Recours aux méthodes de contraception: confessions intimes de jeunes filles


Rédigé par leral.net le Mercredi 16 Août 2017 à 11:37 | | 0 commentaire(s)|

Recours aux méthodes de contraception: confessions intimes de jeunes filles
La sexualité précoce est de plus en plus fréquente chez les moins de 18 ans. Elles prennent d’assaut les centres de santé, les centres-conseil pour adolescents, pour se faire prescrire des méthodes de contraception, afin d'éviter de tomber enceinte.

Ces mineures mènent une vie sexuelle très active, à l'insu de leurs parents. C’est le cas de cette jeune fille croisée dans un quartier populaire de la banlieue, qui se confie sous le couvert de l'anonymat. Ndeye, appelons-la ainsi, âgée de 16 ans, est élève dans un lycée de la place.

Elle se confesse: «je ne suis pas la seule à utiliser les pilules. Dans nos établissements, des filles qui font de la contraception sont nombreuses. Elles entretiennent des relations sexuelles avec leurs petits copains. Pour moi, utiliser les pilules est mieux que de contracter une grossesse et être la risée de toute la famille ».
Pourtant, cette fille sait bien que la pratique du planning familial par les filles de son âge, les expose à toutes sortes de dérives. "Bon, ce n’est plus le débat, puisque c'est déjà fait. Mais ma mère ne sait pas que j'ai fait la contraception; ce sont mes copines de classe qui me l'ont conseillée. Et chaque trois mois, je fais une piqûre", dit-elle.

Cette jeune élève semble mieux lotie que Ndèye. Agée à peine de 16 ans et demi, la jeune fille narre son histoire : « c’est ma grande sœur qui m’a imposée la méthode du dispo (piqure). Ma mère savait que j’ai perdu ma virginité au village, elle m’a envoyée chez ma grande sœur, aux Parcelles assainies. Elle aussi, pour prendre ses précautions, m’a conseillé de faire le planning que j’ai accepté ».

Pour Fatou Timéra, 17 ans, élève dans un lycée de la place, l’utilisation des méthodes contraceptives chez les jeunes filles de son âge, n’est plus une exception. « Il faut que vous arrêtiez de voir le mal partout. Ce que vous dénoncez, c’est ce que vous faites. Heureusement que ce n’est pas l’homme qui tombe enceinte, sinon le Sénégal serait à 40 millions d’habitants », dit-elle, frustrée d’être interpellée sur un tel sujet.

Selon elle, « si on utilise ces méthodes de contraception, c’est pour échapper à la honte ».

« Moi, j’ai décidé de prendre mes précautions jusqu’au mariage », a lancé cette jeune fille qui habite à Sicap-Liberté.



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