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Rapatriement de Sénégalais d’Espagne: Et si la plupart de ces « modou-modou » étaient des caïds ?

Plus d’une centaine de nos compatriotes vivant en situation irrégulière en Espagne sont en passe d’être rapatriés à Dakar. Une nouvelle qui a poussé certaines organisations de défense des droits de l’homme ayant pignon à « Sandaga » à reprendre du service !


Rédigé par leral.net le Dimanche 25 Mai 2014 à 11:21 | | 5 commentaire(s)|

Rapatriement de Sénégalais d’Espagne: Et si la plupart de ces « modou-modou » étaient des caïds ?
Comme toujours et de tout temps, nos activistes, à l’image de mauvais maîtres nageurs, plongent dans une piscine dont ils ignorent la profondeur pour tenter de sauver des noyés désespérés. Dans le cas d’espèce, il pour la plupart s’agit d’émigrés socialement désespérés échoués en Espagne, et plus précisément à Barcelone où ils ont réussi à exporter toutes nos mauvaises habitudes et autres comportements délictueux : le vol à l’arrachée, le laxisme, le « yamba », le « guinz », les agressions, la filouterie, la saleté, l’incivisme, l’usurpation d’identité etc.

Dans tous les pays du monde, il y a, certes, de la délinquance urbaine, du petit et grand banditismes tirant leur origine de la précarité et de la pauvreté. De l’oisiveté aussi. Mais les scènes de délinquance que nous avons vues de près et aperçues de loin en milieu « modou-modou » lors de notre dernier séjour à Barcelone, qui remonte à deux ans, sont purement exportées du Sénégal ! Des scènes de la honte que nous allons vous raconter et qui sont bien de chez nous. Des scènes qui, surtout, justifient cette mesure du gouvernement espagnol visant à rapatrier certains Sénégalais en situation irrégulière sur le territoire ibérique.

Tenez ! Il y a deux ans, donc, au cours de l’automne 2012, nous étions dans la commune de Lérida, située à quelque 150 kilomètres du centre- ville de Barcelone. Il s’agit d’une grande commune touristique et résidentielle aux belles villas de campagne jalonnant les routes et autoroutes qui serpentent les montagnes de Catalogne. Lérida, cette belle et vaste commune de 200.000 habitants, nous renvoie à Malika (Dakar) puisque derrières les villas coquettes et les montagnes, on trouve des décharges d’ordures ménagères : une sorte de « Mbeubeuss » espagnol mais en plus propre !

L’endroit regorge aussi d’autres centres de recyclage automobiles dits « casses » pour voitures usées ou accidentées. Dans ces sites sauvages situés à la périphérie de la petite ville, s’activent des groupes d’Africains noirs dont la majorité sont des Sénégalais. Des Sénégalais bon teint qui errent dans les ordures comme des animaux. En fait si ces « boudjoumanes » d’Europe tiraient leurs revenus quotidiens du recyclage des ordures, il n’y aurait rien à redire du fait de la crise de l’emploi qui sévit sur le Vieux continent.

Hélas, cet environnement hostile ne constitue malheureusement qu’un lieu de repli pour tout ce que la ville de Lérida compte comme « modou-modous » drogués et alcooliques. Dès qu’ils nous ont aperçus, nous leurs semblables de « Nègres », ils ont fait mine de se braquer pour parer à toute éventualité d’agressions. Comme si nous avions des intentions hostiles ! En les observant de près, tous les « modous » qui s’activaient dans ce lieu interlope présentaient un visage bouffi par l’alcool et la drogue comme l’attestent leurs « compagnons » de canettes de bière.

Un milieu tantôt bruyant, tantôt silencieux où les uns peinent à tenir sur leurs pauvres jambes chancelantes, les autres s’affalant sur des carcasses de véhicules. Se présentant à nous, l’un d’eux braille d’une voix éraillée par l’alcool pour nous interroger sur les raisons de notre présence en cet endroit qui, visiblement, constitue leur chasse gardée. « Qu’est-ce vous faites là ? On ne vous connaît pas… Vous êtes Sénégalais, de Rufisque « Teunguedj ?… Moi, je suis de « Teunguedj… » décline-t-il.

Effectivement, la loque humaine est originaire de Rufisque. Recoupement fait après, nous avions affaire à un groupe de compatriotes dont la plupart sont originaires de Rufisque, Thiaroye-sur-mer, Mbao et Ngor. « Nous sommes tous venus en pirogue ! Et on mène notre vie… on mange, on vole, on boit… et on fume du « yamba » ! » s’emporte un autre qui pue l’alcool à mille lieues. Pire que l’alcool, les individus hagards qui nous entouraient étaient tous sous l’emprise du « guinz » c’est-à-dire du diluant cellulosique qu’ils inhalaient.

Pendant ce temps, à quelques mètres de l’endroit où nous nous trouvions, mes guides et moi, d’autres clochards sénégalais improvisaient des chants et des cris rythmés de claquements de mains attirant l’attention des rares automobilistes qui empruntent la route passant en bordure de ces décharges sauvages. Un spectacle auquel les paisibles résidents sont habitués, eux qui, de loin, surplombent le site où vit une faune de « Nègres » à partir des balcons et baies vitrées des nombreux immeubles de la ville.

