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RUGBY : GUEDEL NDIAYE «Des écoles de rugby partout au Sénégal»

Après plusieurs succès internationaux, et en déplacement à Bamako pour le compte d’un match amical international, le XV sénégalais a pris le dessus sur son homologue malien. La rencontre qui s’est déroulée le samedi 27 juin 2009 sur la pelouse de l’école militaire a été conclue sur un score de 22 à 3. Mais l’occasion se présente pour nos lecteurs, de découvrir la vitalité du ce sport chez nous, par un entretien avec le président de la Fédération Et si on vous demandait de nous dresser un bilan d’étape du parcours ? -Je dirais simplement que le rugby sénégalais est en bonne santé.


Rédigé par leral.net le Samedi 18 Juillet 2009 à 14:35 | | 0 commentaire(s)|

RUGBY : GUEDEL NDIAYE «Des écoles de rugby partout au Sénégal»
Nous sommes persuadés d’être sur la bonne voie. Les énormes efforts que nous avons consentis depuis les années 2003, 2004, commencent à porter leurs fruits. Nous avons actuellement plus de 10 équipes dans le championnat national ; qui se livrent régulièrement des matche. Nous avons 1200 à 1300 gosses dans les quartiers qui s’adonnent à ce sport . Aussi bien au niveau de Dakar que dans la périphérie. Comprenez Pikine, Yembeul, les Parcelles Assainies….Il y a un réel engouement de la jeunesse et des parents, et nous avons fait une percée au niveau des sénégalais qui ne savaient rien de ce sport. Parce que notre stratégie, c’est de mettre l’accent sur la multiplication des clubs. Comment vous y prenez vous ? Comment pouvez détecter des talents auprès des jeunes, si ceux-ci ne pratiquent pas, ou préfèrent d’autres activités sportives comme le foot, le basket ou la lutte ? Nous misons d’abord sur les personnes ressources aguerries, les futurs dirigeants des clubs que nous mettons en place. . En général, ce sont des bonnes volontés, des bénévoles. C’est seulement quand nous les avons, que nous nous intéressons aux équipes ; que nous cherchons des joueurs que nous polarisons autour de ces personnes cibles. C’est un travail fastidieux. Cela prend beaucoup de temps, mais c’est un moyen nécessaire pour être performant. Cela se fait de maison en maison, de concession en concession, de quartier en quartier. Notre slogan, c’est servir le sport, et non se servir du sport. Pour cela nous consentons beaucoup de sacrifices. Mais nous croyons que nous sommes en train d’être payés en retour. Oui, mais techniquement, comment cela se passe ? D’abord, nous favorisons les petites catégories. En fait, ce sont de véritables écoles de rugby destinées à tous les enfants. Ca se passe dans les quartiers, un peu partout. Elles accueillent tous les gosses. Ce sont des foyers de jeunes qui acceptent de recevoir des enfants et de leur apprendre à jouer au ballon ovale. Mais nous nous ne contentons pas seulement de leur faire aimer le rugby. Compte tenu de l’environnement, nous leur accordons également notre soutien. Par exemple, pour les élèves et leurs éducateurs, c’est un soutien scolaire. Il faut aussi savoir que ces « maisons »ouvertes aux jeunes sont très fonctionnelles, avec des salles de jeux, d’autres de téléfilms, vidéos, télés abonnées aux grandes chaines aux écrans en plasma. Etc. Sans compter tous les accessoires utiles qui peuvent contribuer à l’épanouissement de l’enfant, en même temps qu’on lui apprend à jouer au rugby. Ces maisons là, nous en avons étrennées quelques unes, et actuellement, nous sommes en train d’en installer une dans la zone de Yeumbeul, où nous avons ciblé une trentaine de jeunes. Ils feront des stages, , et les meilleurs d’entre eux, auront la possibilité d’effectuer un stage de deux ans, à l’issue duquel ils seront appelés à être répartis dans les différents clubs du Sénégal qu’ils enrichiront de sang neuf. L’expérience des écoles de rugby, descendra t’-elle dans les autres villes du Sénégal ? Naturellement. D’ailleurs, en même temps que Dakar, des villes de l’intérieur comme Saint Louis et la Somone, la vivent pleinement. A la Somone, par exemple, avec l’aide de quelques hôteliers dont « Formica qui est très efficace, et des retraités qui ont eu à pratiquer le rugby quand ils étaient jeunes, une école est en train d’être montée. Où trouvez- vous vos formateurs, dans un pays où l’on parle plus volontiers de El Hadj Diouf et de Yékini ? Je vous rassure. Nous avons les compétences nécessaires. Grâce à nos amis, particulièrement nos amis français, nous parvenons à organiser régulièrement des stages de formation des formateurs. Nous bénéficions de sympathies. Particulièrement auprès des militaires français basés à Dakar, et des différents corps d’armées sénégalais qui nous apportent leur aide. Il y a aussi de bonnes volontés qui nous accompagnent dans ce gigantesque travail. . Les filles, sont elles prises en compte, dans vos projets ? Pour sûr. Nos petites catégories sont mixtes. Elles comprennent aussi des filles de douze, treize ans, , voire plus. Il y en a d’autres , plus âgées, qui viennent d’elles mêmes. Il faut que les gens viennent voir ce que nous faisons. Tout est question de travail et de méthode. Au Sénégal, nous avons commencé à jouer au rugby en 1983. En 1985 déjà, nous étions capables de bâtir une équipe de dimension africaine qui ne faisait aucun complexe. Nous avons plusieurs fois croisé le fer avec des monstres du rugby africain, comme Le Nigeria, le Malawi…Et au jour d’hui, nos parcourons le continent à chaque Coupe d’Afrique. Donc, il faut y croire et travailler. C’est le seul secret. Est-ce que le Ministère des Sports vous aide ? Avec la modestie des moyens, il fait comme il peut. Toutefois, je déplore que toutes les attentions, n’aillent qu’au foot. Particulièrement, à l’Equipe Nationale. Je n’ai rien contre le foot, je suis amateur comme tout le monde. Mais je suis persuadé que les autres disciplines peuvent valoir des motifs de satisfaction.






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