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RDC : Violences à Kinshasa au moins 17 morts, dont 3 policiers

Rédigé par la rédaction le 19 Septembre 2016 à 21:30 | Lu 755 fois

Les échauffourées entre policiers et manifestants qui ont eu lieu lundi à Kinshasa ont fait au moins 17 morts, dont trois policiers, selon un bilan officiel encore provisoire. Les Kinois étaient sortis en nombre à l'appel de plusieurs partis d'opposition, demandant la convocation de l'élection présidentielle dans les délais constitutionnels.


RDC : Violences à Kinshasa au moins 17 morts, dont 3 policiers
Ce bilan a été annoncé officiellement en fin de journée lors d’une conférence de presse du ministre de l’Intérieur, Évariste Boshab. Il a été confirmé à Jeune Afrique par Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, qui rapporte également de nombreux dégâts matériels. Selon lui, plusieurs sièges de partis proches de la majorité présidentielle ont été brûlés ou saccagés et divers établissements bancaires pillés. C’est lors de l’incendie du siège de la ligue des jeunes du PPRD (majorité) à Limete que deux des policiers ont été tués.

L’opposition et la société civile parlent de leur côté d’un bilan humain beaucoup plus lourd, et d’un grand nombre d’arrestations.

Manifestation annulée

Les violences ont éclaté en fin de matinée, peu avant le début de la manifestation prévue pour 13 heures. Des jeunes armés de pierres et la police antiémeute se sont affrontés à Limete, point de ralliement de la mobilisation, et quartier où se situe le siège de l’UDPS , le parti d’Étienne Tschisekedi. Très véhéments, des groupes de quelques dizaines à plusieurs centaines de jeunes ont affronté des policiers antiémeutes en lançant en français ou en lingala des « Kabila akende » (Kabila dégage !) ou « Kabila doit partir ».

Suite à ces échauffourées, « la manifestation de l’opposition a été annulée avant même d’avoir commencé », a affirmé Lambert Mende, annonçant également l’ouverture d’une enquête par le parquet.

Martin Fayulu transféré à l’hôpital

Plusieurs journalistes ont été arrêtés en marge des rassemblements, avant d’être remis en liberté. Sonia Rolley, la correspondante de RFI qui avait été interpellée en fin de matinée a fait savoir sur son compte twitter qu’elle a été libérée dans la soirée. Le député d’opposition Martin Fayulu a quant à lui annoncé son transfèrement à l’hôpital sur le réseau social. Arrêté peu après avoir blessé à la tête par un projectile plus tôt dans la journée, il avait déclaré « être mal en point » et conduit « dans les locaux des services de renseignement de la police ».
JA


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