professionnelle ? Lettre ouverte au Président de la République
Vous avez dit 40% du budget national est consacré à l’éducation, nous vous croyons. Mais il ne faut pas oublier que jusque là nous vous avons tout donné. Tout ce que vous avez demandé en son temps pour gouverner nous vous l’avons accordé, avec des périodes de grâces, que vous-même vanter auprès de vos pairs.
J’en reviens à votre discours, et à votre appréciation, sur l’important budget de l’éducation nationale. Bravo, quel courage pour cet effort ! Seulement je n’ai pas la même appréciation que vous. Je ne me situe pas dans cette conception normative, qui voudrait, que seuls les faits sans les résultats, et des intentions sans champ d’application, soient tenus comme références de valeur de satisfaction.
Président, vous êtes plus ambitieux que cela. Alors je vous invite à une critique objective. Mon point de vue sur la question, pourrait ne pas être partagé par l’ensemble, mais peut ouvrir des pistes de convergences vers un idéal et un objectif. En effet, l’éducation n’est pas un processus de conformation, ni de conformité. Mais plutôt de confirmation, et d’atomisation par le moyen de la culture, de compétences, permettant de concourir efficacement à la vie de la société.
Je pense également, que ce sont les résultats en termes, d’objectifs et de réalisations, de finalités, en termes d’emplois et d’estime de soi. D’insertion dans la vie publique et privée, au travers de compétences, sous tendu par la transmission du savoir, ou « des savoirs » qui sont les déterminants, à considérer par votre politique d’éducation.
Des apprenants, aptes à servir l’entreprise, la cité, l’université et la recherche seront les fruits d’un enseignement de qualité réussit et gage pour la relève de demain. Ce sont là des actes et arguments à vanter avec mesure, plutôt que de vous arrêter sur un taux ou un montant en milliards de nos francs, qui ne feront qu’augmenter la colère des spécialistes et observateurs de l’enseignement et de l’éducation.
Monsieur le Président, revoyez vos arguments sur la question de l’éducation, ils ne sont assimilés à aucun référentiel technique, scientifique ou méthodologique avéré. L’éducation vous est très chère, vous l’exprimez à travers votre attachement à l’exemple de la case des tous petits. Ce projet novateur et audacieux me semble être une exclusion et un rejet d’une frange importante des localités qui en ont le plus besoin. Il semble également que c’est une duplication avec une touche nouvelle ou un double emploi (excusez le terme), si on considère que l’éducation de base, (communautaire) est plus souvent prise en charge au début de la vie de l’enfant par le cercle familial, (plusieurs formules existent) et progressivement par l’école. Seulement si les parents en sont conscients et qu’ils sont aidés par les collectivités décentralisées et pour vue qu’ils aient les moyens de laisser leurs enfants aller à l’école (plusieurs contraintes existent : les conditions sociales).
Toute la période de l’enfance est celle d’une maturation affective, au travers d’un apprentissage des choses de la vie. Les choses essentielles qui devraient être sa ligne directrice, le conduisant avec son destin à assurer et à assumer son devenir.
Ainsi, inculquer dés le bas âge à l’enfant, depuis la case des tous petits, ou du primaire élémentaire, des conceptions, des structures de langages étrangères, ou de pensées par l’apprentissage cognitif, de formes culturelles, anticipées et sophistiqués, c’est simplement et tout naturellement fabriqué des robots et des enfants à qui on aura volé leur petite enfance ou leur adolescence. Puisque nous aurons anticipés et précipité leur trajectoire. (Ce cas de figure ne concerne que ceux dont les parents vivent dans les cités et dans le bain d’un environnement social privilégié).
Exemple : Nombre d’enfants savent réciter, si ce n’est le coran ou les litanies, ou encore des chants des poèmes, des histoires, etc... Sans pouvoir écrire, ni comprendre le contenu de ce qu’ils récitent, tel l’instruction d’un aveugle. Cela est dangereux pour l’avenir d’un pays et c’est à corriger.
Les plus nantis, n’auront pas les soucis de la case des tous petits, ni de la scolarisation de leurs enfants. Ils sont déjà à l’abri, loin du pays et des réalités d’une concurrence pour le savoir et pour la survie. Il faut inscrire l’école et l’enseignement dans nos cultures et nos traditions.
Il faut repenser l’école, sans oublier les daaras/écoles coranique, ou évangélique, qu’il faudra coupler des méthodes classique/ancien ou classique/moderne de l’enseignement. Les Badianes et les Nidiayes you gokh peuvent servir de relais dans notre communauté pour apporter une touche authentique dans l’éducation des jeunes.
Il serait temps que le monde de l’éducation se rééduque, à l’univers divers et changeants mais bâti sur nos valeurs, et le sens auquel il nous appartient d’orienter, les apprenants vers des débouchés qui correspondent à chaque étape, à quelques choses de leur apprentissage.
Et justement c’est là que vont intervenir, des enseignants et des éducateurs spécialisés, pour assister les élèves et les enfants, en déperdition ou d’échecs, mais pas autrement monsieur le Président.
Nos enfants sont précieux et leur éducation aussi, de grâce trouvons leurs de bons et compétents enseignants, plutôt que de leur offrir des surveillants élèves, qui eux aussi ont besoin d’être encadrés. Le temps de formation de l’éducation et de l’enseignement inclus des notions de grandes visions et d’une sagesse tant le chemin vers l’accomplissement est long et exaltant.
Le temps de la formation d’un jeune élève tout au long de cette phase de la vie n’achève pas son éducation, ni sa formation, qui consiste à cultiver une discipline, qui établit un apport d’implication personnel, individuel et ou collectif maitrisé dans un processus de travail.
Président de la République, en rapport avec votre gouvernement, avec le monde enseignant, redéfinissons ensemble le sens que vous souhaiter donner, à la fois, à ce budget, et à l’éducation. Je veux parler de l’orientation et de la gestion comme objectif et finalité.
Moi-même suis enseignant formateur dans le cadre du partenariat instituts de formation et secteurs privés. Je réaffirme ici que c’est le savoir, sur la pointe de la plume, et de l’expression, que le pari se joue, suivant toutes les disciplines, en plus de l’expérience acquise en confrontation avec la réalité de la pratique.
Président, seules les idées peuvent changer le monde, des idées au sens du bien commun et nos compatriotes de l’ancienne génération et de l’actuelle génération forment l’élite d’aujourd’hui. Aidez nous à préserver cet acquis et à léguer à la future génération les outils de leur devenir de demain.


Mouhamed Faouzou Dème
Consultant en tourisme



1.Posté par ba le 20/07/2011 09:45 | Alerter
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