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Qui est Omar Mateen, celui qui a mis les Etats-Unis à feu et à sang ?

le 13 Juin 2016 à 12:10 | Lu 621 fois

Omar Seddique Mateen s'est ajouté à la funeste liste des tireurs de masse qui ont ensanglanté les Etats-Unis. Les mobiles islamiste et homophobe ne font plus aucun doute pour les autorités. Connu des services de police, ce citoyen américain de 29 ans avait été interrogé à deux reprises par le FBI pour ses liens supposés avec la mouvance djihadiste. Il était obsédé par la violence et ouvertement homophobe.


Né à New York en 1986 de parents afghans, il était diplômé en droit pénal. Domicilié à Port Sainte-Lucie, à environ 200 kilomètres d'Orlando, il travaillait comme agent de sécurité dans une entreprise privée. Il était père d'un enfant de trois ans, issu d'un second mariage.

"Un fidèle pieux et tranquille"
Musulman pratiquant, il fréquentait souvent la mosquée Fort Pierce avec son fils. "Il venait prier et son fils jouait", a déclaré Syed Shafeeq Rahman, l'imam local. "C'était un fidèle pieux et tranquille. Je ne m'attendais pas à ça. Nous enseignons la justice et la paix".

Son ex-femme: "Violent, bipolaire, haineux"
En revanche, son ex-femme, Sitora Yusufiy, une immigrée ouzbekhe qu'il avait épousée en 2009, ne dresse pas un portrait très flatteur de son ancien mari, que du contraire. Elle parle d'un homme "violent, bipolaire, instable, haineux". D'après elle, il assumait aussi publiquement son homophobie.

"Au début, c'était quelqu'un de normal qui tenait à sa famille, adorait plaisanter. Adorait s'amuser. Mais quelques mois après que nous nous soyons mariés, j'ai vu qu'il était instable, bipolaire et qu'il s'énervait sans raison. Il me battait sans raison ou parce que le linge n'était pas propre", explique-t-elle.

L'un de ses collègues décrit un homme qui parlait sans cesse de "tuer des gens". "Je n'étais pas surpris. Je sentais que cela arriverait", confie-t-il à la presse américaine.

Son père soutient le régime taliban
Pour le père de l'auteur présumé des faits, le carnage du Pulse Club n'aurait rien à voir avec l'islam. Selon Mir Seddique, qui décrit son fils comme "un bon garçon bien éduqué", le mobile est l'homophobie. Il fait notamment allusion à une scène d'embrassade entre deux homosexuels dont il avait été témoin et qui l'avait dégoûté. Quand on sait qu'il soutient la cause talibane en Afghanistan, le témoignage est évidemment à remettre en perspective. Malgré son profil trouble, le père s'est dit "choqué" par la tuerie.

Comment il a échappé au FBI
En dépit de son casier judiciaire vierge, Omar Mateen n'était pas un inconnu des services de police américains. Le suspect avait été interrogé à deux reprises par le FBI. Une première fois en 2013 lorsqu'il avait tenu des propos radicaux sur son lieu de travail. La deuxième fois un an plus tard pour ses contacts avec Moner Mohammad Abusalha, un kamikaze américain. Il n'avait pas été inquiété car le FBI estimait que le contact ne constituait pas "une relation significative ou une menace".

Laissé en liberté, Omar Mateen a pu se procurer un arsenal de guerre grâce aux deux licences dont il disposait et perpétrer un carnage dans la discothèque.

Selon la NBC, le terroriste présumé a appelé le 911 pour prêter allégeance à l'Etat islamique avant la tuerie. Une information corroborée par un communiqué de Daech, diffusé par son agence officielle. "L'attaque visant une boîte de nuit pour homosexuels à Orlando, Floride, qui a laissé plus de 100 morts et blessés a été menée par un soldat de l'Etat islamique", affirme le texte.

7sur7.be


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