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Réappropriation du littoral : L’exemple du Président qui a renoncé à son terrain doit inspirer les autres, selon Atépa

Pour éviter que les bâtisses pilulent tout au long de la Corniche, le président d’honneur de la Plateforme pour l’environnement et la réappropriation du littoral (Perl) invite les propriétaires de terrains dans la zone à s’inspirer du Président Macky Sall qui a renoncé au sien. Toutefois, Libération renseigne que Pierre Goudiaby Atépa a constaté que les choses n’ont pas évolué.


Rédigé par leral.net le Vendredi 12 Juin 2015 à 11:13 | | 7 commentaire(s)|

Réappropriation du littoral : L’exemple du Président qui a renoncé à son terrain doit inspirer les autres, selon Atépa
Si l’on n’y prend garde, la vue de la mer, à hauteur de la Corniche Ouest, risque d’être hypothéquée par les constructions. Face à presse hier, à la Place du Souvenir, le président d’honneur de la Perl a invité les propriétaires à s’inspirer du chef de l’Etat. "Si le Président Macky Sall a renoncé publiquement à un terrain sur le littoral, il doit pousser ses pairs, voire les obliger, à faire de même. Son acte est noble et voulait inciter les populations à faire un acte de citoyenneté en faisant de ces côtes un bien pour tous. Le Président Macky Sall était sincère en prenant une telle décision, il s’est déplacé lui-même pour détruire le « mur de la honte » et a fait de sorte que les terres, prises par l’hôtel « Terrou Bi », soient restituées mais, depuis ces actes, les lignes n’ont pas bougé", constate Pierre Goudiaby Atépa. L'architecte de renommée d'ajouter : « Aujourd’hui, c’est une façon de lui rappeler ses promesses et le pousser à prendre des décisions par rapport à cette restitution ». Car, pour Atépa, ceux qui construisent sur les routes et autres trottoirs ne sont pas les véritables fauteurs de troubles d’autant qu’ils brandissent tout le temps une autorisation de construire, des papiers légaux. Seulement, dit-il, « quand on a fait du vrai sur du faux, on finit souvent par ne se retrouver qu’avec du faux ». Autrement dit, ceux qui délivrent ces autorisations de construire sont les plus grands faussaires. C’est pourquoi la population doit mener ce combat pour reprendre ce qui revient de droit ». « L’Etat n’attend qu’une chose, que les populations réclament leur due pour qu’il prenne une décision en faveur du peuple », conclut-il.

Pour sa part, le président de la Plateforme pour l’environnement et la réappropriation du littoral (Perl) a encore une fois sonné l’alerte. "Notre pays n’a pas besoin d’être soutenu, il lui suffit de reconnaître la valeur de ce qu’il a entre les mains. Notre littoral peut avoir la valeur du Central Park de Paris. Aujourd’hui, les constructions effectuées sur la corniche nous cachent la mer et sont orchestrées par des personnes qui ne sont imbues que par leurs propres intérêts", s’est indigné Papa Moctar Bâ. Selon lui, les positions et les postures et les postures que prennent ces derniers entravent, sans raison, l’épanouissement de tous les citoyens. Alors que, poursuit-il, la privation de fait des plages, ajoutée aux modifications des équilibres naturels par la construction de digues avec tous les effets négatifs sur la pêche et les autres activités séculaires des peuples de l’eau, est une équation. « Les conséquences sont énormes. Le long de la mer sert de lieu de sport de nos jeunes qui, en plus de pratiquer leurs hobbies, gagnent en matière de santé en respirant cet air pur émanant de ce vent marin qui balaie la pollution et chasse les moustiques et autres insectes.






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