Face à ce phénomène qui ternit l’image du pays de la Téranga, la plupart des honorables « modou-modous » interrogés au sein de la petite communauté sénégalaise de Lérida, nous ont expliqué avec force détails et beaucoup de gêne que pratiquement tous les cambriolages, agressions et vols de scooters sont signés par cette bande de « cayucos » (émigrants clandestins venus par les pirogues). Pire, ils tiennent des réseaux de trafic de drogue en compagnie des Nigérians.

« Malgré les nombreuses descentes de la police dans cette zone où ils s’activent la journée, ils ne sont jamais inquiétés ! Ici, la police respecte beaucoup les droits de l’homme et la liberté et la vie privée des gens… En Espagne, comme ailleurs en Europe du reste, la police n’arrête que ceux qui commettent des délits ou crimes graves à savoir des meurtres ou trafics de drogue. Mêmes les gens qui commettent de petits larcins ou vols sans violence peuvent être relâchés ! Car, les policiers les considèrent souvent comme des malades mentaux ou affamés… » nous avait expliqué un certain Raymond Gomis, originaire de la Casamance, lors de notre passage à Lérida.

Le désordre, le tapage et le bavardage qu’installent certains types de « modou-modous » dans les trains, bus et métros jusqu’à perturber la tranquillité des passagers font la honte de l’Afrique noire et du Maghreb.

Pourtant, malgré cette pagaille à l’africaine, des pays européens comme l’Espagne répugnent à recourir aux rapatriements de masse. D’une manière générale, l’Europe est une véritable terre d’asile et d’accueil pour migrants noirs malgré quelques cas de racisme voilés ou isolés. Ces pays sont en tout cas plus tolérants envers nos compatriotes que certains Etats africains comme le Gabon, la Guinée-équatoriale, la Mauritanie, la Gambie etc. où des ressortissants de pays voisins pourtant sont chassés comme des malpropres.

Malgré la criminalité étrangère et le développement de réseaux mafieux africains, l’Europe reste et demeure toujours un continent hospitalier voire une destination privilégiée où il fait bon vivre et travailler. Et nous sommes convaincus que l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, le Koweït, l’Inde ou le Pakistan n’auraient jamais accepté sur leur territoire les agissements de cette bande sénégalaise de Lérida dont les membres se distinguent par la drogue, l’alcool et le vol.

C’est sans doute parce que l’Espagne, du fait qu’elle est géographiquement le pays européen le plus proche des côtes africaines — avec l’Italie à travers l’ile de Lampedusa — qu’elle est devenue une terre d’immigration par excellence et d'accueil par tolérance. C’est ce qui explique aussi qu’elle soit autant confrontée au problème de l'immigration illégale. Encore une fois, si l’Espagne constitue une grande destination pour « Nègres » subsahariens et pour « Arabes » d’Afrique du Nord, c’est parce qu’elle est la « porte d'entrée » de l'Europe.

Des Africains qui, à bord de milliers de pirogues, défoncent cette « porte » avec beaucoup d’audace et d’autorité pour s’y inviter par effraction. Répétons-le : il convient de saluer la tolérance — impuissante sans doute — des autorités espagnoles ainsi que leur fibre humanitaire face au drame de l ‘émigration clandestine. Car sous d’autres cieux, au-delà des Etats de l’espace Schengen, et dans des pays comme Israël, la Chine, l’Egypte, la Roumanie, l’Afrique du Sud… nul doute que la police ou l’armée locale aurait ouvert le feu sur ces foules de noirs « envahisseurs ». Et les migrants clandestins les plus chanceux, dans ces pays hostiles à toute forme d’immigration, allaient souffrir dans des prisons à la « camp Boiro » au point qu’ils auraient préféré être expulsés les poings liés plutôt que de mourir en détention.

Aujourd’hui que le gouvernement espagnol dit vouloir rapatrier des Sénégalais en situation irrégulière, tout le monde crie aux charters de la honte ! Il existe, il est vrai, des phénomènes de « xénophobie » qui surgissent dans des contextes électoraux, mais il convient de ne pas trop exagérer ! Car l’Espagne, la belle Espagne, n’a pas été bâtie pour abriter des voyous ou des délinquants étrangers venus du continent des coups d’Etat permanents, des charniers et des bureaux de vote dévalisés.

Des pays à Ebola aussi. Et si la plupart de ces « modous-modous » en passe d’être expulsés d’Espagne étaient des caïds ? La réponse se trouve dans cette commune de Lérida où des « modous-modous » s’activent dans toutes formes d’activités criminelles. Et nous sommes persuadés que, dans le lot des futurs rapatriés d’Espagne, on trouve des voyous de Lérida c’est-à-dire des gens en perdition dont aucun pays africain ne voudrait pas ! Il convient donc de raison garder et de ne s’indigner qu’à bon escient…

LE TEMOIN






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