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RDC: la Céni prévoit la convocation des électeurs en novembre 2017

Rédigé par Massene Diop le 2 Octobre 2016 à 00:34 | Lu 642 fois

Joseph Désiré Kabila, le Président de la RD Congo
Joseph Désiré Kabila, le Président de la RD Congo
 
En RDC, le dialogue politique national se poursuit. Les débats ont repris à la mi-journée entre les délégués du pouvoir et de la fraction de l'opposition représentée à ce forum. En revanche, l'abbé Donatien Nsholé, le représentant de l'Eglise catholique, la Cenco, a suspendu sa participation.
 
La plénière à huis clos a été plutôt agitée. D’abord l’abbé Donatien Nsholé a annoncé que l’Eglise catholique suspendait toujours sa participation au dialogue, notamment pour favoriser la formation d’un cadre inclusif qui permettrait de trouver un compromis avec la frange de l’opposition réfractaire aux assises. Avant sa sortie, l’abbé Nsholé a été hué par certains participants qui l’ont qualifié de porte-parole du Rassemblement, la plateforme d’associations et de partis de l’opposition qui boude les pourparlers.
 
Le point du président de la Céni, Corneille Nangaa, sur les défis à relever une fois que la révision du fichier électoral serait terminée, si tout va bien le 31 juillet 2017, a donné lieu à un autre moment d'agitation. Les défis sont nombreux. Parmi eux, préparer et voter la loi sur la répartition des sièges, convoquer l’électorat, enregistrer les candidatures, gérer les contentieux et recruter les agents qui seront déployés avec le matériel dans 136 000 bureaux de vote.
 
La Céni prévoit pour novembre 2017 la convocation du corps électoral pour la présidentielle et les législatives nationales et provinciales, sans préciser la date de la tenue du scrutin en lui-même. Trois scrutins qui doivent être couplés.
 
Cette échéance convient à la majorité, mais fait grincer des dents du côté des députés de l’opposition qui milite pour une convocation du corps électoral en septembre 2017. « Nous nous parlons du 30 septembre 2017, la Céni de novembre 2017, résume Vital Kamerhe, comodérateur de l'opposition. Je crois que pour un mois et demi, on ne va pas enterrer le Congo. Nous allons nous entendre parce que nous voulons une période la plus courte possible mais techniquement réaliste et réalisable. »
 
Pour tenter de réconcilier les vues, un groupe de travail réunissant essentiellement la majorité, l’opposition et la société civile planche sur les propositions de la Céni. Sa tâche : lever des options pour les dates des futures élections, ainsi que pour l’accord politique qui devrait mener vers la formation d’un nouveau gouvernement.
 
SOURCE RFI.FR