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RESOLUTION DE LA CRISE CASAMANCAISE : Baldé refuse de travailler seul

Le ministre des Forces armées entend mettre à contribution son réseau relationnel pour accompagner les efforts de restauration d’une paix durable en Casamance. Jamais, dit-il, il ne sera question de travailler seul dans ce dossier brûlant. Il l’a affirmé hier, à l’occasion du vote du budget de son département, qui verra une baisse de 4,5 milliards pour l’exercice 2010. Par Aly FALL


Rédigé par leral.net le Lundi 16 Novembre 2009 à 16:06 | | 3 commentaire(s)|

RESOLUTION DE LA CRISE CASAMANCAISE : Baldé refuse de travailler seul


Le député libéral et responsable politique libéral dans le Pakao a indiqué au ministre d’Etat, ministre des Forces armées la voie à suivre pour ne pas «faire fausse route» dans la résolution de la crise casamançaise. Balla Moussa Daffé a clairement fait remarquer à Abdoulaye Baldé, qu’être un «Monsieur Casamance» peut être suicidaire dans un contexte pareil, marqué par la recrudescence de la violence dans le sud du pays.
Alors qu’il s’exprimait à l’occasion du vote du budget du ministère des Forces armées, M. Daffé a invité M. Baldé à refuser un tel sacerdoce, tout en lui demandant de s’entourer de tous les Sénégalais pour résoudre ce problème.
Cette brèche ouverte par Balla Moussa Daffé a permis à tous les députés, pratiquement, d’abonder dans le même sens. «Monsieur le ministre d’Etat, il faut impliquer tous les Sénégalais dans ce conflit, si vous voulez réussir cette mission», fut la litanie qui revenait dans les interminables discours. Et cette invite, semble-t-il, n’est pas entrée dans l’oreille d’un sourd.
Au moment de répondre aux multiples préoccupations des députés, le ministre des Forces armées a, plusieurs fois, pris la balle au rebond de ces derniers, pour shooter dans le même panier. Abdoulaye Baldé a effectivement émis son souhait d’être accompagné par l’ensemble des Sénégalais pour pouvoir…résoudre ce problème. Sans pour autant entrer dans le fond du dossier, il s’est juste limité à appeler au soutien et surtout à cultiver la discrétion dans les actions, pour aboutir à des résultats positifs. C’est clair, à ce propos, que le maire de Ziguinchor veut changer de méthodes d’approche dans la résolution de ce conflit. Dans certaines de ses réponses, il a laissé entendre que la tâche est loin d’être facile, contrairement à ce qu’ont voulu lui faire croire certains députés.
Sur les mesures à prendre pour sécuriser certains axes routiers du sud du pays, M. Baldé a donné des garanties sur la massification des troupes. Il a ainsi épousé le souhait de ses commissaires qui, lors d’une réunion de commission avec les députés, avaient estimé que le maillage sécuritaire du territoire devrait être davantage renforcé par une dotation conséquente en avions et en hélicoptères en guise d’appui aux unités terrestres.
Subsidiairement, le ministre des Forces armées a favorablement répondu à certains députés qui lui posaient l’équation de l’insuffisance des brigades de Gendarmerie dans certaines zones reculées du pays. Il a ainsi cité pas moins de 20 localités comme Thionck-Essyl, qui vont être dotées de brigade de Gendarmerie. D’ailleurs, précise-t-il, toutes ces brigades sont en chantier et seront livrées incessamment. Une réponse qui a plu aux députés originaires de la région sud qui, de toutes les façons, n’en demandaient pas plus. Mais ouvrir une brigade de Gendarmerie est une chose, la doter de personnels suffisants et de moyens logistiques adaptés en est une autre. Sur ce plan, Abdoulaye Baldé a donné des garanties pour relever ce défi.
Pour ce qui concerne la lutte contre les braquages, les vols d’animaux et la criminalité transfrontalière, le ministre des Forces armées a également rejoint ses commissaires dans leur désir de voir la sécurité renforcée au niveau des lignes transfrontalières, comme Kidira, Bignona, Bounkiling, Diouloulou ou encore Podor ou Mallem-Hoddar.
Toujours sur ce chapitre de protection intra-muros, les députés de la majorité n’ont pas raté leur collègue de l’opposition parlementaire, Imam Mbaye Niang, qui en commission, avait émis l’idée de la construction d’un mur de séparation avec les pays frontaliers pour «neutraliser les velléités d’infiltration». Le Sénégal n’a pas besoin de ce mur de «la honte», au moment où les chefs d’Etat travaillent pour l’intégration africaine, lui ont violemment répondu Doudou Wade et Abdoulaye Babou, en son absence. Même le ministre des Forces armées a écarté cette hypothèse, arguant qu’on ne peut pas permettre ce mur dans un pays comme le Sénégal et à la tête duquel, se trouve un certain Abdoulaye Wade. Pour M. Baldé, ce serait tout simplement une aberration.
Par ailleurs, Abdoulaye Baldé a évoqué l’incident survenu récemment dans les relations entre la Guinée-Bissau et le Sénégal, après que ses commissaires en ont fait cas, appuyés en cela par certains députés. Il s’agit pour lui d’un «incident démesurément rapporté». C’est juste «un problème mineur localisé entre les bornes 182 et 184 de la frontière, plus précisément en face de Kabrousse». Un ancien ministre des Finances de la Guinée-Bissau s’était engagé à y ériger un complexe hôtelier, mais rassure M. Baldé, le Sénégal a pu obtenir gain de cause en brandissant des cartes géographiques qui attestent clairement de sa possession de cette zone.
Aussi, le ministre des Forces armées a-t-il donné des garanties sur la réhabilitation du camp de Thiaroye, mais aussi sur la réintégration de 80 % des 99 filles gendarmes dans d’autres départements à la fin de leur contrat, le 31 décembre prochain. Seules les 20 % vont rester à la disposition de la Gen-darmerie nationale.
alyfall@lequotidien.sn



1.Posté par Abd le 16/11/2009 18:57 | Alerter
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...Vols de bétail...pour l'Aid el Kebir....4 moutons sur 5 à la vente sont des moutons volés....

2.Posté par kibou le 16/11/2009 19:02 | Alerter
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""il faut impliquer tous les Sénégalais dans ce conflit"""
Tous les Sénégalais pour faire la guerre.....
Ce n'est pas plutôt pour œuvrer pour la paix qu'il faut impliquer tous les Sénégalais.

3.Posté par ASSANE le 17/11/2009 13:29 | Alerter
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Personnellement il est imperatif d'aquerir de moyens aeriens tel que avions d'observation ou de reconnaissance et des helicopteres d'assaut et le tour est joue; les forces terrestres seront appuyees pendant les operations au sol et contraindronts les rebelles au dialogue definitif ; je deplore la baisse du budget de la defence compte tenu de la situation actuelle qui prevaut dans le sud du pays. N'oubliez- pas aussi le renseignement c'est le moteur de la guerre.

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